Le blog de Homo palmus

Après le repas, le vent souffle toujours fort. Nous passons à la capitainerie pour consulter la météo. Il est annoncé force 10-11 pour le lendemain. Nous récupérons les blocs gonflés et nous partons encore plus au sud que le matin : direction Banyuls. Nous nous arrêtons juste avant la plage des Elmes.


A part les mouettes, la plage est déserte.


Ça ne se voit pas sur les images, mais au loin la mer est blanche et les embruns soulevés sont assez denses pour créer un arc-en-ciel au-dessus des vagues. La plongée se fera à l’abri du vent, le long des roches.


Nous constatons rapidement que la visi est beaucoup plus mauvaise que le matin. Même à l’abri, nous ressentons au fond les mouvements de la houle.


Nous scrutons les rochers à la recherche de la petite bête, comme d’habitude. De toute façon, même s’il en passait une très grosse à quelques mètres, nous ne la verrions pas. Pour la voir, il faudrait qu’elle soit très grosse et trop près, ce qui serait gênant : impossible à prendre en photo !
Ici aussi, il y a des élysies (Elysia timida) à petits points.


Ici également, les ophiures noires (Ophiocomina nigra) prolifèrent.


Une femelle tripterygion (Tripterygion delaisi) prend la pose pour François. Elle a l’amabilité de rester pour moi aussi.


Une holothurie à pointes blanches (Holothuria polii) est posée à côté d’un de ses proches parents échinodermes plus piquant.


Des histoires de membres d’une même grande famille qui piquent, c’est ce que l’on trouve chez les cnidaires. Il y le cérianthe (Cerianthus membranaceus) qui fabrique un tube muqueux planté dans le substrat.


Plus petite (environ 2 cm), mais construite en dur, la dent de cochon (Balanophyllia europaea) est un madrépore solitaire


Plus élancée, la gorgone orange (Lophogorgia ceratophyta) se reconnaît à sa finesse et à ses ramifications droites.


Et bien sûr, il y a l’anémone verte (Anemonia sulcata), très urticante, sauf pour quelques habitués comme le petit crabe des anémones (Inachus phalangium) qui se cache ici à l’ombre des tentacules.


Tous ces cnidaires sont armés pour harponner ce qui vient se frotter.
Dans ce monde impitoyable, d’autres prédateurs rodent. J’ai déjà présenté la tritonia rayée (Tritonia striata) (voir Nudibranches (9) ), minuscule nudibranche qui se nourrirait de polypes de cnidaires.


Plus grosse et mal cachée sous sa coquille en forme de bouclier encroûté, cette tylodine jaune (Tylodina perversa) est prise en flagrant délit de grignotage d’éponge jaune (Verongia aerophoba) (voir Nudibranches ? (4) ).



L’eau ne s’est pas réchauffée depuis le matin et il commence à se faire tard. Après 67 minutes, nous émergeons sur la plage toujours déserte. Au loin, la mer est peut-être encore plus blanche.
Mar 17 fév 2009 5 commentaires
Bravo pour ces très belles photos ! Tu as fait un très bel article sur cette plongée qui s'est déroulée dans le brouillard... ça restera un très bon souvenir. Je ne rappelle plus combien de fois on s'est perdu de vue sous l'eau, puis retrouvé...
Francois - le 17/02/2009 à 10h51
Merci ! Ca reste aussi un bon souvenir pour moi, malgre ce brouillard ! On a du se perdre a peu pres toutes les 2 photos, soit un nombre record de fois, a mon avis, en une heure !
Homo palmus
ça y est, nous avons nous aussi fait nos premières bulles de 2009. Comme il y avait des baptème à la piscine lundi, à la fin, nous avonos piqué les bloc et avons fait nos premières bulles, parametres: 2 minutes à 2 metres en autonomie toutes les deux et sans palier... Avec les nouveau octopus... Non ça comùpte pas, on peut pas avoir un tampon dans le carnet pour celle-là ?! :-(
Sabrina - le 18/02/2009 à 10h38
Qu"avez-vous pu observer comme faune sous-marine ?
J'espere que vous avez suivi les BPR (bonnes pratiques de la remontee) : vitesse controlee 10m/min, parachute bien largue, palier de securite, tour d'horizon, passage tres lent entre le dernier palier et la surface, bon signalement en surface jusqu'à la sortie...
Homo palmus
En fait, nous n'avions pas nos parachutes, on a fait sans, exceptionnellement parce que l'eau était claire... Pour la vitesse de remonté, on a du la respecter les bulles étaient à la surface avant nous... Pour le signalement à la surface, oui, i y avait claire qui attendait pour remettre les bouteilles dans le coffre de la voiture de Thomas pour les ranger, j'ai bien dis que c'était à la fin de la séance, tout le monde était déjà à la douche sauf nous...
Sabrina - le 18/02/2009 à 18h11
Vous n'aviez pas besoin de vous desaler, donc la douche... ;-)
Heureusement que les bulles etaient en surface avant vous !!! Il faudra etre tres attentif a cela dans quelques semaines... Parce que je ne veux pas n'avoir que des bulles sur mes photos ! :D
Homo palmus
Bonjour, Superbes photos, qu'est-ce-que j'aimerai enfiler une combi et descendre avec vous, il y a tellement longtemps que je n'ai pas plongé, mon père m'a appris cette passion j'ai habité port-vendres d'où nous sommes originaires, merci pour les yeux ça fait du bien, amitiés florence
petit filope - le 18/02/2009 à 18h22
Merci, ca fait plaisir. C'est gentil de laisser un mot pour le dire. Si ce que je souhaite partager en ligne peut plaire, alors l'objectif principal est atteint.
Bien sur, c'est un peu tot dans la saison, a moins d'etre bien equipe et en manque de bulles. Mais il faut venir nous rejoindre !
Homo palmus
Ah oui je me rappelle de cette plage ou cette crique, j'étais gamine, dis moi si je trompe: est-ce par là que ce trouve "peyrefitte"? On y allait souvent, ou bien c'est à Cerbère je me souviens plus, en tout cas de très jolies photos 67 minutes c'est long, mmais ça vaut le coup d'oeil ! bien à toi, flo, et merci pour tes commentaires,
petit filope - le 20/02/2009 à 22h50
Peyrefite est effectivement proche de cerbere, là où a ete installe le sentier sous-marin. La petite plage dont je parlais se trouve au niveau du centre de reeducation, a l'entree nord de banyuls.
Si on tient compte de la temperature, 67 minutes ca peut sembler long. Mais nous sommes equipes et surtout, tres motives !
Merci a toi pour tes histoires qui ressemblent pas mal a des souvenirs enfouis tres loin dans ma memoire.
Homo palmus