Images Aléatoires

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Egypte

Dimanche 10 janvier 2010 7 10 /01 /2010 12:54

C’est l’hiver et la météo est bien de saison. Les fêtes sont passées, alors commence cette longue période qui s’étirera jusqu’aux beaux jours. Voici donc une vidéo d’ambiance pour ceux qui pourraient ressentir un petit coup de déprime subaquatique et qui n’ont pas la chance de partir dans des eaux chaudes et claires.

 

 

 

Par Homo palmus - Publié dans : Egypte
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Samedi 20 juin 2009 6 20 /06 /2009 18:53

Comme annoncé il y a quelques temps, un album photo a été mis en ligne. Il rassemble un peu plus de 180 images de la semaine passée dans les eaux tièdes et claires qui bordent le Sinai.
Pour le moment, c'est le Solenostomus paradoxus qui est en couverture de l'album. Chaque visiteur peut choisir son image favorite et l'indiquer en commentaire. L'image qui aura le plus de succès sera affichée.
Par Homo palmus - Publié dans : Egypte
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Jeudi 4 juin 2009 4 04 /06 /2009 22:51

Plutôt que de raconter le voyage jour par jour, immersion par immersion, j’ai choisi seulement 2 images de chaque plongée pour chaque site visité durant la semaine. Les lecteurs désireux de connaître le récit du séjour peuvent feuilleter les pages du carnet de voyage de la judokate palmée commençant ici link.
 
Tretboot
25 m, 52 min. Nous n’avons pas vu de pédalo.


Abu Talha
34 m, 50 min. Pas le moindre arbre à des centaines de mètres à la ronde.


Swiss Inn House Reef
13 m, 60 min. Swiss, mais pas propre, clair et net pour autant.


Oasis House Reef
23 m, 68 min. Ni palmeraie, ni eau douce.


Canyon
30 m, 56 min. Au fond s’écoule le flot des poissons hachettes.


Islands
16 m, 62 min. Labyrinthe de massifs coralliens où se cachent les bécunes.


Blue Hole
29 m, 50 min et 45m, 50 min. Un trou, c’est du rien avec quelque chose autour. L’extérieur de ce rien est plus beau que l’intérieur (pourtant bleu).


Coral Garden
19 m, 60 min. Pourquoi ? Ce n’était pas déjà des coraux partout ailleurs ?


Lighthouse
13 m, 43 min. Plongée de nuit à l’ombre d’un phare qui brille par son absence.


Um Sid
30 m, 50 min. Anguilles de jardin et poisson fantôme.


Golden Blocks
28 m, 61 min. Pas vu de caillou doré.


Gabr el Bint nord
29 m, 52 min. Il était un petit navire…


Gabr el Bint « la forêt »
39 m, 50 min. Pas de vent dans les branchages.



Un album regroupant les photos de l’ensemble du voyage sera bientôt mis en ligne.

Par Homo palmus - Publié dans : Egypte
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Mardi 2 juin 2009 2 02 /06 /2009 22:08
Les plongées à Dahab se font du bord, sauf si l’envie prend aux plongeurs d’aller voir un peu plus loin, là où les routes ne vont pas, ou parce qu’ils n’ont pas envie de passer une journée à dos de dromadaire suivie de 2 semaines de soins pour érythèmes fessiers douloureux. Dans ce cas, la solution est toute prête et proposée par les clubs (hors forfait, avec un modeste supplément…) : la sortie en bateau, comme elle se pratique ailleurs sur la côte égyptienne. Selon le montant du forfait que les plongeurs sont prêts à accepter, il est possible d’aller à Ras Mohammed, sur les roches du détroit de Tyran ou même jusqu’au Thistlegorn. Nous avons opté pour la proposition la plus proche (du reste la moins onéreuse), le site de Gabr el Bint.
Le trajet du club au « port » est très rapide.


L’accès au quai est contrôlé : chaque touriste plongeur doit ouvrir son sac, pour la forme. On ne sait jamais… Depuis le premier de mes 4 séjours en Egypte, j’ai toujours vu les nombreux check points, la présence des forces de l’ordre dont on ne sait pas bien si c’est l’armée ou une police, ces gens en armes postés partout, cette police de protection des touristes… Quelques mois avant ma première visite a eu lieu l’attentat de Louxor. Depuis, il y a eu notamment celui de Sharm et celui du Caire dernièrement. Cette présence apparaît plus folklorique qu’efficace dans un pays où les touristes représentent la survie économique d’une partie très importante de la population, mais que des barbares lâches tentent de manipuler. Il semble d’ailleurs qu’ils y parviennent, malgré les discours rassurants d’un gouvernement peu démocratique.
La proue du bateau au mouillage pointe dans la direction du site, à un peu plus d’une heure de navigation, aux pieds des montagnes d’un désert qui se jette dans la mer, sans transition.


L’organisation à bord ainsi que les événements de la journée ont été racontés par Sabrina ici link. Les deux plongées se feront de part et d’autre d’une petite pointe, le bateau restant au mouillage.
Première immersion.
Nous longeons un récif en très bon état, très vivant, bien colonisé. La différence avec plusieurs autres que nous avons visités au cours de la semaine est très nette. Eloignement des facteurs anthropiques ? Moindre fréquentation ? Action des courants locaux ? Les raisons sont probablement multiples.
La première partie de la plongée se fait le long du tombant sur lequel sont fixées de belles gorgones.


C’est l’occasion de chercher le poisson faucon à long nez Oxycirrhites typus qui joue de ses traits et carreaux couleur gorgone pour se cacher.


En remontant sur le dessus du tombant, les alcyonnaires sont plus abondants que dans la plupart des sites visités précédemment.


Les nuées de poissons se concentrent au niveau de la cassure.


Le haut du tombant forme une cuvette peu profonde de sable blanc. Quelques tables d’Acropora s’y développent, servant parfois de support de colonisation à d’autres cœlentérés.


C’est le bon endroit pour observer les habitants classiques des récifs, et d’autres un peu moins fréquents.


Puis c’est le retour au bateau et la première expérience, pour certaines, de remontée à une échelle perroquet. Petit entraînement pour cet été ;-)


Le temps de remplir les carnets (ou de réviser un peu de péda) sur le pont supérieur et c’est l’heure du repas.



Seconde immersion.
Une (trop) courte sieste plus tard, Edith nous annonce une dérivante pour la seconde plongée. L’annexe doit nous déposer de l’autre côté de la pointe et nous nous laisserons dériver. Entendant cela, je me suis souvenu d’une plongée dérivante à Hurghada 10 ans plus tôt où nous avions dû palmer une heure pour regagner le bateau, faute de courant. Je raconte ce souvenir à nos judokates palmées qui se préparent à faire leur première dérivante.
Mise à l’eau avec descente immédiate et… Pas un poil de courant… Il faudra palmer un peu.


La plongée se déroule le long d’un beau tombant au site appelé « la forêt » en raison du grand nombre de belles gorgones.


Il n’y a pas que les gorgones à observer, mais elles constituent selon moi le principal attrait du site.


La fin de la plongée se fait le long du haut du récif, vertical, enveloppé de nuées d’anthias.
Dommage, il est vraiment dommage de remonter en surface au milieu des sachets et autres déchets en plastique flottant nombreux dans les 6 premiers mètres d’eau. Cet endroit est éloigné de l’agglomération de Dahab et pourtant l’impact humain est évident. Est-ce en raison du vent assez fort des jours précédents que tous ces détritus sont rabattus à cet endroit ? Je n’en ai pas vu autant sur aucun autre site au départ du bord. Quel que soit l’endroit du monde où je me suis mis à l’eau, zones urbanisées ou île à des centaines de kilomètres en plein océan, réserve naturelle ou patrimoine mondial, partout j’ai vu cette pollution à des degrés divers. Ce n’est que la partie visible.
Le trajet du retour, avec une petite houle de face, a été moins apprécié que l’aller par une partie du groupe, surtout après le gâteau d’anniversaire aux crèmes de couleurs peu naturelles. Mais cela n’a pas remis en question le petit cocktail du soir…


Par Homo palmus - Publié dans : Egypte
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Jeudi 28 mai 2009 4 28 /05 /2009 23:34
Quelle idée ! Mais quelle idée !!!
J’avais gardé un bon souvenir de mes plongées de nuit en mer Rouge. Comme dans d’autres mers, c’est l’occasion de rencontrer les animaux sciaphiles et les chasseurs qui profitent de l’obscurité. J’avais envie de renouveler l’expérience. Sauf que le vent s’était levé, et la mer avec lui.
Il semble difficile de trouver un site abrité pour une plongée de nuit à Dahab. Je n’étais pas très motivé pour plonger à nouveau sur les patates de la plage devant le club, malgré la population d’hippocampes. La visi réduite par mer belle ne présageait pas d’une nette amélioration en conditions houleuses. Le site Lighthouse nous a été proposé. On pourrait penser qu’il s’agit de s’immerger au pied d’un phare. Non, ça serait trop évident.
Alors que le reste du groupe sirotait l’un des apéros quotidiens, nous étions seulement 4 volontaires (Guy, Sabrina, Vanessa et moi) accompagnés de Franck transformé en reporter sans frontières pour l’occasion. Sabrina a raconté les préparatifs ici link
Le site ? Dahab by night, ses rues commerçantes animées, ses boutiques de plongée et de souvenirs pour plongeurs, et 4 plongeurs en combinaison, bloc sur le dos, palmes sous le bras. Lighthouse, point originel du développement de la petite ville, est un bout de rue du centre avec un ponton flottant séparé du « quai », donc inutilisable, à moins de se baigner pour y aller. Et encore moins avec les rouleaux de la belle houle que nous voyons devant nous. Donc on entre par là, sans voir où on pose les pieds à cause de l’écume et de l’obscurité et on doit descendre sur les cailloux avec les vagues à crête blanche de face ? Quelle idée ! Mais quelle idée !!! Vais-je être le premier à me casser la g….. ?
La visi n’est pas très bonne pour faire des photos car l’eau est chargée en particules. Pas étonnant vu ce qui remue au-dessus de nos têtes. Nous circulons lentement le long du mur récifal à la recherche de ses habitants alors que 2 palanquées d’un autre club nous doublent par en dessous comme si elles étaient en retard, ou poursuivies... Nous, nous observons la faune typique de la nuit en mer Rouge. Du moins, c’était l’objectif…
D’abord un, puis un second bernard-l’ermite Dardanus tinctor accompagné de ses inséparables anémones. Si ce n’étaient ses yeux verts, je jurerais qu’il y a les mêmes à Argelès la nuit.


Puis, cachée dans un recoin, une grande cigale Parribacus antarcticus va jouer sa timide en cherchant à éviter les feux de la rampe. Elle est craintive, peut-être parce qu’elle a déjà perdu une de ses deux palettes…


Je doute… Il y a bien les mêmes à Sainte Catherine ? Peut-être moins poilues. Et son nom d’espèce ne fait pas du tout égyptien, ni même tropical.
Nous plongeons en mer Rouge, si, si ! Continuons… Pour croiser cette murène panthère Gymnothorax flavimarginatus. Son œil jaune ne traduit pas un souci biliaire.


Elle n’a pas envie de nous sourire. Jusqu’ici, rien de franchement typique, non ? Pourtant, nous sommes bien en mer Rouge, si, si…
Tiens ! Les 2 palanquées nous doublent dans l’autre sens. Ils ont sûrement pris le temps de voir un peu de sable entre leurs coups de palmes…
Parmi les habitants du récif qui ne sortent que lorsque la luminosité est comparable à celle de leur trou de la journée, il y a les oursins. Et notamment les oursins diadèmes Diadema setosum. Vous me direz, comment ranger dans un trou tous ces piquants sans les casser, surtout lorsqu’ils mesurent 30 cm et qu’ils sont fins comme des aiguilles ?


Pas forcément plus simple comme situation lorsqu’on a les piquants épais et robustes de l’oursin lance Phyllacanthus imperialis et qu’on tente de s’infiltrer entre les coraux.


Et puis, dans la même grande famille des échinodermes, les comatules. J’aime beaucoup ces animaux qui déploient leurs bras la nuit venue. Foisonnement et diversité des assemblages de couleurs de leur longs bras qui se déroulent et s’étirent pour filtrer l’eau chargée de particules.


Je serais venu faire cette plongée de nuit rien que pour elles.
Un dernier parent dans cette grande famille des échinodermes, d’une tout autre forme et que l’on n’observe que la nuit : l’holothurie serpentiforme Euapta godeffroyi.


Et les poissons ? Ils dorment. Pour la plupart, les petits sont cachés dans les branches des coraux. D’autres ne prennent pas cette précaution, comme ce poisson globe à taches blanches Arothron hispidus


Ou ce petit poisson globe masqué Arothron diadematus qui joue peut-être un peu sur son mimétisme.


Dans la famille « si tu m’embêtes je gonfle », ce poisson porc-épic Diodon spilostylus est peut-être en quête de son repas de la soirée.


Pour finir, un représentant qui lui aussi passe le jour dans les recoins sombres et déploie ses longs rayons venimeux la nuit venue lorsqu’il chasse. Ce Pterois Pterois radiata allie élégance, finesse et venin. Même si nous avons croisé certains de ses proches parents au cours des plongées diurnes, c’est bien la nuit qui est le moment privilégié pour le regarder évoluer.



Je me suis fait plaisir. J’ai vu quantité de comatules, ces animaux que j’aime tant observer. Tout s’est bien passé malgré l’état de la mer et de la visi. Guy, très calme, a l’œil et nos judokates palmées ont eu l’occasion de tester la plongée de nuit dans une mer tropicale à la faune plus exotique que celle de leur gravière :D Et puis nous sommes arrivés à temps au restaurant de l’hôtel pour pouvoir manger. Il restait même encore des desserts très colorés sûrement pas bio…
Par Homo palmus - Publié dans : Egypte
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