Jeudi 5 février 2009
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La forme se précise. Nous rejoignons la partie arrière. Un escalier très peu pentu mène à la poupe.
Au passage, je constate que la colonisation semble constituée d’individus plus développés que sur la partie avant. Pourtant, nous ne sommes qu’à quelques dizaines de mètres seulement.
Au passage, sur le pont, un charmant petit promeneur : c’est une Flabellina bicolor qui me rappelle les Flabellina babai du Roussillon.
A l’extrémité de l’épave, des parties du bastingage subsistent. Elles représentent des supports de colonisation intéressants appréciés par les animaux profitant des courants d’eau pour piéger les particules.
Plus je m’approche, plus mon phare révèle des couleurs chatoyantes sur ces barres encroûtées.
Mais le plus beau spectacle survient lorsque je passe au-dessus et que je descends le long de la coque.
La place est très disputée et la colonisation de la tôle est totale. Alcyonnaires et gorgones sont de plus grande taille que partout ailleurs sur l’épave. A leur base, madrépores et petites éponges se développent dans l’ombre de leurs grands voisins.
Si la beauté de la vue d’ensemble est magique, il ne faut pas négliger l’observation des plus petits. Mon binôme m’indique d’abord cet Hypselodoris festiva. Comme pour la flabelline, il me rappelle les doridiens bleu-blanc-jaune du Roussillon. Mais celui-ci a une pointe d’exotisme avec ses rhinophores et son panache branchial orangés.
Ils ont accéléré sur le retour. Mon ordi m’indique pourtant encore 6 minutes sans palier et j’ai encore 100 bars dans le bloc. Encore un peu plus tard, alors que nous sommes presque revenus à la cassure, mon binôme quelques mètres en avant (oui, je traîne un peu, je prends des photos…) me fait signe et me montre ce très joli Chromodoris tinctoria.
Celui-là, vraiment, il me plait avec ces petits rhinophores en plumeaux, son panache bicolore, son liseré jaune et son décor de dentelle rouge sur fond blanc.
Ils s’activent de plus en plus. En quelques instants, nous sommes à la proue et nous remontons le long du bout fixé au treuil. Je finis la plongée avec 80 bars après 30 minutes à 28 m max. Ils voulaient rester dans la courbe de sécurité des ordis. En d’autres lieux, avec d’autres binômes, je serais bien resté faire quelques photos…
Retour à la cale. Je profite d’une bonne douche chaude puis je rince le matériel. Attention, il y a un bac d’eau tempérée pour le matériel sensible et un bac d’eau chaude pour le reste du matériel. C’est pas désagréable de rincer à l’eau chaude. Bien sûr, elle arrive naturellement de la montagne à cette température, ça facilite. Puis nous nous attablons au soleil pour manger notre bento, panier-repas classique de midi du Japonais (inclus dans le forfait plongée). C’est le moment de faire un débriefing de cette plongée et d’échanger sur nos expériences de plongeurs très différentes. Puis vient le remplissage du carnet. Faute de tampon, je repars avec des signes cabalistiques exotiques qui ne dépareillent en rien mon carnet.
Je garde un très beau souvenir de ces plongées et j’y replongerai volontiers. Inconnues ou presque en France, elles ont largement de quoi plaire à tout plongeur curieux de découvrir le côté sous-marin de ce pays si extraordinairement dépaysant. Ne pas mettre la tête sous l’eau, c’est se priver de l’autre côté du miroir du voyage…
« Ten » that means « Heaven », from Keisuke Serizawa, great japanese artist (1895-1984).
When a drawing means more than its significance…
When a drawing means more than its significance…
I’d like to thank Matt from Marscuba. It was only pleasure to discover these diving sites. Although diving courses and habits vary around the world, I’m always happy to see that a diving spirit is still existing all around the world. Whatever our language and origin, we can always enjoy ourselves together underwater. ありがとうございます
Retrouvez toutes les images de ces articles, plus quelques autres, dans l’album Atami – Japon.

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