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Jeudi 14 février 2008
Bonjour a tous,
Juste un petit mot pour vous informer de la mise en ligne d'un album photo sur la faune sous-marine de Saba. Vous retrouverez les images de l'article plus une douzaine d'autres photos.
Bonne visite.
par Homo palmus publié dans : Antilles
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Dimanche 10 février 2008
Les sites de plongée sont situés sur presque tout le tour de l’île, ce qui permet de s’immerger tranquillement quel que soit le sens des vents. Les profondeurs varient d’un site à l’autre jusqu’à 40m, pour les plongeurs.


Les plongées ont été faites avec SeaSaba, l’un des deux clubs de l’île. L’accueil a été très bon, le matériel était en bon état et il n’y a pas de souci pour avoir du nitrox pour les plongeurs certifiés, c’est-à-dire pratiquement toute la clientèle américaine : nous étions 2 européens à bord durant la semaine.

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J’ai d’abord été un peu étonné par le traditionnel contrôle des papiers : on m’a demandé mon nombre de plongées et mon carnet. Ma carte de niveau n’était pas importante. J’ai rapidement compris pourquoi. Les plongées sont en principe encadrées par les guides du club, ce qui présente 2 intérêts. D’une part, tout le monde peut descendre jusqu’à 39 m sur les « pinnacles », très belles aiguilles rocheuses remontant à la verticale des profondeurs et que l’on touche à plus de 20m de fond. D’autre part, on peut se laisser promener. J’étais réticent au départ (Quoi ? Moi ? Me faire promener dans un troupeau d’américains à la technicité PADIesque ???). Précisons une chose, ce n’est pas la cohue, 10 plongeurs sur un site c’est beaucoup. En réalité, après la première sortie, la DP venait me voir suite au briefing pour me demander ce que je souhaitais faire et j’avoue que plusieurs fois je me suis laissé aller à suivre à petite distance une palanquée pour profiter des vacances subaquatiques… Ça repose ! :D

La première chose qui m’a marqué, c’est la vision du récif. Il ne donne pas cette impression minérale comme ce que j’ai pu voir en Polynésie, ni la vue de quantité de « coraux mous » comme en mer Rouge. C’est autrement.

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De nombreuses grandes gorgones donnent un aspect buissonnant par endroits alors que les gorgones éventail à la perpendiculaire des patates me rappellent un peu la mer Rouge.

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Mais ce qui est très différent, c’est le nombre et la diversité des éponges : énormes éponges barriques dans lesquelles on pourrait parfois rentrer un plongeur, éponges tubulaires violettes, éponges ramifiées rosâtres…

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Les monnaies caraïbes sont très fréquentes, comme les vers arbre de noël (ici plantés dans du corail cerveau).

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On peu observer un autre ver assez joli avec ces bouquets de soies très urticantes : le ver de feu.

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Parmi la faune benthique, certains amateurs gourmets apprécieront la langouste royale

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Les taches de sable entre les patates ne sont pas désertiques :

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Et pour une fois, au détour d’une patate de corail, en vol stationnaire juste au-dessus du sable, un barracuda en embuscade qui ne bouge pas d’un poil, pardon, d’une écaille.

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Bien sûr, les poissons multicolores accompagnent toutes les immersions. Poisson-lime, chirurgiens, perroquets, poissons-anges… Plaisir des yeux…

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Mais j’avoue un faible pour ceux qui ont des formes un peu moins classiques, comme le poisson trompette

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Et surtout, les poissons-coffres. Ci-dessous, un poisson-coffre noir et blanc adulte, puis un jeune et un poisson-coffre à polygones.

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Enfin, une rencontre pleine de grâce qui à chaque fois me fait très plaisir…

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Peut-être que certains l'auront reconnue… Nous avons eu la chance d’en voir à plusieurs reprises.

De bien belles plongées en mer tropicale, de belles randos à faire à terre, une population accueillante et agréable, très peu de touristes, un souci de préservation du patrimoine naturel terrestre et marin, Saba a beaucoup de raisons de séduire le plongeur-voyageur à la recherche de nature et de sérénité, loin du tourisme de masse.
par Homo palmus publié dans : Antilles
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Jeudi 7 février 2008
C’est l’hiver. La saison passée s’est terminée il y a déjà si longtemps : lorsque les écailles sèchent, le temps s’étire en longueur… C’est le moment de se raconter des histoires de terres lointaines entourées d’eau salée chaude et claire.
C’était il y a… Oh ! Pas si longtemps. C’était avant... Après 2 séjours en mer Rouge, j’avais envie de tremper mes palmes dans une autre mer. Où partir en fin d’hiver ? Pourquoi pas aux Antilles ? Lorsque l’on se décide pour cette région, le choix est vaste. Parmi toutes les destinations, les îles des Antilles Néerlandaises m’ont attiré, Statia d’abord. C’est après une discussion avec Gigi que je me suis tourné vers Saba. J’espère que vous comprendrez pourquoi…

Saba, c’est un petit caillou dans la partie nord de l’arc antillais. Vol Paris-Saint Martin puis vol de correspondance pour Saba. Ça, c’était ce qui était prévu. Ce que l’on ne sait pas forcément dès le départ, c’est que les avions, pardon, les coucous 10 places avec vue directe sur les instruments de bord, qui assurent la liaison ne peuvent pas se poser à Saba si les conditions météo ne sont pas très bonnes. Orage sur Saint Martin, l’aéroport ferme, nous voilà à la rue jusqu’à un éventuel avion le lendemain à l’ouverture. Nous rencontrons un français qui s’en retourne sur Saba après des vacances (!). Bref, Nuit dans un hôtel à 100$ la nuit pour une chambre sans fenêtre, retour à l’aéroport, avion… Et à peine 10 minutes plus tard, Saba est en vue.

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Saba, c’est un volcan, le Mont Scenery, sorti de l’eau et qui s’élève à 877 m d’altitude, point culminant des Pays-Bas. Saba, c’est une petite île sans plage, donc sans hôtel énorme, donc presque sans touristes. Saba, ce serait l’île de la plus courte piste d’atterrissage commerciale au monde… Plus on s’approche, pardon, plus on vit l’approche aux premières loges, moins on est motivé pour un atterrissage… Nous verrons plus tard dans une boutique qu’avec un certain humour se vendent des mugs « j’ai survécu à l’atterrissage à Saba »… Nous apprendrons également qu’un pilote n’est autorisé à se poser là que s’il effectue au minimum un atterrissage par trimestre sur cette piste. Faut pas se rater...

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A la sortie de « l’aéroport », le monument d’accueil rappelle la devise de l’île : the unspoiled queen. Saba, c’est une île préservée en partie classée réserve naturelle entourée d’un parc naturel marin.

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Nous arrivons juste à l’heure pour passer à notre « hôtel » poser les affaires et sauter dans le « taxi » qui nous conduit au club de plongée, puis au « port » pour la première plongée. Depuis l’aéroport, nous sommes transportés sur l’unique route de l’île à travers Hell’s Gate (!) vers le village principal de Windwardside à déjà 450m d’altitude.

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Nous logeons au Juliana’s, énormissime résidence hôtelière de 9 logements tenue par un jeune couple de hollandais très sympas. La chambre est un petit appartement que l’on ne fermera qu’une seule fois à clé : le premier jour (la femme de ménage a eu du mal à la trouver en notre absence, pas l’habitude). Ici, nul besoin de fermer à clé. Et s’il y a des policiers dans une voiture, ils vous diront bonjour en vous croisant (si, ca existe !), comme tout le monde. Pour aller au « port », certains diraient la cale, il faut redescendre sur l’autre versant et passer au Bottom, 3è et dernière zone d’habitations regroupées.
La conservation du patrimoine naturel est mise en avant sur terre comme sur mer : mouillages fixes sur les sites de plongée, recommandations de protection, maison de l’écotourisme, chemins de randonnée bien fléchés pour traverser les différents étages de végétation et observer les oiseaux, souci de préserver le style d’habitat et le mode de vie sur l’île.


Même si on y va pour plonger, il ne faut donc pas se priver de découvrir également l’environnement terrestre en parcourant les sentiers pouvant amener à marcher jusqu’à 7 ou 8 heures avec des dénivelées jusqu’à 500 m. Durant ce temps, il est peu probable de croiser d’autres touristes.

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Entre forêt vierge et côte rocheuse, paysages tantôt de verdure exubérante, tantôt de falaises à la végétation rase, les contrastes sont saisissants.

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L’homme a malgré tout laissé des traces d’exploitation du volcan sous la forme de mines de soufre. A l’intérieur, sans le moindre courant d’air, l’atmosphère est étouffante.

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Hibiscus partout entre les maisons, orchidées sauvages et beaucoup d’autres plantes à fleur, Saba est une île fleurie, naturellement.

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La faune terrestre est aussi remarquable. La diversité d’oiseaux nichant sur les falaises est importante. On croise souvent en pleine forêt un petit crabe terrestre très coloré.

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L’île abrite une espèce endémique de « lézard », l’Anolis sabanus, plutôt farouche mais facilement observable pour peu que l’on soit discret.

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Par contre, discret ou très bruyant, aucun souci pour croiser une autre espèce endémique de l’île, un « racer snake », long serpent ainsi nommé pour son agilité et sa vitesse. D’ailleurs, c’est plutôt lui qui vous croisera ou vous filera entre les pieds.

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C’est le genre d’animal que l’on rencontre toutes les 5 minutes sur certains chemins forestiers, comme l’ascension du Mont Scenery. Mais pas de souci, ce serpent n’est pas venimeux. L’ascension du volcan permet d’atteindre la forêt vierge qui se niche au creux du cratère, le plus souvent dans une brume qui étouffe les bruits et crée une atmosphère étrange.

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Nous voici dans le cratère, au sommet de Saba (877 m). Puisque nous ne pouvons monter plus haut, redescendons et allons voir sous l’eau…
par Homo palmus publié dans : Antilles
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