Epave, gorgones, éponges, tortues, raies, requins… Poissons ? D’accord, raies et requins en sont, mais je ne pouvais pas terminer cette série d’articles sur Saint Eustache sans parler de quelques habitants fréquemment rencontrés sur les sites.
En matière de noms vernaculaires, les appellations françaises n’ont rien à envier aux anglophones. On peut quand même se demander parfois pourquoi ces noms ? Je laisse le soin aux lecteurs de faire des propositions d’explications. Par exemple, pourquoi poisson-papillon ? Quand je croise un Chaetodon capistratus (poisson-papillon à 4 yeux) ou un Chaetodon striatus (poisson-papillon rayé), je ne vois pas vraiment de ressemblance avec un papillon.
Et le poisson trompette (Aulostomus maculatus) ? Celui qui a donné ce nom ne devait pas faire la différence entre une trompette et une flûte. Je sais, il y a déjà un poisson-flûte, alors à la limite poisson-clarinette ?
Que penser du poisson-lime gribouillé (Aluterus scriptus) ? Je veux bien qu’il possède des petites écailles et des aspérités, mais d’autres poissons ne sont-ils pas rugueux ? Pour le plongeur, il ne me semble pas que la simple vue de l’animal lui évoque l’outil.
Je veux bien admettre que dans certains cas, la dénomination peut se comprendre. Le poisson-perroquet feu mâle (Sparisoma viride) a un bec (et des couleurs) pouvant rappeler les attributs des emplumés.
Et en sachant ce que porte le chirurgien bleu (Acanthurus coeruleus) à la base de la queue, on peut comprendre. Mais à part ça, rien à voir ni avec une blouse blanche ou verte, ni concernant des aptitudes cérébrales immortalisées dans un film d’animation (enfin, on espère)…
Pour terminer, voici 2 poissons-anges : le poisson-ange royal (Holacanthus ciliaris) et le poisson-ange français (Pomacanthus paru).
Pourquoi poisson-ange ? Je ne vois ni auréole vaporeuse, ni robe blanche, ni arc avec flèche à pointe en cœur… En plus, ces poissons ne sont pas asexués…
J’ai peut-être une vague idée pour le poisson-ange royal. Comme beaucoup d’autres, ce poisson a la fâcheuse manie de rester de profil. Mais lorsqu’on le regarde de face, on observe un dessin coloré au-dessus des yeux. Une couronne symbolique ?
Quant au poisson-ange français, alors là… Si encore il était bleu-blanc-rouge…
Voilà, ainsi se termine cette série sur les fonds sous-marins de Statia. J’ai regroupé les photos des articles plus une trentaine d’autres dans l’album Saint Eustache – Statia qui contient une centaine d’images.


Commentaires Récents