Partager l'article ! Tournée d’inspection 2010 : le Pytheas: Quand on parle des épaves de la Côte Vermeille, les cargos de la seconde guerre mondiale viennent ...
Quand on parle des épaves de la Côte Vermeille, les cargos de la seconde guerre mondiale viennent à l’esprit et on a tendance à oublier un petit vapeur d’une cinquantaine de mètres. Vieille épave de la fin du 19è siècle, le Pytheas souffre beaucoup de la proximité immédiate de la falaise contre laquelle il a coulé. Mais le petit fond où il repose le rend accessible à tous les plongeurs et même aux baptêmes qui peuvent la survoler.
Il reste peu de structures. La plus massive et solide est la chaudière.
D’année en année, elle ne semble pas se dégrader. Les animaux refusent toujours de coloniser une étrange partie de la surface.
Vu son état, il est difficile de juger d’une dégradation récente de la poupe très encroûtée.
Il faut passer sous celle-ci et se placer à l’emplacement de l’hélice pour constater à quel point cette poupe prend la lumière de toutes parts.
Les membrures s’étalent jusqu’à la falaise, imposant au paysage une géométrie artificielle tantôt ordonnée, tantôt brouillonne.
Toutes ces tôles, poutres et plaques offrent de multiples logements aux nombreux poulpes. Ramoucho a d’ailleurs proposé de renommer le site « Octopusland ».
Entre 2 gros rochers reposent encore chaînes et ancres. La chaîne est de plus en plus intégrée à son environnement. Les anneaux soudés par la rouille et les concrétions constituent des roches artificielles colonisées.
Quant aux ancres, si l’une est encore bien visible et bien conservée, l’autre disparaît progressivement sous les gros galets brassés les jours de forte mer.
Le Pytheas a atteint un stade de sa vie d’épave où le temps semble ralentir et figer les choses. Peu à peu, les restes du navire s’intègrent à l’environnement. La faune fixée s’est depuis longtemps déjà approprié ce récif artificiel. La poupe dresse encore son flanc tribord vers la surface. Elle sera probablement la prochaine victime des éléments destructeurs. En attendant, les plongeurs de tous niveaux peuvent cette année retrouver cette épave comme ils l’avaient laissée l’an passé.
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