Partager l'article ! Tournée d’inspection 2010 : l’Alice Robert (3): Poursuivons les observations en allant vers la proue. A l’avant des tourelles, t ...
Poursuivons les observations en allant vers la proue.
A l’avant des tourelles, toujours le long du bastingage, de plus petits supports fixés au pont en 4 points sont encore debout, contrairement aux autres similaires encore visibles sur le château.
Il n’est pas évident de définir leur utilité première. Lances à eau ou artillerie légère ? Le système de fixation au pont me fait plutôt penser à cette seconde idée, d’autant plus que les appareillages identiques au-dessus du château ne semblent pas reliés à de la tuyauterie.
Il ne resterait donc plus que les affûts, un sur chaque bord entre le mât et la proue.
A la proue, la surélévation du canon massif me fait toujours penser à des pattes d’araignée. Sauf que jusqu’à présent, je ne l’ai encore jamais vu bouger…
Le canon est empaqueté sous une bonne couche de restes de filets depuis longtemps accumulés. Je pense même que c’est la pièce d’armement la plus encroûtée de l’épave.
Le canon tient encore, mais son embase semble plus fragile. Passant devant, les visiteurs se trouvent à la proue.
Hormis le filet du canon tombant sur le treuil, la proue est dégagée, laissant accessible les puits de chaînes et une écoutille d’accès au réduit du gaillard avant.
Dernier point de contrôle en contrebas : les ancres.
Toujours à poste dans les écubiers, il paraît peu probable qu’elles bougent tant que les chaînes ne céderont pas.
L’épave gîte sur tribord, mais l’ensemble de la coque semble solide. Les structures du château ne tiendront plus très longtemps et l’Alice Robert finira par ressembler aux autres cargos contemporains de la région...
La question de la restauration est posée pour nombre de monuments historiques, avec des opinions parfois très divergentes. Je n’ai jamais entendu parler de restauration d’épave in situ. Imaginons les possibles améliorations pour la sécurité des visiteurs…
Commentaires Récents