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Il y a ce jour-là cette brume légère qui rend l’épave un peu fantomatique. Ce voile ne gène pas, même s’il réduit la visi, car il transforme la plongée. L’astrée se prête bien à cette ambiance où il devient un peu hasardeux d’aller chercher les restes de l’avant et de fouiller les cales à l’arrière pleines de brouillard. Sur l’Astrée, le château en lui-même suffit largement à une explo agréable.
Le bout de balisage conduit à un angle sur l’arrière du château.
Les claires-voies sont encore en partie intactes.
Evoluer au-dessus des coursives donne l’impression de survoler une grande cage, aux barreaux très espacés, faisant trois quarts du tour du château.
Au beau milieu, ovoïde, se trouve l’espace laissé vide par la cheminée disparue.
A proximité, un cerclage est resté seul en place. Peut-être entourait-il un petit réservoir ?
Arrivant par au-dessus, on peut descendre dans la cuisine et fouiller du regard dans le fourneau à la recherche de quelque locataire anguilliforme.
Puis il faut emprunter les coursives pour profiter des jeux de lumière à travers la structure de métal délabrée. J’aime ce reste de hublot ne tenant plus par grand chose, et encore, très corrodé.
C’est par le pont arrière que l’on accède à la salle des machines.
Passé le garde-corps, c’est l’obscurité. Les machines sont là.
Cette salle est très peu ajourée en comparaison du reste du château. On peut descendre et passer dans une autre pièce par une porte arrondie, puis cheminer avec beaucoup de prudence entre les décombres et ressortir… Non, On ne va pas là-bas en bas ! Trop dangereux. On peut se contenter de profiter de l’éclairage providentiel d’une palanquée à l’extérieur usant de ses phares pour percer l’obscurité.
Après être ressorti, et en cheminant vers le bossoir près duquel passe le bout de balisage, il faut être un peu attentif pour observer les flabellines et godives qui vivent toujours dans ce coin. Ces nudibranches apportent des touches de couleurs vives à cet univers de bleu-vert.
Voilà qui termine cette session épaves, quelques images de chacun des 4 cargos, coulés durant la seconde guerre mondiale le long de la côte Vermeille, visités l’un après l’autre plusieurs fois en l’espace d’une grosse semaine dans de bonnes conditions. Vous pouvez revoir les épisodes précédents là :
Session epaves. 1 : le Saumur (1/2)
Session épaves. 1 : le Saumur
(2/2)
Session épaves. 2 : l’Alice Robert
(1/2)
Session épaves. 2 : l’Alice Robert
(2/2)
Session
épaves. 3 : le Saint Lucien
Session épaves. 4 : retour sur le
Saumur (1/2)
Session épaves. 4 : retour sur le Saumur (2/2)
C'est aussi une épave avec de belles gorgones le long de la coque. Le bout de la bouée qui passe sous le bossoir... je me souviens d'avoir essayé de le déplacer, sans succès ; cela expliquait pourquoi la bouée était sous les eaux !
Mais tu as oublié de parler des toilettes de l'Astrée (il n'y aurait pas un plombier dans la salle pour les déboucher ?)
J'aimerais bien retourner voir les restes de la proue et la poupe, vue d'en bas. Malheureusement, les conditions in situ et reglementaires m'en empechent