Partager l'article ! Session epaves. 1 : le Saumur (1/2): Cet été, en l’espace de 12 jours, je suis descendu 10 fois visiter les 4 grandes épaves accessibles de ...
L’explo du matin avait déjà été très agréable. Les 2 N2 que je devais guider à la limite de leurs prérogatives ont eu droit à une vue du château dès 20 m. Depuis celui-ci, les bases des mâts de charge encore dressées étaient visibles. Sachant que le Saumur mesure environ 100 m, que le château est en position centrale et que chaque mât se trouvait au milieu de chaque pont, cela nous donne une visi horizontale d’environ 25 m.
Triste nouveauté de cette année, alors qu’une partie du château s’est effondrée, une cloison de la salle de bain est tombée sur la baignoire.
La cuisine est la partie qui résiste encore le mieux à la dégradation.
A l’intérieur, les fourneaux auraient besoin d’un sérieux nettoyage ! Mais cela ne semble pas déranger le congre qui y a élu domicile.
L’explo n’a duré que le temps d’un tour de cette partie centrale. Dommage dans de telles conditions ! Certains auraient peut-être dû prendre un bi-12…
Je ne suis pas le seul à regretter de ne pas avoir passé plus de temps au fond… Donc, après les baptêmes de l’après-midi, nous y sommes retournés...
La lumière pénètre moins que le matin, mais la visi est encore bonne. Inutile de suivre le bout de balisage jusqu’à la tôle. Je me retrouve sur l’arrière à bâbord au niveau de la grosse hélice de secours posée sur le pont.
Juste à côté, je survole les treuils à la base du mât de charge.
C’est un endroit apprécié des congres de l’épave. Un premier pointe le bout de son nez entre les rouages et me regarde de son air de… Congre.
A côté, un second sort la tête.
Remontant le pont arrière côté tribord, je gagne le château. Face à moi, le lavabo gît devant la baignoire sous la cloison écroulée.
A bâbord, la structure souffre également.
En prenant un peu de hauteur, je survole la cuisine en direction de l’emplacement de la cheminée.
Toute la partie à l’avant de la cuisine est écroulée. Il y a encore une dizaine d’années, soit plus de 50 ans après le naufrage, le château était presque intact. En l’espace d’une décennie, il a terriblement souffert. La tôle qui encerclait la cheminée pend, encore retenue côté tribord.
Je me retourne et je vois Sylvain arriver côté bâbord. Pour lui, en plus d’une belle explo, ça sera une belle session photo.
Je le laisse continuer son chemin vers de la proue, restant encore quelques instants sur place pour profiter de la vue avant de poursuivre dans la même direction…
A suivre...
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