Partager l'article ! Première plongée de 2011: Durant des mois, pas une semaine ne s’était écoulée sans un mail me tenant informé de l’éta ...
Durant des mois, pas une semaine ne s’était écoulée sans un mail me tenant informé de l’état de la mer, de sa température, de toutes ces choses étranges à identifier sur la base de photos prises le week-end. Moi, loin de la mer, devant mon agenda, je regardais d’éventuelles futures possibilités de retourner à l’eau. Depuis au moins 6 ans, ma trêve hivernale n’avait pas été si longue à supporter.
D’habitude, les plongées hivernales se faisaient du bord, tranquillement. Cette fois, la possibilité d’une épave avait été évoquée. La veille au soir, j’ai appris que c’était confirmé pour le lendemain matin, à 8h. Est-ce que ça n’allait pas être un peu rude comme reprise ?
Beau temps, mer calme. La neige rehausse la silhouette du Canigou sur fond de ciel bleu alors que le bateau prend la direction du Bananier.
Sur zone, tout est calme. Le léger courant en surface ne perturbe pas la descente. Par contre, l’eau est chargée et la luminosité baisse fortement à mesure que nous descendons. Au fond, alors que nous arrivons sur le canon de proue, il fait très sombre. Le léger courant de surface est encore présent. J’avance sur les premiers mètres et j’aperçois une chose étrange :
J’imagine alors ce que pourrait penser un(e) plongeur(euse) un peu narcosé(e) si, dans sa mémoire ouatée, des images de films de science-fiction décidaient alors de revenir flotter à la surface de la mémoire embrouillée…
Rien de tout ça. C’est simplement Catherine, la vidéaste de la palanquée, qui s’approche avec les 2 phares fixés sur son caisson vidéo (link).
Nous passons la tourelle du canon tribord avant pour gagner le château.
Je veux savoir ce qui a pu changer durant l’hiver depuis l’écroulement de novembre 2010. Le château s’est bien aplati, perdant ainsi presque la hauteur d’un niveau. Malgré la visite dangereuse, les ambiances y étaient mystérieuses et attirantes les jours de belle luminosité.
J’ai aussi des questions qui attendent des réponses suite à la comparaison des photos de l’Alice Robert au début des années 40 (voir Les couleurs du passé (suite) ). Derrière les coursives, je compte 2 bossoirs côté tribord, un encore debout et tourné vers l’extérieur et l’autre couché sur le pont.
Je n’en ai pas vu d’autres, mais les conditions n’étaient pas idéales. Pour le moment, le mystère de la fixation de la seconde chaloupe côté tribord reste entier…
Sans éclairage, l’ambiance est au vert sombre et un bon éclairage révèle un peu les couleurs de la vie fixée, comme sur les restes de tuyauterie.
La promenade s’achève autour de la tourelle du double canon arrière.
Lente remontée, paliers dans l’eau chargée où nous croisent des cnidaires et des cténaires, puis retour au soleil. L’eau est à 11°C et le thé chaud (avec du quatre-quarts pour récupérer quelques calories) est agréable.
C’était la première de 2011. Moins d’1h30 plus tard, je me réimmergeais avec plaisir accompagné de 2 volontaires pour une formation. Et l’après-midi… On verra ça plus tard…
Le Bananier nous attend pour de nouvelles aventures !
Titre d'un futur polar : le mystère de la seconde chaloupe tribord...
Il faudrait commencer par etre sur de la structure cote tribord, faire des releves par exemple. Tu sais bien faire ca toi, non ?
Ensuite, il faudrait visiter les alentours, au fond, pour chercher des traces qui doivent etre tres dures a trouver etant donne que c'etait surement du bois, que les pecheurs
ratissent et qu'en bientot 70 ans ca a du tres mal vieillir.
Je commence serieusement a douter de l'identite reelle du bateau sur la photo des cahiers d'archeologie, d'autant plus que l'etat du navire etait deja degrade en quelques annees alors que sur l'image du livre d'H. Levano, la coque semble propre, comme sur la peinture de 1941 d'ailleurs. Il y a eu un jumeau. Le mystere du sister-ship : voila le sous-titre du polar
J'aime bien l'angle de ta dernière photo, ça rajoute encore un peu de mystère en plus de l'ambiance trouble.
Est ce que par hasard, il se pourrait que se soit éventuellement l'identification du bateau coulé qui soit fausse ? si ça se trouve le bananier que nous visitons avec azote tous les ans n'est pas l'alice robert de l'époque ? Je veux la suite de l'histoire !
Mais comment expliquer les 2 photos avec le meme nom ? Celui que nous visitons a ete suivi depuis sa transformation jusqu'a son torpillage. Et l'epave semble correspondre a la structure commune aux 2 navires en photo, sauf cette histoire de chaloupe et de mats de charge. Je veux bien que les mats de charge aient ete modifies lors de l'installation des armements, mais l'asymetrie des chaloupes est tres etrange et pour le moment, il manque 2 bossoirs cote tribord...
Il se pourrait qu'au moment du torpillage, l'équipage ait utilisé les chaloupes et par cette manoeuvre abimé les bossoirs qui sont peut-être quelques part, à quelques metres de l'épave, envasés ...
les chaloupes seraient sur le fond autour de l'epave, enfin, selon ce qui a ete reporte il y a 60 ans. Les 2 bossoirs babord sont en place tournes cote bateau. Un seul cote tribord est vers l'exterieur et l'autre est couche sur le pont. C'est rarissime que la structure d'un bateau de ce type ne soit pas symetrique. Pour trancher, il faudrait pouvoir aussi examiner par bonne visi les restes de la structure car elle varie selon les photos.
Donc si on suit le théorème de la visibilité que j'ai tenté de mettre au jour en fin de saison dernière, il faut vite qu'une nouvelle N2 fasse sa première plongée sur le bananier pour que la visi soit à nouveau bonne et permette d'étudier tout ce mystère.
Est-ce que ton theoreme incluait comme conditions que la nouvelle N2 soit jolie, charmante et pas blonde mentalement ?
Si c'est le cas, je suis sur qu'une volontaire de ce type n'aurait aucun mal a etre emmenee sur l'epave...
Malheureusement, je crois plutot qu'il faut tenter regulierement selon les conditions meteo et voir. On ne maitrise vraiment pas. En ce moment, il n'y a pas de thermocline et avec la hausse des temperatures, il y aura le bloom printanier annuel (si ce n'est pas deja le cas), ce qui va encore reduire la luminosite au fond.
Il ne reste plus qu'à trouver la volontaire pour le WE de Paques ! !
Moi ça me va si l'eau n'est pas trop froide, s'il fait noir sans trop de particules, on peut s'arranger avec les lampes. Mais si c'est noir, chargé en particules et froid, on peut aussi tous se donner rendez-vous à la gravière !
Franchement, pour avoir les memes conditions, je suis mieux au bord de la mer malgre tout. Je ne meprise pas la graviere, au contraire, puisqu'il faut parvenir a organiser cette plongee de decouverte dont on parle depuis quelques mois
Mais tu ne viens jamais, c'est pour ça qu'on n'arrive pas à s'organiser.
L'avenir tres proche est incertain. Il n'est pas impossible que je vienne avant la fin juin.
Cool, bonne idée d'ici là, l'eau aura réchauffée et l'étanche ne sera plus obligatoire.
Je doute que l'eau soit assez rechauffee en profondeur pour eviter l'etanche d'ici 2 mois. Des que je saurai, il faudra faire vite pour organiser (autorisation, materiel disponible que je ne pourrai pas emporter, planification).
Pour ça je veux bien participer à l'organisation.
il faudra l'autorisation officielle, le gros materiel, un guide de visite et eventuellement un encas a la sortie
Tout ça... Je pense que le guide ne sera pas compliqué à convaincre, pour le matériel, il faut demander au chef, pour l'encas, je m'en occupe.
Voila un bon debut d'organisation. yapuka. En principe, c'est la que commencent les problemes...
Pour le reste, c'est à toi de gérer...