Partager l'article ! Marsa Alam (5) : poissons: Plus que le décor ou les patates de corail, c’est sûrement la diversité des poissons qui attire ...
Plus que le décor ou les patates de corail, c’est sûrement la diversité des poissons qui attire le plongeur. Dans cette Mer Rouge toute bleue, ils sont multicolores et apportent à la promenade quantité de couleurs animées. Je ne sais pas ce que cherche chacun. Moi, j’aime bien voir la plus grande diversité possible durant le séjour. C’est une sorte de jeu : parvenir à observer à chaque immersion des organismes que je n’ai pas encore vus les fois d’avant.
Certains ne peuvent se cacher, avec toutes leurs couleurs éclatantes. D’autres tentent de passer inaperçus : c’est le pari qui les nourrit. Les Scorpaenopsis oxycephalus sont assez doués pour le camouflage. Ils sont trahis par leurs yeux et les rayons de leurs nageoires, plus visibles que le reste du corps.
La murène géante cherche une cavité pour s’y enfoncer. Celle-ci a eu un problème. Je l’ai vue arriver avec énergie, l’air chiffonné et tenter de se caser dans un trou qui était vraiment trop petit. Derrière elle, à petite distance, une palanquée de plongeurs suivait à grands coups de palmes. J’ai donc supposé le lien de cause à effet entre l’humeur et les calamars. J’ai quand même tenté une approche délicate. Le temps de prendre une photo et je ne me suis pas plus attardé…
Dans les cavités ou pas très loin d’un abri, on peut croiser des jeunes poissons. Leur identification n’est pas toujours facile car ils peuvent tant changer que les livres ne présentant que les adultes sont parfois inutiles. Ce poisson-perroquet est un jeune perroquet bicolore Cetoscarus bicolor.
Et celui-ci ? Une girelle clown juvénile Coris aygula d’une dizaine de centimètres. A l’age adulte, ce poisson dépassera 1 m et sera tout marron foncé avec une bande claire et une queue effilochée.
Voyons quelques classiques. Ils vont par deux, semblent inséparables et sont d’un jaune éclatant : les poissons-papillons jaunes.
Souvent par deux aussi, les cochers.
Plutôt seul, multicolore et pas toujours facile à photographier : le poisson ange royal
Et dans la famille des têtes couronnées multicolores, le poisson ange empereur
Moins coloré, nageant plus loin des patates de corail mais portant aussi un nom de tête couronnée : un jeune napoléon
Et comme dans les cercles du pouvoir la sincérité est une qualité rare, voici le labre traître Epibulus insidiator. Encore un délit de sale gueule ? Pourtant, il est plutôt joli ce poisson.
Il ne vaut mieux pas se frotter à eux, les chirurgiens et nasons sont équipés de scalpels à la base de la nageoire caudale.
Le chirurgien voilier :
Le nason à éperons orange :
Parmi les défis récurrents que je me lance à chaque séjour en mer tropicale, il y a celui de réussir à obtenir une photo pas floue d’un poisson-perroquet. Je ne sais pas pourquoi, j’ai un mauvais fluide avec ces poissons et c’est chaque fois une épreuve difficile. Voici un perroquet brun Scarus niger.
Nous n’avons pas vu beaucoup de poissons ballon, globe ou coffre. Le poisson globe masqué est celui que nous avons le plus rencontré.
Nous n’avons pas croisé non plus de nombreux bancs de poissons, à part les rougets à nageoires jaunes.
Et pour finir, un poisson dont le nom me laisse perplexe. J’ai eu beau lire des explications, franchement, j’ai du mal à trouver une quelconque ressemblance morphologique entre un classique lagomorphe et ce poisson lapin étoilé Siganus stellatus.
C’était un rapide tour d’horizon. Il manque les innombrables petits poissons tournant autour des coraux, les anthias et d’autres petites teignes. J’en parlerai une prochaine fois.
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