Partager l'article ! Le Saumur by night: &nb ...
Après plusieurs semaines d’une météo très perturbée qui a causé bien des dégâts dans la région, le calme est revenu. Nous sommes 6 volontaires pour aller vérifier que les épaves sont encore à leur place en cette fin d’automne. La mise en route est un peu laborieuse, mais nous glissons enfin sur une mer à peine agitée d’un petit clapot. Je passe sur les péripéties du jeu de cache-cache avec l’Astrée, pour en venir au Saumur. L’écho au sondeur est net, massif. Une fois la gueuse larguée, les rides autour de la bouée signalent un fort courant. L’eau est marron. La descente ne peut se faire qu’en se déhalant le long du bout solidement accroché quelque part au fond, sans quoi nous n’aurions aucune chance de trouver l’épave. Le peu de lumière de la surface s’estompe rapidement et nous plongeons dans l’obscurité, un noir épais. Nous arrivons directement sur un trident : les bases d'un mât et d’aérateurs. Il ne fait pas nuit, c’est une absence de lumière. Au bord de la cale, de petits anthias tournent autour d’un treuil de chargement.
Comment savoir si nous sommes entre les cales avant ou arrière ? Simple, il suffit de regarder ce qui se trouve sur le pont. Dans le cône lumineux des lampes, nous tombons sur l’hélice de secours : nous sommes donc sur bâbord arrière.
Nous partons vers la poupe. Très vite, le bastingage semble s’élever et se replier vers l’intérieur. Nous approchons de la zone où la seconde torpille a touché le navire. La dunette est couchée sur tribord. Nous passons à côté d’une plateforme qui servait de support à un canon. Celui-ci n’est plus fixé dessus et seul un cercle de rouille signale l’emplacement d’origine du support de canon.
L’arme gît en contrebas, encore montée sur sa base, pointant vers la cale.
Nous passons par-dessus bord pour redescendre le long de la coque vers le safran. De la vase sortent 2 pales de l’hélice.
Vue de plus près, l’hélice est bien colonisée, notamment par un tas de mollusques solidement accrochés.
Nous remontons l’épave le long de la coque jusqu’au château. A la lueur des phares, les portes et les ouvertures causées par des panneaux manquants créent une ambiance particulière.
Peut-être à cause de cette obscurité, le silence est plus présent. C’est la nuit. Nous circulons avec précautions pour ne rien bousculer, au risque de perturber le sommeil de l’épave…
Enfin, nous terminons par une rapide visite de la salle de bain. Le lavabo et la baignoire n’ont toujours pas été nettoyés, et c’est tant mieux.
Nous regagnons le bout et la lente remontée commence. Nous quittons la nuit pour retrouver l’obscurité glauque, puis le marron plus lumineux. A 6 m, nous sommes en drapeau, accrochés à la bouée, coulée par le courant et nous. Les minutes s’égrènent lentement…
Tu rends très bien l'ambiance nocturne de cette belle plongée, difficile à cause du courant en surface, de la nuit au fond... Mais il y avait une bonne visibilité au fond malgré tout, comme quoi on a bien fait de tenter cette plongée.
J'étais resté sur les cales, sans aller jusqu'à l'hélice envasée ; dans cette pénombre, j'étais comme dans un rêve peuplé d'anthias ! J'ai bien aimé le système de gueuse d'Eric, avec une chaîne qui a l'air de bien s'accrocher, c'est bien pratique lorsqu'on a autant de courant en surface.
Oui, on a bien fait de tenter cette plongee, meme si j'ai bien cru ne jamais voir de tole ce matin-la... J'ai bien aime cette ambiance et la visite a la lueur des lampes presque comme si on etait en surface (ou dans l'espace ?) car c'etait bien clair dans le noir. Je suis pret a reiterer l'operation des que possible
Et moi qui me disais qu'il faisait noir au fond de la gravière, en fin de compte, je me dis qu'il y fait bien clair.
Elles sont très belles tes photos malgré le manque de lumière, je trouve que l'éclairagiste a très bien joué son role pendant la plongée.
C'etait noir, mais clair. Les particules etaient dans les 25 premieres metres. C'etait difficile de faire plus : j'etais a 1600 iso, 1/40e et f4.5 je crois (le minimum possible a ces reglages). Plus lent, il aurait fallu avoir un trepied.
On essaie d'apprendre a fonctionner a deux. C'est pas simple car pour la communication, il faut se faire comprendre avec des signes pas toujours conventionnels.
Je me demande comment vous avez fait pour communiquer par signes dans ce noir si sombre.
Euh... Comment te dire... Tu sais, il existe des signes pour la plongee de nuit qui se voient grace aux lampes...
C'etait noir, mais clair, donc le probleme n'etait pas dans la vision des signes mais dans leur comprehension. Essaie devant ta glace de te dire "avance encore un peu pour te mettre au-dessus du safran et eclaire la premiere pale d'helice plus de face et sans bouger le faisceau mais sans mettre une main dans le halo du phare"
Effectivement, il va falloir penser à acheter des ordinateurs qui font les sms sous l'eau ou des masques faciaux pour faciliter la communication. Ou alors, il faut utiliser des phrases plus simples.
Je pense qu'avec de l'entrainement on arrivera petit a petit a communiquer. Donc il faut que nous soyons regulierement en situation de s'entrainer. On s'y remet des la fin du mois prochain, j'espere !
Le mois prochain ? ça veut dire fin Janvier ! ! J'aimerai bien que les températures remontent et que ma forme soit de retour pour aller me tremper un peu...
J'aimerais bien qu'on s'y remette fin janvier, oui. Je ne sais pas encore s'il y aura du materiel a tester, mais j'aimerais aussi retrouver les epaves sans thermocline pour voir si la visi est toujours aussi bonne. L'eau sera fraiche, mais ca ira.
SI les températures positives se maintiennent d'ici là, j'aimerai pouvoir replonger la semaine avant le salon, parce que les semaines qui suivent seront bien occupées, je ne sais pas si j'aurais le temps.
Ne dis pas que tu as deja trop d'obligations sur les 4 mois a venir. On dirait que tu fais expres ! Sinon, au pire, emporte un maillot, la piscine du salon ne sera pas tres chaude mais c'est mieux que rien
Les dimanches matins doivent être réparties entre les compétitions de judo de mes élèves, les compétitions pour lesquelles je suis convoquées pour arbitrer, il va y avoir le carnaval vénitien, le salon et ensuite peut-être des dimanches de froid glacial...