Partager l'article ! Hippocampes, saison 3 (suite): Donc, si je reprends, l’hippocampe est un as du camouflage et le plongeur n’est pas aidé par ...
Donc, si je reprends, l’hippocampe est un as du camouflage et le plongeur n’est pas aidé par sa situation pour pouvoir à coup sûr dénicher, observer et éventuellement reconnaître l’animal. D’autant plus que la bête est capable de changer sa livrée selon tout un tas de conditions. Il n’est pas si facile que ça de trouver des informations à ce sujet, notamment des données chiffrées. Par exemple, en combien de temps un hippocampe placé dans un bocal à côté d’une tomate devient-il tout rouge ? Pour les visiteurs intéressés, une passionnée consacre un blog à ce poisson étrange. Elle parle des couleurs :
http://hippoandco.over-blog.com/article-12300528.html
http://hippoandco.over-blog.com/21-categorie-10894644.html
Or donc, l’individu vu la première fois est-il le même que celui vu la seconde fois ? Manifestement, oui. Gorgone blanche, gorgone encroûtée, algues, plongeurs, rien n’a dû impressionner notre hippocampe puisqu’il a la même livrée avec les mêmes motifs décolorés.
Autre question : les hippocampes que nous voyons une année sont-ils des individus déjà observés les années précédentes ? Là, c’est plus compliqué car mon fond documentaire n’est pas
très étoffé. Si en plus les couleurs changent… Alors j’ai regardé les excroissances cutanées et je n’ai pas trouvé d’hippocampe vu plusieurs fois (voir l’album photo Hippocampes ).
Etonnant ? Pas forcément, sachant que ces digitations pourraient significativement varier selon la saison !
Mais, chaque année, nous les observons à peu près à la même période, entre mi-août et mi-septembre. Donc, dans ce cas, la saisonnalité ne devrait pas avoir d’influence marquée.
Que conclure ? Plusieurs hypothèses me viennent à l’esprit : (1) les individus sont très mobiles, assez nombreux et se plaisent sur la côte catalane, (2) les individus sont prélevés (prédation, pêche) mais la colonisation est continue d’année en année, (3) on ne voit qu’une si petite proportion de la population que tous les individus n’ont pas été assez bien décrits, (4) un peu de tout ça. Souvent, la meilleure solution est un mélange plus ou moins déséquilibré de toutes les hypothèses les plus raisonnables. Les observations se poursuivront cette saison…
Pour plus de renseignements, une partie des travaux du Groupe d’Etude de l’Hippocampe est visible à partir du lien suivant : http://www.voiledeneptune.org
Les images de ces 2 articles ont été ajoutées avec quelques autres à l'album Hippocampes
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