Partager l'article ! Escapade varoise. Episode 3 : le Grec: ...
Grec. adjectif et nom (latin graecus). De Grèce. (dictionnaire Larousse)
Le ciel est dégagé. La météo s’est bien améliorée. La mer est calme. Plusieurs bateaux sont déjà sur zone. Le Donator est proche, mais nous allons voir le Sagona, dit le Grec.
Nous avons de la chance car le courant a oublié de se lever ce matin. La luminosité est meilleure que la veille et l’eau semble moins chargée. Il ne faut pas attendre très longtemps pour embrasser du regard l’épave posée sur 47 m.
A la différence du Togo ou d’autres épaves dont je parle plus souvent, les bossoirs sont nus, propres : ni gorgone, ni lambeau de filet.
Côté bâbord, les bossoirs sont tombés. Alors que je tente de cadrer un mérou posé là, Pierre-Franck a la même idée et braque son phare sur l’animal qui doit alors se sentir sous les feux de la rampe !
Le navire a pris une mine à l’avant du château. L’explosion a coupé le bateau en 2. Le Grec a perdu la tête…
En remontant en direction de la poupe, je constate que la coque est tapissée de gorgones qu’un petit mérou survole.
Au-dessus, les coursives et nombre de cloisons du château sont bien conservées.
La poupe est très photogénique. La forme, les structures et la vie qui y règne créent un ensemble captivant. Dentis, gros banc de sars, nuée d’anthias, habillage de gorgones…
Les angles de vue sont multiples : d’au-dessus à en dessous, quelle poupe !
Quelle impression a t-on à côté du safran lorsqu’on lève la tête ?
Jusqu’à présent, sauf en de très rares occasions, j’ai toujours voulu figer les épaves dans leurs couleurs de fond, dans ces bleus et ces verts qui nous entourent lors des visites et qui fabriquent nos émotions et nos souvenirs si particuliers. Parfois, j’ai cédé à la tentation du noir et blanc selon l’état d’esprit au moment de me souvenir. Mais cette fois, il fallait que je force un peu les choses pour que l’épave montre une autre face. Du camaïeu de bleus sont sorties les autres couleurs.
Trop courte, la plongée a été vraiment trop courte, comme souvent... Cette fois, les paliers se passent sans la visite de nombreuses méduses.
Sous la lumière artificielle, le Grec m’a montré une autre face. Certes, je l’ai créée en voulant la révéler. Mais elle m’a impressionné.
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