Partager l'article ! Chassé-croisé sur l’Astrée (2): Enfin seuls ! Ou presque. Les sangliers sont partis, l’épave retrouve le calme un t ...
Enfin seuls ! Ou presque. Les sangliers sont partis, l’épave retrouve le calme un temps perturbé par l’agitation du troupeau.
En attendant que la vase retombe dans les coursives, nous jetons un œil dans la salle des machines.
D’année en année, l’ouverture s’élargit à mesure que les pans de tôle rouillée tombent en morceaux.
Néanmoins, très rapidement, l’obscurité règne sur les vannes et tuyauteries.
Au-dessus, l’ambiance est encore un peu fantomatique dans la coursive bâbord.
Ça s’éclaircit en remontant vers les claires-voies surplombant la machinerie.
En bonne partie, les panneaux d’ouverture et des petits hublots encroûtés sont en bon état après plus de 60 ans au fond et des milliers de visites de plongeurs peu délicats.
A côté, le bossoir restant sur bâbord, bien qu’ayant un air très penché, est encore en place.
De l’autre côté des claires-voies, les 2 bossoirs sur tribord sont, eux, encore en position normale.
Un cerclage vide rappelle qu’il y avait peut-être à cet endroit une citerne. A côté, la large ouverture circulaire marque l’emplacement de la cheminée.
Dans ce gros cylindre, la tuyauterie a cassé il y a seulement quelques années, prenant ainsi cette inclinaison.
A l’avant de la cheminée, la structure s’effondre. La face avant du château doit être plus fragile par son exposition et les conséquences du torpillage.
Dans les coursives, la touille semble s’être déposée. Il y a les accès latéraux, portes ouvertes vers des pièces désormais sans toit, mais aussi des accès aux niveaux inférieurs, s’ouvrant sur l’obscurité.
Nous resterons dans le niveau ajouré. C’est plus sage, d’autant plus que le temps passe et que l’ordi annonce déjà… Un certain temps…
Les nuées d’anthias peuplent ces espaces quadrillés par des montants corrodés. Dans leur grande majorité, les cloisons ont disparu.
L’ambiance est un peu mystérieuse. A part les poissons, personne d’autre n’est visible dans les environs. Nous sommes vraiment dans le calme d’un navire englouti plus d’un demi-siècle auparavant et qui nous fait partager ce jour-là son âme d’épave.
Lorsque nous ressortons par le dessus, les sars tambours et les dentis sont revenus tourner sur l’épave.
Il nous faut remonter. Un dernier regard pour fixer une dernière image d’ensemble et c’est la lente ascension. Vu depuis le bout, on prend la mesure des dimensions de la partie centrale du navire, pièces de vie et machinerie.
Peu à peu, l’image s’estompe, mais le souvenir reste. Les sangliers avaient débarqué un peu avant nous. Heureusement, ils sont repartis assez rapidement, nous rendant l’épave et ses ambiances très prenantes libérées de l’agitation de la foule un matin de chassé-croisé estival sur la côte catalane…
belles photos et belle prose !!!
Ambiance particulière, site d'exception : je prends note pour un de ces 4. Sans les sangliers ...
Merci ! Et encore on a eu aussi beau voire mieux encore par 2 fois cette semaine
Les images arriveront a mon retour
en septembre...
Je n'ai pas eu cette chance cette année. Merci pour ces merveilleuses images me remémorant cette ambiance extraordinaire. A bientôt pour ces instants à partager...
Je crois que cette annee tout se passe bizarrement cote meteo et visi : meteo detraquee, quasiment pas de thermocline sur les epaves en plein mois d'aout et 2 jours de suite une tres belle visi sur le Bananier et 2 autres jours sur l'Astree a nouveau. On se croirait a l'automne !
Je mettrai une autre serie d'images de ces 2 epaves le mois prochain a mon retour.
J'ai eu plus de chance, deux jours de super visi sur l'astrée, même s'il s'agissait d'une plongée techniques, une régalade avec de la super visi et encore 19°C au fond...
Tu avais eu la chance de la debutante il y a 2 ans, puis une visi tres reduite l'an dernier et a nouveau de la chance cette annee. N'en tire pas de previsions pour l'ete prochain !
J'aime bien cette alternance, les épaves avec faible visi, ça a aussi son charme.
Tu n'as pas pu en profiter pleinement cette saison mais je te rassure, la visi reduite sera encore la les prochaines annees, si tu as de la chance...
Je ne regrette pas les conditions, c'est beaucoup plus facile de faire de la technique quand on se croirait presque en surface. Et puis, même si parfois on ne s'est pas trop approchées de l'épave en elle même, on a pu bien les observer.
A present il faut que tu te debrouilles pour faire ta progression lente vers les profondeurs plus importantes.
à la gravière, ça va être très compliqué, il va falloir creuser...
Il n'y a pas que ta graviere favorite, il existe plein d'autres sites de plongee plus profonds.