Ramoucho, déjà très concentré, le visage fermé, le regard masqué par ses lunettes de soleil, arrive avec la feuille de palanquées. Tout est prêt, on y va.
Le Canigou est bien dégagé sous un ciel bleu un peu nuageux. La mer est belle.
Enfin, quelque part au large de la pointe du cap Béar, la gueuse est larguée. Le sondeur indique 64 m.
Après un long briefing très détaillé sur l’organisation et la planification des profils, la première palanquée se prépare. Ramoucho, toujours aussi concentré (ce matin, il n’a pas avalé un clown, peut-être plutôt le code civil : un truc très très lourd à digérer) crache dans son masque et frotte avec application tandis que Jean-Charles s’équipe et se prépare à se mettre à l’eau.
Sylvain, Jean-Charles et Ramoucho sont les premiers à descendre.
Après quelques minutes, mon binôme et moi-même les suivons. L’eau est claire jusqu’à la zone des 30 m où la visi se gâte nettement brusquement, comme souvent. Les 30 m suivants se font le long du bout dans une ambiance laiteuse. Heureusement que le soleil brille, sa lumière pénètre jusqu’à nous. Arrêt à 60 m, signes OK, tout va bien. A tour de rôle, nous faisons un petit test d’écriture avant d’entamer la remontée selon la planification prévue.
Retrouvant la couche d’eau plus claire, nous apercevons la première palanquée au palier. Le temps de les rejoindre et ils en auront terminé.
Le temps s’écoule lentement. La dernière palanquée s’approche, s’immerge et nous croise dans sa descente.
En attendant le retour de la dernière palanquée, nous profitons du soleil. Ramoucho ne cesse de jouer avec sa D4 et Jean-Charles a toujours un bon mot. Enfin, les voilà. Pierre-Franck sent bien le poids des ans (et du matériel qu’il a sur le dos). Cette échelle est bien plus difficile à gravir ce matin…
De retour au port, nous trouvons Daphnée attendant sur le ponton, un gâteau au chocolat à la main avec 4 bougies allumées. Cet acte prémédité révèle qu’elle n’était finalement pas si inquiète que ça quant au retour de Pierre-Franck !
En tout cas, moi, j’ai bien apprécié cette idée. Daphnée, tu as le droit de réitérer, sans attendre la prochaine occasion à fêter…
Ce n’était que le début d’un week-end festif…
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