Images Aléatoires

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Jeudi 17 septembre 2009 4 17 /09 /2009 15:06
Ce jour-là, le panneau devant le club ne porte plus le message de promotion de la sortie éveil. Il annonce la visite de Patrice Strazzera (link) pour une séance de dédicaces.

Petit flash-back...

Il y a un peu plus d’une décennie, je visitais certains sites de plongée de la côte catalane depuis 2 ans et je n’avais eu que quelques très rares occasions de n’aller voir des épaves locales que le Saumur et l’Astrée. La plus grande partie de l’année, contraint par des obligations estudiantines, j’étais bien loin de là, beaucoup plus au nord. Les sorties de mon club de plongée se faisaient habituellement en Bretagne et sur la côte d’azur. A l’époque, cherchant des documents sur le monde marin et la plongée, je découvre en vente par correspondance un petit livre parlant de la plongée sur les épaves de la côte catalane et intitulé Le Sommeil des Epaves. Je le commande sans savoir que l’image en couverture est le pont arrière de l’Alice Robert, ni que cet ouvrage deviendra collector…


 

Patrice Strazzera venait de publier un premier opus racontant pour chaque épave la plongée qu’on peut y faire, avec quelques images à l’appui. Depuis est parue (notamment) une série d’albums de photographies d’épaves d’ici et d’ailleurs.

 

A l’heure du goûter (aucun sous-entendu !), Patrice arrive avec son matériel. Le temps de se préparer, de vérifier le mélange et on embarque sur l’Antares, direction le Bananier.


 

Arrivés sur site, nous sommes seuls sur une mer d’un bleu profond et qui semble calme. En réalité, il y a un peu de jus…

 

 

Patrice prépare son matériel photo puis Sylvain l’aide à s’équiper.

 

Ca en fait du matériel, des tuyaux, des sangles…


 

Nous plongerons Leila, Vanessa, Patrice et moi. Tenant fermement le bout, nous descendons vers l’épave…



Quelques mètres au-dessus du château, la couche d’eau change et la visi se réduit considérablement. Tout devient trouble, glauque.



On pourrait penser que c’est l’effet de l’azote, mais dans ce cas mon appareil photo est narcosé lui aussi ! Les formes, en ombres chinoises, ne sont pas bien nettes.



Après avoir fait l’aller-retour jusqu’à la proue, puis longé le château sur tribord jusqu’à ce qui devait être un petit atelier sur le pont arrière, nous remontons sur le dessus du château. A côté d’une des citernes, nous regagnons le bout de balisage.



Patrice nous a prévenu de son profil de remontée (avec un palier profond) différent du nôtre. Il profite de sa position pour immortaliser la palanquée.



Il nous rejoint un peu plus tard à notre palier.



Puis il est temps de rentrer pour la séance de dédicaces !

Le moment de la dédicace est avant tout un moment de rencontre et d’échange. C’est l’opportunité de questionner et de s’informer. Et la première dédicace est faite sur un exemplaire du Guide de la plongée tek, sujet très intéressant pour tout plongeur qui souhaite élargir sa connaissance des techniques mais également s’ouvrir à des pratiques qui ne sont pratiquement pas enseignées dans le cursus classique des formations de la plongée loisir et qui pourtant mériteraient bien, selon moi, d’être plus largement diffusées.



Et tant qu’à être là, autant demander à garder sur son carnet une trace de cette sortie sur le Bananier…


Puis tour à tour les dédicaces des albums se succèdent


L’album Mémoires a du succès. Il regroupe des photos d’une vingtaine d’épaves dont les épaves catalanes que nous aimons visiter très régulièrement.

 

 

En plus de la dédicace, Patrice offre aussi une de ses photos et Vanessa n’oubliera pas sa petite sœur la Judokate palmée (link) qui aurait beaucoup aimé être là…

 

Dix ans plus tôt, ses photos étaient en couleur. Depuis, ses albums rassemblent des images en noir et blanc. Les ambiances sont différentes selon la clarté de l’eau et la visi. Les photos de ce petit avion au fond des eaux saumâtres me ramènent justement à l’atmosphère de notre plongée cette même après-midi, glauque. Cette situation tranche avec les autres épaves qui sont révélées comme on a rarement l’occasion de les voir. De quoi laisser rêveurs les plongeurs-lecteurs…

 

Enfin, Mathieu, en papa très investi dans l’éducation de sa fille Loreena, ne manque pas de l’associer à la discussion. Je ne suis pas sûr qu’elle ait tout compris, mais après tout, il y a bien des parents qui font écouter de la musique classique à leurs enfants dans l’espoir qu’ils deviennent musiciens…


Merci Patrice pour ta gentillesse et ta disponibilité. Bien sûr, on aurait pu souhaiter de meilleures conditions de plongée, mais je me suis fait plaisir. Et après tout, si les épaves se livraient toujours à nous sans difficulté, toujours sous le même aspect, toujours dans la même ambiance, ne perdraient-elles pas un peu de leur mystère ?

Merci d’avoir été là pour ceux qui aiment les épaves…


 

Par Homo palmus - Publié dans : vie du club
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