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Ce qui n’était, au départ, qu’une manière de diffuser à ceux qui ne sont pas toujours présents des images et des histoires de ce qui se passe dans un petit club de plongée qui résiste encore et toujours à la morosité, est devenu au fil du temps tantôt une tribune d’expression, tantôt une bouteille à la mer, souvent un amusement et toujours un partage. Plus de 1300 images dans 300 articles en 3 ans et demi, c’est sans doute très peu par rapport à un blog sur le tricot ou la cuisine et pourtant ça représente déjà pour moi un bon paquet d’heures de sommeil en retard… Et puis il vaut sans doute mieux que je ne donne pas de conseil de tricot…
En cette période de l’année, les médias aiment bien revenir sur l’année écoulée. J’ai déjà fait le coup du bêtisier, je ne vais pas recommencer. Cette fois, j’ai eu envie de regarder un peu en arrière pour voir ce qui avait bien pu se passer. J’ai redécouvert des histoires et ça m’a rappelé beaucoup de très bons moments. J’ai également demandé à une lectrice fidèle de me confier sa sélection. J’ai mixé, trié et voici un échantillonnage de bons moments.
Déformation oblige, la faune sous-marine est l’une des motivations principales de mes immersions. Pourtant, je m’aperçois que la catégorie des « billets faunistiques » ne représente que le 10e de ce que j’ai raconté. La richesse de la côte catalane a de quoi satisfaire les plongeurs sans contrainte de niveau :
- pour qui sait le trouver, le corail rouge est peu profond
- il y a dans la réserve des mérous peu farouches et d’autres qui le sont un peu plus, mais quel ballet sous nos yeux ce jour-là !
- la diversité des nudibranches est importante, ainsi que le nombre d’individus. Pour l’amateur de photo macro ou pour occuper les minutes de palier, la recherche de ces animaux est forcément couronnée de succès
Nudibranches (1) Nudibranches (2) Nudibranches (3) Nudibranches ? (4) Nudibranches et associés (5) Nudibranches (6) Nudibranches (7) Nudibranches (8) Nudibranches (9) Nudibranches (10)
- les plongées de nuit sont l’occasion d’observer les congres et les poulpes qui chassent, ainsi que les crustacés de sortie
A l’heure où s’allument les lampes… La nuit tombe vite, ça tombe bien ! La nuit tombe vite, ça tombe bien ! Pour voir les plus timides…
- il y a des rencontres moins prévisibles, juste en surface ou au palier au retour de l’épave
- et des rencontres qui méritent beaucoup de patience, un peu de chance et beaucoup d’attention
Deux fois plus nombreux sont les articles sur les épaves du Roussillon. Comment peut-on aimer aller voir de la tôle par une visi souvent réduite ? Qu’est-ce qui se passe dans la tête ? Et ce n’est pas que la profondeur puisque je ne dédaigne pas emmener des plongeurs sur les vestiges du Pytheas. Les épaves sont un mélange de mystère, d’histoire (parfois tragique), d’ambiances et de voyage intérieur. Je ne peux pas résumer chacune par quelques images. Elles ont leur vie, leur vieillesse et nous les voyons changer chaque année.
- le Pytheas, le plus ancien et le plus abîmé, offre la possibilité de la découverte d'une épave aux plongeurs débutants
Plus petite, plus vieille, plus disloquée mais plus accessible
- le Saint Lucien était délaissé il y a quelques années. Très fragile, écroulé sur lui-même, il a encore une très belle poupe.
Un week-end sur le Saint Lucien
- l’Astrée est le navire que j’ai le moins exploré et duquel j’ai le moins d’images.
L’Astrée, pour changer… (1) L’Astrée, pour changer (2) : à l’intérieur. L’Astrée, pour changer (3) : la partie manquante.
- j’ai vu la brutale dégradation du Saumur en une décennie.
Session epaves. 1 : le Saumur (1/2) Session épaves. 1 : le Saumur (2/2)
- l’Alice Robert est l’épave que j’ai le plus visitée. Pourtant, il me reste encore bien des recoins à explorer…
L’Alice Robert : let me take you on a trip… (1) L’Alice Robert : let me take you on a trip… (2)
Voyageurs à bord de l’Alice Robert
Lumière et brouillard (brouillard) Lumière et brouillard (le voile se déchire) Lumière et brouillard (lumière)
Durant ces dernières années, j’ai aussi raconté un peu de mes plongées exotiques plus ou moins lointaines.
- inutile de partir très loin, passer de l’autre côté des montagnes (tout en restant en Catalogne) suffit à un léger dépaysement. Il y a de belles plongées à faire à l’Estartit
- l’exotisme se trouve parfois dans des lieux improbables. J’ai ainsi pu plonger à 34 m de fond dans une eau à 33°C en plein cœur de la Belgique
D’une capitale de l’Europe à l’autre : histoire d’un aller-retour (2)
- à peine plus loin, de l’autre côté de la mer, l’Egypte est la Mecque d’une plongée comparativement bon marché. En plus, il ne faut pas être blasé, c’est quand même beau sous l’eau
- un peu plus loin, de l’autre côté de l’océan, se cachent de petites îles tranquilles où les charters de touristes ne vont pas. L’environnement y est protégé sur terre comme sous l’eau et ça se remarque
Statia, the Historic Gem (3) – Totem
- encore plus loin, presque de l’autre côté du monde, un pays de 2000 îles offre des plongées magnifiques totalement inconnues du plongeur européen moyen, y compris des voyagistes. Les Japonais, eux, le savent et profitent. Les règles sont parfois un peu étranges, mais le dépaysement est total
Plongée au Japon (1) Plongée au Japon (2) Plongée au Japon (3) Plongée au Japon (4)
- encore encore plus loin, de l’autre côté du monde, la Polynésie, grande comme l’Europe, ce sont des îles volcaniques entourées de lagons traversés de passes ou des atolls affleurant à peine
Mais la plongée n’est pas et ne doit pas devenir une activité que l’on pratique en consommateur solitaire. Si le nom du blog a changé de « carnet de plongée » pour « after-dive », ce n’est pas un hasard. Les rugbymen ont leur 3e mi-temps, pourquoi pas les plongeurs ? Esprit festif et convivialité, petits délires dans la joie et la bonne humeur, ces moments méritent d’être autant appréciés que ceux passés sous l’eau, justement parce qu’ils surviennent autour des immersions. Impossible de les résumer en quelques images. De toute façon, il faut les vivre.
- il y a eu des plongées un peu particulières
Recycleur au club – Episode 2 : Recyclons ! Recyclons !
- il y a eu des anniversaires
- il y a eu des soirées
- il y a eu des activités inattendues dans le vestiaire
Antares Sub, il y a une vie après la plongée (si, si…)
- et de nouveaux personnages sont passés dans le club
Partout où j’ai trempé mes palmes, j’ai rencontré des plongeurs à l’esprit plus ou moins perverti par cet aspect commercial. Mais j’ai aussi rencontré des plongeurs dans l’âme, quelle que soit leur nationalité. Il y a encore de l’universalité dans l’esprit de la plongée. Sachons le préserver.
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