L’offre alimentaire sur le salon étant à la fois réduite et d’un rapport qualité-prix très défavorable, certains sont partis chercher de quoi calmer leur faim à l’extérieur. Prévenu de l’arrivée
imminente d’une personnalité haute en couleurs, je décide de rester et de me diriger vers l’entrée. J’assiste alors à l’apparition de Super Ben vêtu de sa cape rouge en néoprène, encadré de
gardes du corps et entouré de ses assistantes dévouées.
Il parcourt les allées au milieu de la foule et dédicace à ses fans des cartes présentant ses derniers exploits.
Finalement, il rejoint le camp de base de son fan-club terrien. Ses assistantes à ses pieds n’ont d’yeux que pour lui. Comme quoi, la vie de super-héros ne doit pas être difficile tous les
jours…
Après un sandwich vite avalé en marchant dans les allées, je me rends en compagnie de Franck sur le stand de Passion Plongée (
link). Je suis en mission commandée pour Foifoi. Il m’avait demandé de lui rapporter un autocollant pour décorer la
valise étanche protégeant son matériel photo. Après un bon quart d’heure de fouilles, le fondateur du site a finalement trouvé. Foifoi, je t’apporte ça très bientôt ! Le seul membre que je
reconnais, c’est Charlie. Il nous avait rendu visite au club à une époque déjà lointaine où un curieux poisson-chatte squattait le bateau...
Ma mission accomplie, Franck m’indique un stand de libraire assez attirant. J’ai justement besoin de trouver un livre sur la faune sous-marine du Japon. Evidemment, je ne trouve pas. Rien n’est
fait pour faciliter la vie du plongeur français au Pays du Soleil Levant ! J’y reviendrai prochainement. Bien sûr, je craque quand même et je repars avec un petit livre sur les nudibranches de
Méditerranée.
C’est à ce moment-là que j’entre en possession d’une boîte au contenu que je ne détaillerai pas ici. J’ai tout gardé pour moi

Merci les filles

Mon sac à dos est alors
bien plein. L’après-midi se termine et les jambes fatiguent. Avec les alsaciens, nous nous installons sur des chaises de l’espace scénique, la conférence ayant été annulée. La Judokate Palmée a
décrit sa vision des événements (
link). Je me contenterai d’ajouter à son récit que j’ai chaleureusement recommandé un coin de France (désolé pour les
susceptibilités indépendantistes

), ou plutôt le Bout du Monde d’où j’ai de très beaux souvenirs tant terrestres
qu’aquatiques.
Le salon fermait ses portes à 19h. Une heure plus tard, l’apéro Aqualung ayant succédé à celui des Pyrénées-Orientales, nous étions toujours à l’intérieur, pressés par les vigiles de vider les
lieux. Rendez-vous est donné aux volontaires à Saint Michel pour trouver un resto. Les plus sages arriveront une heure plus tard. Les autres prendront un chemin moins direct, un itinéraire peuplé
de créatures étranges et de breuvages aux effets physiologiques irrépressibles…
Nous serons au total 13 à table (5 alsaciens, un ariégeois, une lorraine, 3 parisiens, 2 franciliens par obligation et moi, de je ne sais plus trop où finalement…).
Ce nombre ne pose aucun problème, sauf à la serveuse qui va passer une fin de soirée un peu… animée. Déjà, elle ne comprend pas lorsque je lui dis que les futurs arrivants demanderont
Homo
palmus. N’est-ce pas un nom tout à fait commun ? Ensuite, elle n’a manifestement pas l’habitude de l’accent du sud-ouest et peine à comprendre Sylvain :
Sylvain : « Pour moi ça sera une pinn’t »
La serveuse : « Une quoi ? »
Sylvain : « Une pinn’t ! »
Là, Franck intervient et traduit (heureusement, pour un strasbourgeois, il n’a pas d’accent):
« une grande bière, une pinte »
La serveuse (soulagée) : « Ah !... »
Pour plus de clarté, Sylvain montrera à la serveuse directement sur la carte, comme quand on se trouve dans un pays estranger, ou dans un resto japonais…
Las ! Toutes les bonnes choses ont une fin et les plus sages sont rentrés chez eux ou en quête de leur hôtel. Franck et Sylvain insistent pour que Sandrine, Didier et moi nous prenions un dernier
verre. C’est ainsi que nous échouons dans un bar du quartier où les 2 buveurs de bière se feront comprendre malgré l’accent tandis que nous opterons pour de légers cocktails.
C’est déjà dimanche. Nous déposons les joyeux fêtards à Bastille (Franck a une adresse dit-il, une histoire d’anciennes copines, tout est prévu…) et Sandrine et Didier ont la gentillesse de me
raccompagner en grande banlieue. 3h30, dehors tout est silencieux. Il gèle toujours.
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