Jeudi 8 janvier 2009
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Sa morphologie en tête de cheval avec une longue queue courbée préhensile est l’une des plus curieuses du monde des poissons. Animal en voie de raréfaction, protégé, sa pêche sur les côtes
françaises de Méditerranée est interdite. Sa rareté et son mimétisme font de lui une rencontre aussi difficile que magique. C’est pourtant à seulement quelques mètres sous la surface, sur un site
très fréquenté des plongeurs et baigneurs que nous avons pu observer la saison dernière 2 hippocampes mouchetés (
Hippocampus guttulatus) très différents.
Ce poisson n’est vraiment pas comme les autres. C’est le mâle qui assure l’incubation des œufs. Il n’a pas d’écailles mais des plaques osseuses sous la peau qui donnent l’impression d’une
carène.
Il utilise son museau comme une paille pour aspirer ses minuscules proies (zooplancton, larves).
Sa détection est très difficile si ses couleurs ne tranchent pas avec celles du décor.
Habituellement, il vit accroché par sa queue à un support (posidonie, gorgone, diverses aspérités du substrat).
La protection des hippocampes n’est pas mondiale. Leur commerce pour des soi-disant propriétés curatives dans des pseudo-médecines est une cause d’exploitation. Si nous ne pouvons que
difficilement lutter contre cela, nous pouvons par contre ne pas acheter de produits ou souvenirs mettant en œuvre des hippocampes et inciter notre entourage à faire de même. Agir contre la vente
est sûrement un moyen efficace de lutter contre l’extermination. Comme le corail rouge et les requins, je préfère de très loin le bonheur de la rencontre sous-marine fortuite à la potion vendue
comme magique ou au bibelot inutile.
Par Homo palmus
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Publié dans : billet faunistique
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