Samedi 20 décembre 2008
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La mer est d’huile alors que nous rentrons d’une extraordinaire plongée sur l’Alice Robert. Le bateau glisse sur l’eau. Au loin, le Canigou se découpe sur un fond bleu uni. Soudain, Sylvain
ralenti puis stoppe le bateau. A quelques mètres, une nageoire dépasse de la surface.
C’est un poisson-lune (
Mola mola). Il doit son nom à sa forme discoïde rappelant la pleine lune. Il est cependant appelé moonfish ou sunfish par les anglophones. Je préfère penser que
c’est ce qui lui tient lieu de nageoire caudale, en forme de croissant, qui lui confère ce nom.
Le moteur est coupé. Le plus délicatement possible, je me glisse dans l’eau. Il a toujours la nageoire dorsale à l’air. Je profite de son reflet dans le miroir de la surface.
Je n’ose pas trop m’approcher de peur de le faire fuir. Tout est particulier chez ce poisson. Il peut peser plusieurs tonnes, mesurer 2 à 3 mètres et pondre des centaines de millions d’œufs. Il
partage certaines caractéristiques anatomiques des poissons-ballons et des balistes.
Capable de plonger très profondément, on l’observe aussi en surface semblant se dorer au soleil ou attendant de se faire nettoyer. Si parfois il semble s’intéresser au plongeur (par exemple au
palier du Bananier ou de l’Astrée), c’est en général un bref instant avant qu’il s’éloigne dans le bleu.
Quelques instants magiques d’une brève rencontre, juste sous la surface, juste sous le soleil éclairant la lune en plein jour…
Par Homo palmus
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Publié dans : billet faunistique
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