L’été se termine. Les jours sont plus courts. La nuit tombe plus vite. Cette modification progressive mais inéluctable a deux conséquences : le départ pour la plongée de nuit peut se faire plus
tôt dans la soirée, mais le temps entre l’apéro et le dessert se réduit comme peau de chagrin.
Nous voici donc très tôt dans la soirée entre Port Vendres et Collioure, dont les lumières au loin se reflètent sur la mer calme jusqu’à nous.
Sous nos palmes, ce sont d’autres lumières dans une autre nuit, celles de la première palanquée qui est descendue le long du mouillage. Ce soir encore, l’eau est claire.
Pour certains, comme ce crénilabre à 5 tâches et ce labre merle, il est l’heure de se caler dans un coin avec une algue pour matelas.
Alors que pour d’autres, c’est la pleine journée. Un cérianthe s’étire de tous ces tentacules.
Une étoile de mer semble faire un exercice de gymnastique. J’imagine entendre François me poser la question : ça fait des pompes une étoile de mer ? Mais non, François, elle se prépare peut-être
à… Je t’expliquerai plus tard… :D
Cette petite rascasse rouge ne semble pas plus active que s’il faisait jour.
Mais la nuit qui tombe sur ce petit monde sonne aussi l’heure de faire ses courses d’alimentation et de passer à table… Ce poulpe hors de son trou est-il seulement en train de prendre l’air
(!) ?
Quant à ces petits qui tiendraient dans la paume de la main, ils n’ont pas du tout l’assurance de leurs grands aînés. Très craintifs, la nuit doit être pour eux un moment délicat à passer, entre
prédateur et proie…
Certains ne se pressent pas pour sortir chasser.
D’autres, comme cette murène sous un surplomb, doivent avoir beaucoup plus faim ! Elle apprécie peu d’être sous les feux de la rampe… Pardon, nous ne voulions pas déranger.
Les gestes excités de mes deux compagnons, amplifiés par leurs lampes, devant cette belle murène entièrement visible, n’ont pas seulement soulevé des nuages de particules. Ils ont d’abord énervé
le poisson qui leur a fait face toutes dents dehors. Après quelques instants pour calmer tout le monde, plongeurs et murène, j’ai laissé mes compagnons de palanquée à l’entrée de cette petite
cavité et je m’y suis glissé pour suivre l’animal qui avait finalement décidé de partir par la sortie de secours.
Désolé pour le cadrage de l’image et de l’éclairage, la position était très inconfortable dans cet espace réduit et je me faisais l’effet d’un éléphant (de mer) dans un magasin de porcelaine…
J’ai volontairement laissé de côté un grand groupe d’animaux que la plongée de nuit permet d’observer plus facilement. Ça sera pour la prochaine fois…
J'ai eu l'impression cette annee de voir beaucoup plus de murenes que les annees precedentes, sur tous les sites, mais beaucoup moins de langoustes. Ca serait a confirmer l'an prochain, comme pour les doris geants desormais implantes depuis 2 ans. J'aimerais bien pouvoir proposer une sorte de "veille" sur la faune, faite par les plongeurs qui s'immergent tout le long de l'annee aux memes sites. Apres tout, qui d'autre va vraiment voir ce qu'il y a dans ces zones ?
Ne perdez pas confiance, vous la ferez votre plongee de nuit !
Mon passeport n'est plus valide, je ne peux plus passer la frontiere et visiter l'alsace... Dommage, il parait que les gravieres y sont chaudes et claires et qu'on peut se dorer au soleil de l'ete indien en grillant des knacks... On m'aurait menti ? :p
Tu exageres. J'ai de souvenirs de grillades lors de pique-niques sur les versants vosgiens, au bord de ruisseaux rafraichissants. C'etait il y a longtemps, j'etais petit. mais ne me dis pas qu'a cause du rechauffement climatique ce n'est plus possible ! Je pense que tu as une fausse idee du climat de ta region. C'est a force de venir plonger a argeles ou il fait toujours beau : ca altere le jugement lors du retour a la realite. Qu'est-ce que ca sera a votre retour d'Egypte ?!