Je me souviens d’une époque pas si lointaine où Sylvain greffait parfois à mes palanquées un jeune N1 tout sage qui ne se plaignait presque jamais, même quand ça caillait dans l’eau. C’était le
genre de N1 que l’on raconte dans les cours théoriques aux futurs E2, celui qui va tranquillement vous écouter et qui ne vous causera jamais aucun souci. Bref, le N1 qui n’existe pas dans la
réalité… Sauf Ramoucho. Maurice pourrait légitimement lui demander à lui aussi s’il a un lit de camp dans le club car, avec le temps, il fait partie des meubles, ou plutôt du matériel, catégorie
gonflage. Oui, car Ramoucho gonflait, gonflait, gonflait, mais plongeait aussi (je vous passe les détails sur ses autres activités sociales nocturnes florissantes :D ).
Et c’est comme ça qu’un jour de fin juin 2008, il nous revient avec le
N4. Il n’était pas exactement tout seul, il a été accompagné par Sandrine qui, elle,
avait trouvé une bonne excuse pour faire ça en 2 temps : la théorie d’abord, la pratique la prochaine fois. OK, vous me direz qu’un pied dans le plâtre un mois avant l’exam, c’est une bonne
excuse. Mais quand même ! Je vous laisse imaginer la fierté du maître Jedi pour ses padawans. Pour un peu, on aurait pu sentir qu’il était plus angoissé durant les 2 jours d’épreuves que les
candidats ! le N4, ce n’est pas rien, ça laisse des traces (cf. un article d’actualité sur le sujet, paru dans la presse ce mois-ci, rédigé par JR).
Je peux bien vous le dire, malgré les séances répétées de torture intellectuelle où il a fallu leur apprendre à calculer le profil de décompression d’un plongeur qui fait une successive profonde
au sommet de l’Everest (si, si, il y a assez d’eau liquide là-haut selon l’énoncé) après avoir respiré de l’O
2 en surface suite à l’exercice de relevage d’ancre sur le Bananier, au
nitrox, nous étions quand même un peu inquiets. Car plusieurs fois, je n’avais obtenu d’eux qu’une sorte de regard perdu dans le vide face au tableau blanc, un filet de bave s’échappant du coin
de la bouche alors que le feutre séchait, suspendu en l’air, à mi-chemin entre le tableau et les neurones en surchauffe. Au final, Sandrine maîtrise parfaitement la règle de 3 (il suffit de lui
remplacer par exemple « bars » par « euros ») et Ramoucho est un expert confirmé dans l’excuse bidon pour ne pas me rendre ses exercices (genre : je l’ai oublié dans la voiture de mon père qui
est parti en Espagne). C’est pas grave, c’est le résultat qui compte. Bien sûr, nous avons un peu fêté ça le soir même, sagement…
Avec la famille…
Petite précision pour toutes les groupies de Ramoucho qui s’inquièteraient : il n’est pas ici avec sa compagne et leur fille. C’est Lulu, revenue parmi nous pour cet été, qui porte la petite sœur
de Ramoucho. En effet, à ce jour on ne lui connaît pas encore de progéniture légitime…
En journée, le petit gars sage et de bonne composition est apprécié au-delà du club par les voisins du petit monde de Port Argelès
La nuit… Euh… :p
Bref, à vous demoiselles qui souhaitez être encadrées par un jeune et compétent N4 pour vivre de belles plongées, venez au club, vous y serez très bien accueillies !
P.S. et si vous avez une grande sœur souhaitant être encadrée par un moins jeune N4, c’est également possible… :p ;-)
J'espere que tu t'eclates bien. J'ai hate de revenir...
Je vois que je ne suis pas pret de recevoir un signe encourageant malgre mon P.S. desespere :'( J'ai d'abord pense que comme vous etes 2, on aurait pu trouver un arrangement de groupe :D Mais non, meme pas : la somme de vos ages est beaucoup trop importante ! Tant pis pour moi, je vais continuer a frequenter les merous...
Bonne idee d'arriver le 11 car des le 12 la temperature devrait brutalement monter, surtout en fin de journee... C'est un microclimat tres special qui se produit chaque annee a cette date a argeles... Il faudra que j'y consacre un petit article d'ailleurs... :D