La narcose est un phénomène à la fois bien et mal connu des plongeurs. Si tout le monde s’accorde sur le principe que l’azote, à partir d’une certaine pression partielle, provoque l’apparition des
symptômes, les mécanismes sont plus obscurs. En effet, comment expliquer que, selon les individus, l’expression des symptômes peut-être aussi personnelle ? Pire, chez certains les symptômes durent
bien après la baisse de la pression partielle d’azote, voire même apparaissent
avant l’immersion… Voici la description en images de quelques cas.
La narcose persistante (pendant la remontée).
Le plongeur semble normal. Mais son regard dément cet air trompeur ! Le plongeur vous fixe, un peu comme s’il voyait loin derrière vous, à travers vous, très très loin…
Il peut aussi paraître inondé d’un immense bonheur
Ou victime d’une incohérence de mécanique visuelle handicapante pour lire son ordi (dont il a oublié l’existence)
Enfin, parfois, il peut révéler sa personnalité la plus cachée
Dans certains cas, le plongeur oublie sa nature aérienne et mime le poisson qu’il aimerait être. Dans cette situation, agir vite et lui remettre son détendeur en bouche. Il sera toujours temps plus
tard de lui expliquer la différence entre poumons et branchies.
La narcose de palier.
Rarement évoquée, elle peut cependant être très dangereuse. Les comportements peuvent être suicidaires ! En effet, le plongeur refusant de regagner la surface (par exemple après une promenade sur
le Bananier avec 20 m de visi) peut réagir violemment par des pulsions agressives. Ci-dessous 2 cas de tentatives de sabordage :
Dans ces cas, restez prudents et, à distance, tentez de calmer le malheureux plongeur qui vit intérieurement le véritable déchirement de devoir terminer la plongée.
La narcose du retour à la surface.
Le plongeur est perdu. La mine triste, il est dans la phase « low » de l’accro à l’azote qui est déjà en manque et se désespère de devoir retrouver le monde atmosphérique. Parfois, dans des cas
extrêmes, ce type d’addiction se complique avec des plongeurs refusant de lâcher le détendeur durant le retour au port.
La narcose de surface (avant immersion !).
La plus méconnue. Comme pour les autres cas, elle se manifeste par des comportements décalés faciles à identifier.
Le plongeur a aussi ce regard un peu étrange de celui qui est dans un autre monde.
Dans certains cas, le plongeur plane véritablement...
J’espère que cette succinte présentation aidera les plongeurs victimes et leurs binomes à mieux se connaître et ainsi à agir préventivement. L’abus d’azote est dangereux pour la santé. A consommer
avec modération. Mais à consommer quand même ! (6) :D
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