17 h. L’activité sur le port se calme à mesure que le soleil baisse à l’horizon et que les ombres s’allongent. Quelques bouteilles et des petits gâteaux apparaissent sur une table, prémices d’un
moment convivial durant lequel les histoires des plongées du jour vont s’échanger entre palanquées à terre.
Discrètement, par petits groupes, des visiteurs posent leurs lourds sacs devant le club. Ils arrivent à l’heure convenue et aussitôt la préparation rituelle débute.


La Pp02maxteam (
www.ppo2maxteam.com) a
donné rendez-vous à l’équipe du Sommeil des Epaves (
www.sommeildesepaves.com) pour un colloque de bulles sur le pont arrière du
Saint Lucien. Tout ce petit monde s’installe sur le bateau tandis que Thierry, perdu dans ses pensées profondes, se demande : « to take or not to take some pics ? That is the question »


Le choix de sortir en fin d’après-midi s’avère très judicieux. La mer est calme, l’air est doux, les couleurs sont franches sous un soleil encore vaillant et la température est idéale.

Arrivée sur site. La gueuse est jetée pile à l’aplomb du château de l’épave. Les palanquées seront larguées l’une après l’autre. Un petit coup de main pour aider la préparation de Patrice et
Thierry, en configuration un peu tek, qui vont descendre les premiers pour tranquillement commencer les photos.

Nous descendons les derniers, Romain et moi. Nous croisons de nombreux cténophores dans les 10 premiers mètres. Puis la luminosité baisse, la visi diminue et nous arrivons sur le château du Saint
Lucien. La visi est réduite, mais rapidement l’œil s’accoutume. Habituellement, la promenade se fait sur la partie arrière jusqu’à l’énorme hélice encore en place sous le renfoncement de la poupe
posée bien droite. Cette fois, nous partons pour la partie avant de l’épave. Les cales sont ouvertes. Le mât de charge est tombé à côté du gros treuil. A l’abri du bastingage bâbord, une belle
mostelle se laisse photographier sans manifester d’inquiétude.

De nombreux alcyons se développent sur la coque. La lumère du phare leur rend leurs couleurs vives.



Nous rejoignons le château, éffondré.


Entre les tôles enchevêtrées, des bouquets de spirographes au panache déployé se balancent lentement.


Il est difficile de se représenter la structure du château écroulé dans cette ambiance fantomatique.

Retour vers la lumière.

Les cténophores, gracieux et légers, nous tiennent compagnie au palier.

Partis les derniers, nous ne sommes cependant pas les derniers à remonter. Un bon moment après nous, Patrice et Thierry remontent enfin. D’accord, ils avaient prévu de quoi y passer la soirée… A
nouveau un petit coup de main pour le matériel et tout le monde est à bord.


Retour au port dans la bonne humeur. Le temps de se déséquiper et c’est le débriefing général autour d’un verre ;-) C’était vraiment très agréable cette sortie épave en fin de journée en si bonne
compagnie. Vous revenez quand vous voulez ;-)
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