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Vendredi 16 mai 2008 5 16 /05 /2008 00:26
Comme un enfant qui découvre que les limites habituelles de son aire de jeu sont autant de portes vers des lieux inconnus, il est excitant de laisser derrière soi la sécurité du terrain connu pour s’avancer dans la pénombre.
Les 20 premiers mètres sont relativement clairs. Puis la visi se réduit et sur le château, elle n’est plus que de 3 m environ. Mais c’est presque bien ! Survol de la salle de bain avec sa baignoire, son carrelage noir et blanc et son lavabo.


Passage par la cuisine où un congre a élu domicile dans un fourneau inoffensif depuis plus de 60 ans.


Et… Non, nous n’irons pas plus loin dans la traditionnelle promenade vers LA mitrailleuse bâbord avant du Saumur. Non, allons faire un tour sur l’arrière.
Le cargo est posé bien droit, de la proue aux cales arrières. Du moins, à la première cale arrière. Le chemin sur le pont côté tribord est dégagé jusqu’au niveau du treuil et de l’ancien mât de charge effondré.


Traversons au-dessus de la cale béante et noire jusqu’à bâbord où trône l’énorme hélice de secours.


Après l’hélice… Après ? Après, rien d’intéressant. La torpille du sous-marin a détruit la partie arrière qui gît, décomposée, sur le fond de sable. D’habitude, à l’hélice on fait demi-tour et on retourne au château visiter les salles techniques, les coursives, le trou de la cheminée...
Après l’hélice de secours… La carcasse est vrillée, couchée sur tribord. A main droite, le bastingage se redresse.


Le désordre règne sur ce pont incliné en partie écroulé.


Une échelle encroûtée ne mène plus nulle part.


Une échelle ? Là ? A côté d’elle, une manivelle, puis un grand cerclage de métal planté à la verticale, puis une autre manivelle qui est à la base d’un long objet rectiligne complètement encroûté. Pointant vers le sable, à peine reconnaissable dans cette eau chargée, se trouve devant nous la mitrailleuse bâbord arrière du Saumur…


Elle ne tourne plus : à l’inverse de sa sœur encore dressée à la proue, peu de plongeurs ont dû venir la voir et entretenir sa mobilité.

Et après ? Après, une large ouverture dans la poupe éclatée et le sable quelques mètres plus bas… Nous n’avions pas encore poussé la visite jusque là. Tout le monde vous le dira, sur le Saumur, c’est à l’avant qu’il faut aller, il n’y a rien à voir à l’arrière qui a explosé…

Il est temps de retrouver le bout et d’entamer la remontée. Plus haut, nous retrouvons les copains au palier.


L’humeur semble bonne. Dans les masques, les regards sont parlants : la visite d’épave a plu une fois de plus.
Par Homo palmus - Publié dans : épave
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