7h15, dimanche matin. C’est l’heure incroyable du rendez-vous au parking du péage où je dois retrouver François pour traverser à nouveau la montagne et gagner l’Estartit. 1h30 plus tard, nous
avons retrouvé Sam et nous sommes à Oceansub (http://www.oceansub-estartit.com), prêts à enfiler notre costume du dimanche en néoprène. En
préparant le matériel, on entend des mots comme « Maldives » et « requin baleine »… Moi, j’ai demandé à François une plongée avec un vol de raies mantas ou, au minimum, un beau tombant de
gorgones rouges. Ce matin, ça sera la Vaca. Nous voici enfin partis pour la courte traversée entre le port et les îles Medes. Je me sens un peu seul en combi humide sur ce bateau…

Le bateau s’amarre au mouillage fixe. Tout le monde s’équipe et se met à l’eau. La température de l’eau est de 13°C et la visi est très correcte (une quinzaine de mètres). Nous longeons la paroi
rocheuse dans une nuée de castagnoles, en direction de l’entrée du tunnel.

L’entrée du large tunnel est riche en faune fixée, mélange de celle que l’on trouve côté Roussillon sur les roches et sur le coralligène. J’immortalise un bouquet de clavelines, toujours étonné
de l’impression que donnent ces animaux de n’être que fines membranes transparentes.

Sur l’autre versant de la paroi, 2 minuscules coryphelles sont probablement en plein repas sur des colonies d’hydraires entre les Parazoanthus et les algues calcaires.

Nous traversons le vaste tunnel et à la sortie, à main droite, toute la paroi est couverte de magnifiques gorgones bleues, sans éclairage, qui virent au jaune et au rouge sous la lumière du
phare.



Plus loin, sous un rocher, un mérou s’abrite sous une voûte de corail.

Nous contournons la pointe de l’île pour revenir dans la zone du mouillage. Posé sur une grosse touffe d’algues, un gros chapon se laisse photographier.

Josep nous fait signe. Nous allons prolonger la plongée par la visite de quelques cavités et boyaux étroits. Le gruyère rocheux des îles Medes est propice au développement de la faune à tendance
sciaphile comme les crevettes. Les entrées des grottes et les nombreux surplombs permettent le développement abondant du corail rouge.

A l’intérieur des cavités, les jeux d’ombre et de lumière créent des ambiances visuelles esthétiques. Ce n’est pas en entrant qu’on en profite le plus. Car parfois, presque rampant sur le
gravier pour ne pas frotter la robinetterie contre le plafond dans des boyaux sinueux, il est impossible de se retourner… C’est de l’intérieur du gruyère que l’on profite le plus de cette
ambiance contrastée entre nuit et jour.



Un dernier petit détour photographique sur une roche à proximité du mouillage et après plus d’une heure d’immersion, nous passons les quelques minutes de palier avec un banc d’oblades.

Encore une plongée magnifique où j’ai eu beaucoup de plaisir à retrouver François et Sam. Je n’en veux pas à François de m’avoir forcé à quitter mon lit à 6h du matin. Je voulais voir des
gorgones rouges et j’en ai vu beaucoup et de très belles. Evidemment, il est encore tombé sur un animal étrange qu’il a photographié et que l’on n’a pas encore formellement identifié…
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