Les sites de plongée sont situés sur presque tout le tour de l’île, ce qui permet de s’immerger tranquillement quel que soit le sens des vents. Les profondeurs varient d’un site à l’autre jusqu’à
40m, pour les plongeurs.
Les plongées ont été faites avec SeaSaba, l’un des deux clubs de l’île. L’accueil a été très bon, le matériel était en bon état et il n’y a pas de souci pour avoir du nitrox pour les plongeurs
certifiés, c’est-à-dire pratiquement toute la clientèle américaine : nous étions 2 européens à bord durant la semaine.

J’ai d’abord été un peu étonné par le traditionnel contrôle des papiers : on m’a demandé mon nombre de plongées et mon carnet. Ma carte de niveau n’était pas importante. J’ai rapidement compris
pourquoi. Les plongées sont en principe encadrées par les guides du club, ce qui présente 2 intérêts. D’une part, tout le monde peut descendre jusqu’à 39 m sur les « pinnacles », très belles
aiguilles rocheuses remontant à la verticale des profondeurs et que l’on touche à plus de 20m de fond. D’autre part, on peut se laisser promener. J’étais réticent au départ (Quoi ? Moi ? Me faire
promener dans un troupeau d’américains à la technicité
PADIesque ???). Précisons une chose, ce n’est pas la cohue, 10 plongeurs sur un site c’est beaucoup. En réalité, après la première
sortie, la DP venait me voir suite au briefing pour me demander ce que je souhaitais faire et j’avoue que plusieurs fois je me suis laissé aller à suivre à petite distance une palanquée pour
profiter des vacances subaquatiques… Ça repose ! :D
La première chose qui m’a marqué, c’est la vision du récif. Il ne donne pas cette impression minérale comme ce que j’ai pu voir en Polynésie, ni la vue de quantité de « coraux mous » comme en mer
Rouge. C’est autrement.

De nombreuses grandes gorgones donnent un aspect buissonnant par endroits alors que les gorgones éventail à la perpendiculaire des patates me rappellent un peu la mer Rouge.


Mais ce qui est très différent, c’est le nombre et la diversité des éponges : énormes éponges barriques dans lesquelles on pourrait parfois rentrer un plongeur, éponges tubulaires violettes,
éponges ramifiées rosâtres…



Les monnaies caraïbes sont très fréquentes, comme les vers arbre de noël (ici plantés dans du corail cerveau).

On peu observer un autre ver assez joli avec ces bouquets de soies très urticantes : le ver de feu.

Parmi la faune benthique, certains amateurs gourmets apprécieront la langouste royale

Les taches de sable entre les patates ne sont pas désertiques :

Et pour une fois, au détour d’une patate de corail, en vol stationnaire juste au-dessus du sable, un barracuda en embuscade qui ne bouge pas d’un poil, pardon, d’une écaille.

Bien sûr, les poissons multicolores accompagnent toutes les immersions. Poisson-lime, chirurgiens, perroquets, poissons-anges… Plaisir des yeux…




Mais j’avoue un faible pour ceux qui ont des formes un peu moins classiques, comme le poisson trompette

Et surtout, les poissons-coffres. Ci-dessous, un poisson-coffre noir et blanc adulte, puis un jeune et un poisson-coffre à polygones.



Enfin, une rencontre pleine de grâce qui à chaque fois me fait très plaisir…

Peut-être que certains l'auront reconnue… Nous avons eu la chance d’en voir à plusieurs reprises.
De bien belles plongées en mer tropicale, de belles randos à faire à terre, une population accueillante et agréable, très peu de touristes, un souci de préservation du patrimoine naturel
terrestre et marin, Saba a beaucoup de raisons de séduire le plongeur-voyageur à la recherche de nature et de sérénité, loin du tourisme de masse.
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