Nous en étions à la sortie du château. Tournons-nous vers l’avant. Par endroits le bastingage subsiste, très encroûté.
De part et d’autre du pont, deux tourelles supportent des mitrailleuses à double canon auxquelles on accède en montant un escalier raide.
L’escalier menant en haut de la tourelle avant tribord est complètement colonisé de corynactis dans les tons jaunes.
En survolant les cales béantes et les énormes treuils, on arrive au mât à mi-distance de la proue. Il est encore dressé, cassé aux 2/3 environ de sa hauteur d’origine. Il est couvert de filets
tendus dans lesquels se perdent inutilement les poissons. Combien de temps encore résistera cet emblème de l’épave à force de chalutages déraisonnables ?
En continuant vers l’avant, un gros cube surélevé apparaît dans l’alignement du mât et de la proue. C’est le stockage de munitions pour le canon de proue.
Juste devant se trouve ce massif canon, l’effet étant accentué par son encroûtement et la grosse épaisseur de filets accumulés.
A l’avant du canon, en contrebas sur le pont se trouvent les puits de chaînes. Celles-ci sont encore à poste. Un congre respectable a élu domicile dans l’un des conduits.
Enfin, la proue. Elle est encore couverte d’un grand filet tendu vers le fond, probablement accroché à quelques restes envasés un peu plus loin au-delà de l’étrave.
Voilà, nous sommes arrivés au bout de la promenade. Pour découvrir l’ensemble, une seule plongée est trop courte, surtout à ces profondeurs. Et encore, il reste à visiter les cales, la partie
inférieure du château, les coursives tribord, retrouver la cuisine, explorer la cassure à l’arrière et… Retrouver la poupe séparée du reste de l’épave… De quoi occuper beaucoup d’autres plongées
sur cette épave bien conservée mais déjà assez encroûtée, colonisée et habitée par de très nombreux poissons et quelques langoustes…
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