Mardi 17 juillet 2007
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J’avais prévenu, après des grands, voici des tout petits !
La coryphelle mauve (
Coryphella pedata) peut être confondue avec la flabelline mauve. Mais si l’on observe bien, on constate que les rhinophores sont lisses, contrairement à ceux de la
flabelline mauve. Tous les appendices de la coryphelle mauve ont les extrémités blanches. Petit détail gastronomique à l’usage des éventuels prédateurs : la coryphelle mauve fait partie de ces
nudibranches qui recyclent pour leur propre usage défensif les cellules urticantes des hydraires qu’elle mange ! Ainsi, le poisson gourmand a la désagréable sensation de croquer une nourriture
trop piquante pour lui…
Voici une elysie vert clair (
Elysia timida) d'un petit cm de long, probablement en quête d’acetabulaires, sa nourriture (qui mériterait à elle seule un billet faunistique tant cette
algue est remarquable). Cette espèce serait endémique de la Méditerranée. La couleur verte (plus prononcée chez
Elysia viridis) viendrait des chloroplastes (organites intracellulaires
contenant la chlorophylle et qui permettent aux végétaux de faire la photosynthèse) ingérés mais non dégradés lorsque l’elysie se nourrit de son algue favorite.
Ce diaphorodoris à ceinture jaune (
Diaphorodoris luteocincta) a été observé par François le mois dernier. Qui peut encore nier sa capacité à dénicher les petites bêtes que le plongeur
commun ne voit pas ? Comme le doris dalmatien, il se nourrit d’éponges mais aussi d’algues.
Merci à François pour sa contribution. Prochainement (avec son soutien), la suite du modeste inventaire et également la mise en ligne d’un album spécialement consacré aux nudibranches.
Par Homo palmus
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Publié dans : billet faunistique
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