Images Aléatoires

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Commentaires Récents

Vendredi 21 septembre 2007
S’il faut faire les plongées dans la réserve avec le nez en l’air pour profiter des très gros rassemblements de poissons, il ne faut pas pour autant oublier de regarder ce qui se passe sur le fond ou juste au-dessus. Là, vivent des poissons au caractère plus solitaire, comme le labre merle (Labrus merula).

labre-merle.jpg
Habituellement ils sont en petits groupes, mais ce rouget (Mullus surmuletus) faisait bande à part, remuant le substrat, à la recherche de quelque nourriture. On ne pourra plus dire qu’il n’y a que les plongeurs qui labourent !

rouget-2.jpgrouget.jpg
Plus fréquemment rencontrés ces dernières semaines, les dentis (Dentex dentex) ont une allure de prédateur au regard sévère. Les points colorés sur le dos donnent une belle teinte bleutée.

denti-b.jpgdenti-2b.jpg
Et bien sûr, il n’est pas imaginable de parler des solitaires de la réserve sans penser aux mérous ! Aux Tinyes, nous en avons croisé de taille modeste.

merou-aux-tinyes-2.jpgmerou-aux-tinyes-3.jpgmerou-aux-tinyes-b.jpg
Avez-vous déjà vu un mérou fâché ? J’étais tapi derrière une arête rocheuse pour photographier ce mérou presque posé derrière des gorgones quand il a réagi à un signal déplaisant (des plongeurs ?) et a clairement montré son mécontentement. Finalement, il s’est rapidement calmé :

merou-pose.jpgmerou-pose-fach--.jpgmerou-pos---calm--.jpg
Autour du cap l’Abeille, nous avons vu des mérous plus variés en dimensions et motifs de robe. Il y a presque toujours un bel exemplaire à côté de l’arche. Il est peu farouche et si l’on est très calme et respectueux, il se laisse gentiment photographier :

merou-a-l-abeille-b.jpg
par Homo palmus publié dans : plongée en Roussillon
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Mercredi 19 septembre 2007
Puisque la météo le permettait, nous sommes allés à la réserve samedi et dimanche : autour des Tinyes un matin, au cap le lendemain. La visi n’était pas très bonne le premier jour, franchement meilleure le second. Néanmoins, il y a une constante : la concentration en poissons. Je pense que par rapport à tous les autres sites de la côte, l’effet « réserve » est évident. En cette fin de saison, les bancs de sars, de différentes espèces, sont encore importants et mélangés avec les saupes.

reserve-banc5.jpgreserve-banc4.jpgreserve-banc6.jpgreserve-banc7.jpgreserve-banc8.jpg
Mais ce qui m’a le plus impressionné, c’est l’immense regroupement de saupes entre les crêtes rocheuses des Tinyes. L’eau laiteuse effaçait les limites d’un banc si grand qu’il emplissait presque tout notre champ de vision entre nous et la surface…

reserve-banc3.jpgreserve-banc.jpgreserve-banc2.jpg
Si l’on rencontre très fréquemment ces animaux en petits groupes au cours de nos plongées, c’est assurément dans la réserve qu’ils sont les plus importants. Même si nous savons que la réserve n’est pas respectée car la pêche s’y pratique frauduleusement, elle semble bien être un havre de paix - relative - pour la faune. Et le plongeur peut s’y promener en une ballade contemplative sous un « ciel »  constellé de poissons…
par Homo palmus publié dans : plongée en Roussillon
ajouter un commentaire commentaires (3)    recommander
Mardi 18 septembre 2007
J’ai déjà précédemment parlé de la chaudière du Pytheas dans les articles sur cette épave. Elle est très colonisée, par les gorgones notamment, surtout sur sa face la plus exposée. Il y a aussi cette zone sur laquelle rien ne semble se déposer et se développer, comme si cette zone était toxique alors que rien à l’œil ne permet de penser qu’elle est de composition différente du reste de la chaudière.

pytheas-2508-11.jpg
Cette relique est un petit monde à elle toute seule. Elle est colonisée d’algues et de colonies d’animaux, que bien souvent le plongeur ne remarque même pas, ce qui donne cet aspect encroûté sans toutefois faire totalement disparaître les formes et les détails de la structure.

chaudiere-grappin.jpg(Oui, Sandrine a si bien visé que le grappin est tombé sur la chaudière, sans y laisser de marque visible)

De plus gros habitants fixés, comme les gorgones et les éponges, apportent du relief et de la couleur. Mais si l’on regarde de plus près, de nombreuses petites blennies vivent posées à côté de leurs trous. Ces petits poissons donnent souvent l’impression d’être partagés entre curiosité et crainte à l’approche du plongeur délicat.

chaudiere-blennie.jpg
Si l’on s’approche encore plus près, on découvre les nudibranches. Ici, une hervia se promène sur une belle éponge rouge orangé.

chaudiere-hervia.jpg
Mais il n’y a pas qu’à l’extérieur que la chaudière sert de support à la vie. L’intérieur est plein de cavités entre les tuyauteries.

chaudiere-int.jpg
En l’absence de lumière, la vie ne s’y développe pas de façon aussi visible qu’à l’extérieur. Mais une cavité, qu’elle soit d’acier ou de calcaire, est un refuge pour les animaux fuyant la lumière et ceux qui s’y tapissent dans l’attente d’une proie.

chaudiere-muene.jpg
Le délit de sale gueule… Est-ce son regard ? Son profil ? Sa morphologie serpentiforme ? Ou sa gueule le plus souvent ouverte avec ses petites dents pointues ? La murène a mauvaise réputation. Pourtant c’est un poisson comme les autres, un prédateur comme tant d’autres, comme nous…
Elle n’est pas seule dans sa cavité. Elle partage les lieux avec des crevettes. Combien en voyez-vous sur cette image ?

chaudiere-murene-2.jpg
J’ai passé 6 minutes, montre en main, à tenter de prendre des photos de cette murène. J’ai pris le temps, j’ai mesuré mes gestes, je l’ai approché avec délicatesse pour ne pas qu’elle sente le moindre danger. J’ai essayé de ne pas trop la déranger. Dans ces moments, je me mets à la place de l’animal et je me demande comment je réagirais si une sorte de gros monstre venait tout près de moi en émettant de la lumière vive. Serais-je capable de rester calme, de ne pas m’inquiéter et de ne pas me préparer à repousser plus loin cette créature inconnue ? Plongeurs, plongeuses, quand nous nous immergeons, nous entrons dans un monde qui n’est pas le nôtre, sans y avoir été invités… Alors pensez poisson !
par Homo palmus publié dans : plongée en Roussillon
ajouter un commentaire commentaires (2)    recommander
Lundi 17 septembre 2007
J'ai ajouté, dans la liste des liens, l'adresse d'un forum très intéressant sur les nudibranches et animaux apparentés. Ce forum regroupe une énorme collection de messages avec photos couvrant des centaines d'espèces observées partout dans le monde. Mais ce qui est très utile, c'est de pouvoir envoyer ses photos pour identification en cas de doute, pour signaler des curiosités ou simplement pour augmenter la quantité de données disponibles.
J'ai fait appel aux compétences des modérateurs le mois dernier et vous pouvez voir le résultat ici :
http://www.seaslugforum.net/display.cfm?id=20199
Donc si vous avez un doute ou une photo mystérieuse, vous pouvez soumettre cela aux spécialistes australiens de ce forum. Même sans cela, se promener de fiche en fiche permet de visualiser une très vaste diversité de formes et de couleurs d'animaux pas forcément exotiques : il y aurait plus de 170 espèces en méditerranée...
par Homo palmus publié dans : billet faunistique
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Vendredi 14 septembre 2007
Nous en étions à la sortie du château. Tournons-nous vers l’avant. Par endroits le bastingage subsiste, très encroûté.

bastingage-av-gauche.jpg
De part et d’autre du pont, deux tourelles supportent des mitrailleuses à double canon auxquelles on accède en montant un escalier raide.

mitrailleuse-av-gauche.jpg
L’escalier menant en haut de la tourelle avant tribord est complètement colonisé de corynactis dans les tons jaunes.

escalier-mitrailleuse-av-dt.jpg
En survolant les cales béantes et les énormes treuils, on arrive au mât à mi-distance de la proue. Il est encore dressé, cassé aux 2/3 environ de sa hauteur d’origine. Il est couvert de filets tendus dans lesquels se perdent inutilement les poissons. Combien de temps encore résistera cet emblème de l’épave à force de chalutages déraisonnables ?

mat-filets.jpg
En continuant vers l’avant, un gros cube surélevé apparaît dans l’alignement du mât et de la proue. C’est le stockage de munitions pour le canon de proue.

canon-av-munitions.jpg
Juste devant se trouve ce massif canon, l’effet étant accentué par son encroûtement et la grosse épaisseur de filets accumulés.

canon-avant-1.jpgcanon-avant-3.jpgcanon-avant-detail.jpgcanon-avant-filets.jpg
A l’avant du canon, en contrebas sur le pont se trouvent les puits de chaînes. Celles-ci sont encore à poste. Un congre respectable a élu domicile dans l’un des conduits.


Enfin, la proue. Elle est encore couverte d’un grand filet  tendu vers le fond, probablement accroché à quelques restes envasés un peu plus loin au-delà de l’étrave.

proue-2.jpgproue.jpg
Voilà, nous sommes arrivés au bout de la promenade. Pour découvrir l’ensemble, une seule plongée est trop courte, surtout à ces profondeurs. Et encore, il reste à visiter les cales, la partie inférieure du château, les coursives tribord, retrouver la cuisine, explorer la cassure à l’arrière et… Retrouver la poupe séparée du reste de l’épave… De quoi occuper beaucoup d’autres plongées sur cette épave bien conservée mais déjà assez encroûtée, colonisée et habitée par de très nombreux poissons et quelques langoustes…

par Homo palmus publié dans : épave
ajouter un commentaire commentaires (4)    recommander
publier ses idées sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus