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Jeudi 30 août 2007
Ce site est situé juste avant la pointe du cap Béar, sous le phare. En surface, des éboulis sont visibles dans un renfoncement de la falaise. Mais le chaos rocheux sous-marin justifie mieux encore le nom du site. Un petit plateau entre 2 et 8 m environ, couvert de roches écroulées, se termine par un éboulis de gros blocs jusqu’à 18-20 m.

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Au bas de ce chaos rocheux, des patates de coralligène de 2 à 3 m de haut ont été édifiées sur le fond de sables et graviers.

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Cette construction récifale est d’origine biologique, à l’instar des récifs coralliens. Cette formation est un véritable gruyère parsemé de petits tunnels et de crevasses avec des surplombs. Une faune fixée variée s'y développe et beaucoup d’animaux s’abritent dans les nombreux trous.

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Poulpes et congres sont des rencontres fréquentes, aussi bien dans les éboulis que sur le coralligène. Mais d’autres petits animaux méritent d’être remarqués et observés : anémone charnue, protule, hervia, Hypselodoris elegans

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Ce site est adapté à tous les niveaux, du baptême dans le petit plateau protégé (saupes, sars, oblades, nudibranches, poulpes) aux autonomes qui pourront explorer tous le site jusqu’aux patates de coralligène à un peu plus de 20 m.
par Homo palmus publié dans : plongée en Roussillon
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Jeudi 30 août 2007
Ce cargo de 73 m a été coulé en 1943 par un sous-marin anglais, tout comme le Saumur, l’Astrée et l’Alice Robert. De ces épaves, celle du Saint Lucien est la plus proche des roches du cap Béar, ce qui est sûrement la raison de son mauvais état en comparaison des autres. C’est aussi la moins profonde. Posée sur 40 m, la plongée peut se faire entre 32 et 34 m seulement, à condition de ne pas descendre voir la grosse hélice encore en place. Ces dernières années, l’épave est très peu plongée. On la dit trop abîmée, dangereuse, écroulée… Et si on allait la voir ?
Pour la 3e fois cette année, je vais descendre visiter le Saint Lucien. Les deux fois précédentes la visi était trop réduite pour s’imaginer l’épave et prendre des photos. Au point GPS la gueuse est lâchée. Une bouée jaune signalera en surface ce point d’immersion des palanquées. Nous sommes proches de la pointe du cap, sur la route de tous les bateaux qui, bien entendu, ne se déroutent pas forcément à la vue d’un pavillon alpha…
Descente dans une eau claire jusqu’à 25 m où elle se charge rapidement en particules : mauvais signe. Quelques mètres plus bas nous arrivons sur le château, à côté d’une tuyauterie dressée.

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Le château est bien endommagé, écroulé. Nous le devinons mètre par mètre en nous dirigeant vers l’arrière.

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Nous longeons les cales. Beaucoup de restes de filets recouvrent les structures plutôt bien conservées.

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Et lorsqu’on éclaire ces lambeaux de filet, on constate qu’ils sont colonisés sur de grandes surfaces par des alcyons encroûtants d’un rouge vif et d’autres animaux coloniaux !

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Après un tour à l’hélice, énorme, nous remontons sur le pont arrière, rejoignons le château que nous traversons en direction de l’avant vers le point d’impact des torpilles. A l’inverse du château et de la partie arrière, posés droits sur le fond, toute la partie avant restante est vrillée et repose sur le flanc tribord.

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L’enchevêtrement des tôles, des câbles, des filets mériterait une visite dans de meilleures conditions de visibilité. Nous regagnons le château pour retrouver le bout et entamer la remontée. Quelques mètres plus haut, je m’arrête pour jeter un dernier regard sur cette épave. La visi semble meilleure qu’à notre arrivée ! Ce n’est pas qu’une question d’accoutumance, mon apn ne s’habitue pas, lui.

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Durant les paliers, je me dis que cette épave dénigrée, trop proche du cap où croisent tant de bateaux, considérée comme dangereuse, comme trop abîmée, mérite pourtant la visite. Nous n’avons pas cherché la faune, privilégiant la visite des structures. D’autres palanquées raconteront avoir vu des langoustes, un homard, des congres… Nous avons vu des flabellines, une faune encroûtante colorée et bien sûr des nuées d'anthias. Cette épave a encore des charmes que je suis pressé de retourner découvrir…

par Homo palmus publié dans : épave
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Mercredi 29 août 2007
Beau temps, mer calme, enfin… La météo cet « été » est capricieuse. Nous descendons dans une eau bleue assez claire. D’habitude nous rentrons dans une couche d’eau plus « sale » vers 30 m mais là… Non… Alors que nous voyons encore le bateau en surface, nous découvrons déjà l’épave ! Une pause pour profiter de la vue, un « ok » de chaque n2 m’accompagnant et c’est parti ! Nous laissons le bout pour planer dans une nuée d'anthias jusqu’au canon à l’arrière du château.

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Un peu plus loin, une palanquée croise la mitrailleuse à double canons.

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Nous nous dirigeons vers le château. L’entrée des coursives juste en dessous de nous est surmontée d’une pièce d’artillerie complètement empaquetée dans une épaisse couche de filets cassés.

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Nous longeons le château sur bâbord, passant à côté des bossoirs…

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Nous gagnons l’angle bâbord avant du château surplombant la passerelle.

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Depuis cet endroit, alors que nous avons une vue sur presque tout le dessus du château encombré de débris et de filets, nous apercevons parfaitement le mât sur toute sa hauteur. Juste à côté de nous, 2 citernes percées et prises dans un nouveau filet...

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C’est à ce moment que l’un de mes n2 me fait signe qu’il ne va pas bien… mais pas bien quoi... Un coup de stress avec un peu trop d’azote … Voilà, terminée la promenade dans ces conditions exceptionnelles… C’est pas grave, je révise l’assistance à 40 ! Il vaut mieux que tout se finisse bien ainsi. On y redescendra bientôt… Et vous aurez des images de la partie avant…
par Homo palmus publié dans : épave
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Mercredi 29 août 2007
Effet stimulant du rhum sous les tropiques, on ne saura pas… En tout cas le résultat est là, 8 mois plus tard : Carlos et Fiona plongent Eva et Maya dès leur premier âge dans l’univers sain et excitant de la plongée…
C’est Eva qui a manifesté la première le désir de sortir de la poussette pour découvrir les articles en vente au club…

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Enfin… Elle a surtout trouvé un biberon plein… Quant à Maya, beaucoup plus zen, on ne l’a pas entendue du tout, se réservant pour la soirée et la nuit selon les dires des heureux parents fatigués…

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Les seules palmes à leurs tailles sont celles qui sont en porte-clés… Il faudra attendre un peu avant d’accompagner papa !

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par Homo palmus publié dans : vie du club
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Mardi 28 août 2007
Mais pourquoi tous ces clubs s’entassent-ils autour du cap l’Abeille quand les mouillages fixes restent libres, juste à coté, autour des 3 crètes rocheuses ? La même faune abondante y est pourtant présente. C’est une plongée à faire aussi bien les yeux sur les rochers que dans le bleu et vers la surface. Et avec une bonne visi, on profite du spectacle vu d’en dessous…
Sars, saupes, mulets, dorades, merous et tous les autres… Partout partout…
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par Homo palmus publié dans : plongée en Roussillon
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