Vendredi 29 février 2008
Depuis le temps que François me parlait de ses plongées hivernales là-bas, il fallait bien que je me rende compte par moi-même. J’avais déjà fait une douzaine de plongées à L’Estartit il y a
quelques années, côté côte et autour des rochers des Iles Medes, réserve naturelle.
1h30 de route et une sorte de « cacolac » réchauffé plus tard, nous sommes au club OceanSub, bien accueillis par Gemma et Josep. Vérification des papiers, signature d’une charte du plongeur responsable, équipement et nous voilà prêts, ou presque : une dernière vérification technique du matériel photo…
1h30 de route et une sorte de « cacolac » réchauffé plus tard, nous sommes au club OceanSub, bien accueillis par Gemma et Josep. Vérification des papiers, signature d’une charte du plongeur responsable, équipement et nous voilà prêts, ou presque : une dernière vérification technique du matériel photo…
La proximité des îles juste en face du port est appréciable. Le court temps de trajet permet malgré tout de profiter du paysage aérien avant celui sous-marin.


Peu de plongeurs aux îles ce dimanche. Le site choisi est Dofi Sud, là où se trouve une statue de dauphin à l’entrée d’une cavité. Nous sommes 4 clients mais finalement seulement 2 à suivre Josep
: la promenade sous-marine est guidée. Oublions cette sorte de fierté et l’orgueil qu’on estime parfois avoir chèrement gagnés avec nos diplômes d’autonomes et avouons que dans certaines
circonstances, c’est bien agréable de se laisser guider et de se concentrer sur la photo et le plaisir des yeux. De plus, dans ce cas, il est question de passer la plus grande partie de
l’immersion dans divers tunnels et grottes…
Plouf ! Gemma, qui s’inquiète peut-être que je sois le seul en combi humide, m’a dit de me mettre à l’eau en dernier. L’eau est à 13-14°C, quand même ! Descente sur un fond d’une douzaine de mètres et effectivement, devant l’entrée d’une cavité, une petite statue de dauphin en partie recouverte d’algues ne semble pas intéresser les sars qui tournent autour.
Plouf ! Gemma, qui s’inquiète peut-être que je sois le seul en combi humide, m’a dit de me mettre à l’eau en dernier. L’eau est à 13-14°C, quand même ! Descente sur un fond d’une douzaine de mètres et effectivement, devant l’entrée d’une cavité, une petite statue de dauphin en partie recouverte d’algues ne semble pas intéresser les sars qui tournent autour.


Les îles sont un véritable gruyère. Entrer dans les grottes immergées, c’est pénétrer un monde un peu différent de celui des plongées habituelles. A mi-chemin de la plongée spéléo, c’est malgré
tout une plongée sous plafond : éclairage, attention au palmage, stabilisation… L’ambiance est particulière : les orifices dans les parois font des puits de lumière bleutée dans la pénombre.


L’environnement change avec la hauteur. Sur le sol, des roches arrondies évoquent des éboulis anciens aux blocs érodés. Ils sont recouverts d’une fine couche de vase. Un congre timide se cache
alors qu’une mostelle pour une fois reste en pleine eau.

Les anthias sont ici dans des conditions de lumière et d’abri comparables à celles des épaves plus profondes du cap Béar où nous les voyons habituellement.

François me fait signe avec sa lampe : en dessous de moi se promène une crevette bouquet.

Dans les parois latérales, les trous et les failles sont aussi habités. Des mérous et un homard trop timides échapperont à nos appareils photos. Peut-être sommes nous trop inquiétants, mais comment pourrions nous faire pour les approcher sans lumière dans cette obscurité ? Plus haut, dans 2 anfractuosités, 2 grandes cigales, elles, prennent la pose sans crainte.


La voûte est colonisée par la faune fixée que l’on observe dans les massifs de coralligène. Eponges et anémones partagent l’espace avec du corail rouge, abondant.

Dans un recoin moins colonisé, à notre approche, une dromie remue à peine ses pinces aux bouts lisses et roses.

François me fait signe avec sa lampe : en dessous de moi se promène une crevette bouquet.

Dans les parois latérales, les trous et les failles sont aussi habités. Des mérous et un homard trop timides échapperont à nos appareils photos. Peut-être sommes nous trop inquiétants, mais comment pourrions nous faire pour les approcher sans lumière dans cette obscurité ? Plus haut, dans 2 anfractuosités, 2 grandes cigales, elles, prennent la pose sans crainte.


La voûte est colonisée par la faune fixée que l’on observe dans les massifs de coralligène. Eponges et anémones partagent l’espace avec du corail rouge, abondant.

Dans un recoin moins colonisé, à notre approche, une dromie remue à peine ses pinces aux bouts lisses et roses.

Après une halte dans une cloche d’air exigue pour 3 plongeurs, nous repartons vers la sortie et cette ambiance bleutée.


A chaque issue, sous les derniers surplombs, les poissons se réunissent, se croisent et se mélangent : gros loups, sars, sars tambours, corbs et mérous.


Il est temps de gagner une roche peu profonde pour un palier. Bien sûr, François et moi, nous passons les quelques minutes à la recherche de la petite bête. Le temps d’immortaliser une planaire et François m’appelle : il est encore tombé sur un minuscule nudibranche au fond d’un petit creux dans la roche ! Serait-ce un Tripania maculata ?


65 minutes au total, je commence à sentir le froid. Sur le bateau, Gemma me tend un ciré pour le retour. Mais la traversée est courte et peu de temps plus tard, j’ôte ma combi sous une douche chaude…
Merci à Gemma et Josep pour leur accueil, la qualité de leur service et leur attention. Et un grand merci à François pour cette très belle plongée. Il faudra qu’on y retourne !


A chaque issue, sous les derniers surplombs, les poissons se réunissent, se croisent et se mélangent : gros loups, sars, sars tambours, corbs et mérous.


Il est temps de gagner une roche peu profonde pour un palier. Bien sûr, François et moi, nous passons les quelques minutes à la recherche de la petite bête. Le temps d’immortaliser une planaire et François m’appelle : il est encore tombé sur un minuscule nudibranche au fond d’un petit creux dans la roche ! Serait-ce un Tripania maculata ?


65 minutes au total, je commence à sentir le froid. Sur le bateau, Gemma me tend un ciré pour le retour. Mais la traversée est courte et peu de temps plus tard, j’ôte ma combi sous une douche chaude…
Merci à Gemma et Josep pour leur accueil, la qualité de leur service et leur attention. Et un grand merci à François pour cette très belle plongée. Il faudra qu’on y retourne !






















































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