Voyage en Polynésie.
Rêve inaccessible ? Destination très onéreuse ? Oh oui ! Mais… Quand on regarde les comptes-rendus de voyage des plongeurs, ça fait quand même envie ! Organiser un voyage là-bas n’est pas
forcément très simple si l’on ne veut pas passer par un voyagiste : synchronisation des vols inter-îles, choix des hébergements, nuit de transit, clubs de plongée… J’ai eu une grande chance,
celle de connaître une monitrice de plongée partie travailler sur une des îles sous le vent. Alors j’ai opté pour le voyage à la carte, organisé en grande partie par un voyagiste, mais laissant
la moitié du temps de séjour à ma guise. C’est comme cela que j’ai craqué, je suis parti voir Lulu sur Huahine…
Huahine sur l’eau.
Après 23 heures de voyage (dont 21 heures de vol) via Los Angeles et une nuit de transit à Papeete, j’ai pris l’avion pour Huahine le 27 mars au matin, sous un ciel couvert et des averses. C’est
la fin de la saison des pluies.
Les crètes montagneuses de Huahine emergent du Pacifique ceinturées d’un cordon turquoise. L’île est en deux parties reliées par un seul pont. Face à Fare, minuscule bourgade, le lagon est
traversé par deux passes.
Cette île est beaucoup moins visitée par les touristes que Moorea et Tahiti très au sud ou Bora Bora plus au nord. D’ailleurs, le sofitel est en ruines… rendant l’accès libre et désert à une
belle plage où cela vaut vraiment la peine de faire du snorkelling entre les patates de corail riches en faune multicolore dans à peine plus d’un mètre d’eau chaude… L’île porte les restes
historiques de la culture locale à présent presque disparue. Il est etonnant de découvrir les restes de marae, pourtant pas si anciens archéologiquement parlant, et si peu d’informations précises
quant au fonctionnement de ces lieux de culte. Nombre de questions semblent en attente de réponse. Le site reconstitué sur les bord du grand lac de Huahine permet cependant de toucher du doigt
cette société presque effacée que la population aujourd’hui souhaite sauvegarder. L’évangélisation a été massive et l’emprise communautaire religieuse aujourd’hui semble extrêmement forte sur la
population.
Dans toutes les parties habitées où je suis passé, j’ai croisé un ttrès grand nombre de chiens errants, ou plus ou moins errants. J’ai été étonné par la faible diversité apparente d’oiseaux. La
vie est très chère. La conversion d’un facteur 119 du franc pacifique à l’euro n’est pas très aisée les premiers jours. La population semble vouer un culte à sa bière régionale, au point d’en
louer les mérites dans une chanson. Hinano, Hinano…
Grâce à mon hôtesse bienveillante et attentionnée, j’ai pu goûter pas mal de bonnes choses aussi bien sucrées que salées. De même, le tour d’une bonne partie de l’île en bateau, le passage dans
la ferme perlière, les bains et les moments passés en compagnie de ses amis (Edouard le grand organisatuer de repas, Stephane l’artiste, Sophie l’esthéticienne qui a toujours la peche) ont fait
de mon séjour sur cette île un très bon moment très enrichissant. Merci Lulu !
D’autres images de Huahine sur l’eau dans l’album photo du même nom !
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