Samedi 18 juin 2011 6 18 /06 /Juin /2011 00:53

Avant : air bien purifié comprimé dans les bouteilles

 

Pendant : PpN2 de 4 bars (environ)

 

Après : palier à… A ?...

 

diluant

 

Produit, certes cancérigène, toxique, inflammable et irritant, mais de première qualité, purifié à 99% !

 

Encore une cause potentielle de perturbation du plongeur, parmi tant d’autres (voir Narcose ).

 

Ceci pour rappeler qu'à l'approche de la haute saison, temps d'insouciance durant lequel le cerveau est aussi trop souvent en vacances, il est important de faire attention non seulement à soi mais également à l'environnement dans lequel on évolue.

Par Homo palmus
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Mercredi 15 juin 2011 3 15 /06 /Juin /2011 10:01

Les fraises ont été commercialisées 3 semaines avant la période habituelle. Le printemps a été le plus chaud depuis des décennies. Dans la moitié des départements métropolitains sont appliquées des mesures de restriction d’usage de l’eau. Mais tout cela ne perturbe pas le poisson-lune qui est à l’heure, lui. Comme chaque année à la même période (voir Poisson de saison ), il est revenu en nombre fréquenter la côte rocheuse roussillonnaise. Bains de soleil en surface, sauts (modestes) et retombées (bien à plat), visite des plongeurs au palier… Il faut en profiter, c’est la saison du Mola mola !

 

Mola mola

Mola mola 1

 

Quelques renseignements sur ce curieux poisson : La Lune en plein jour

Par Homo palmus - Publié dans : plongée en Roussillon
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Jeudi 9 juin 2011 4 09 /06 /Juin /2011 19:12

Terminons le tour de l’Alice Robert par l’arrière du château et le pont écourté par la cassure due au torpillage.

Surplombant les entrées des coursives, la tourelle portant le double affût de 37 mm semble être soutenue par des pieds fins et fragiles.

 

bananier 170411 double canon 2

bananier 170411 double canon 3

 

Il n’y a plus l’échelle d’accès à la plateforme, ni les pieds la supportant : ils sont probablement tombés lors de l’effondrement des claires-voies à leur base.

 

bananier 170411 double canon

bananier 170411 double canon 1

 

Quittant la tourelle, on rejoint le pont arrière couvrant les cales.

 

bananier 170411 pont 2

 

A la différence des cales à l’avant, la première cale arrière est presque totalement fermée.

 

bananier 170411 pont arriere

 

Les claires-voies sont encore en relatif bon état.

 

bananier 170411 cale arriere

 

De chaque côté de la cale étaient installés des affûts de 20 mm pour la défense anti-aérienne.

 

bananier 170411 mitrailleuse ar tribord

 

Sur tribord, le cerclage est encore visible alors que sur bâbord la structure est plus dégradée, comme l’est d’une manière générale ce flanc.

 

bananier 170411 mitrailleuse ar tribord 1

bananier 170411 mitrailleuse ar babord

 

Ce pont arrière a été remanié par l’armée allemande lors de la transformation de l’Alice Robert cargo fruitier en navire d’escorte SG-11. Le mât et les treuils ont été supprimés. A leur place, un canon de 105 mm, comparable à celui de la proue, a été installé. Il pointe vers la surface.

 

bananier 170411 canon arriere

bananier 170411 canon arriere 1

 

Bordant la cassure, ce canon est la dernière structure. Le navire, torpillé au niveau de la seconde cale arrière, s’est brisé. Sur tribord, quelques mètres de coque et du pont subsistent alors que côté bâbord, la cassure est presque nette au ras de l’ouverture de la cale, désormais béante.

 

bananier 170411 cassure flanc tribord

bananier 170411 cassure

 

Cette cassure est souvent un point d’accrochage des filets et malgré les dimensions de l’ouverture, il faut être prudent.

Voilà pour l’état des lieux de l’épave de l’Alice Robert telle qu’elle était en ce printemps 2011. Malgré sa dégradation observable d’année en année, elle a encore de beaux restes et un attrait indéniable. Il suffit de demander aux plongeurs ce qu’ils en pensent…

Par Homo palmus - Publié dans : épave
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Vendredi 3 juin 2011 5 03 /06 /Juin /2011 23:53

Très ajouré, ne tenant que par des montants fragiles et rongés, le château s’est écroulé à l’automne dernier. Lors de ma première visite, la visi était si réduite que j’avais pensé l’effondrement uniquement côté bâbord (voir Jour sombre et Evolution ). Une autre visite en début d’année m’avait fait constater que l’affaissement était général (voir Première plongée de 2011 ). En réalité, c’est plus compliqué. Pour bien comprendre, voici un tour du pont le plus élevé du château.

 

La vue depuis le pont avant montre que la structure s’est abaissée de presque un niveau, avec un affaissement plus important au centre de la façade avant.

 

bananier 170411 facade chateau

bananier 170411 facade chateau 1

 

Faisons le tour par tribord. L’angle tribord avant a conservé sa structure. Une ouverture est encore visible, mais l’accès à l’intérieur est très réduit.

 

bananier 170411 angle avant tribord

 

Un peu plus loin, l’un des 4 bossoirs reste le seul encore en place, tourné vers l’extérieur.

 

bananier 170411 flanc tribord

 

Au niveau de l’angle tribord arrière, on peut bien prendre la mesure de l’abaissement. Le plafond se trouve à peine au-dessus du niveau du bastingage.

 

bananier 170411 angle chateau tribord

 

Au centre de la façade arrière, les alentours de la petite pièce de l’atelier sont intéressants pour la compréhension de la dégradation. L’atelier en lui-même a gardé ses dimensions.

 

bananier 170411 atelier

 

Les claires-voies séparant ce local de la tourelle portant le double canon, et qui supportaient les pieds de la plateforme d’accès, se sont écroulées (les pieds ont disparu aussi).

 

bananier 170411 claires voies

 

Peu de lattes en bois du pont résistent. Elles disparaissent plus vite que l’acier. Le quadrillage métallique est déformé sous l’atelier, laissant craindre que la petite pièce descende prochainement d’un niveau au centre du pont. Les bossoirs sur bâbord, fixés au niveau du bastingage, sont toujours tournés à l’intérieur. L’affaissement du pont est très net.

 

bananier 170411 bossoirs

 

Les extrémités des coursives inférieures, n’ayant pas de charge à supporter, sont bien conservées.

 

bananier 170411 entree coursives

 

Le dessus du château est un fouillis de tôles, câbles et débris divers. Les 3 citernes entourant la cheminée ne sont plus les seuls gros objets saillants car suite à l’écroulement, la cheminée dépasse désormais à nouveau.

 

bananier 170411 chateau

bananier 170411 chateau 1

bananier 170411 chateau 2

 

Le plafond de la coursive bâbord est également au niveau du bastingage. L’angle avant bâbord repose même dessus.

 

bananier 170411 angle babord avant

 

Il y a eu un affaissement d’un niveau du pont le plus élevé, mais la structure qui soutenait le niveau a dû céder en dessous, au moins par endroits, plutôt au centre de l’épave. La déformation au niveau de l’atelier montre que le phénomène va se poursuivre. La visite de l’intérieur, qui était délicate mais faisable jusqu’à l’an dernier, doit être à présent très dangereuse. Il sera donc difficile de mesurer l’étendue des dégâts depuis les entrailles de l’épave…

 

Suite et fin de la visite au prochain épisode…

Par Homo palmus - Publié dans : épave
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Lundi 30 mai 2011 1 30 /05 /Mai /2011 00:21

Chaque année (ou presque), selon les possibilités et les conditions in situ, j’aime bien faire un tour des épaves, une sorte d’état des lieux pour voir ce qui a changé. Il y a les éléments incontournables que tout visiteur découvre ou retrouve à chaque fois. Avec le temps, on remarque aussi de nombreux points de détail et des parties a priori moins remarquables auxquels on n’accorde pas forcément beaucoup d’attention au premier abord. Pourtant, ce sont ces détails qui parfois révèlent l’évolution des choses. Quelques exemples avec ce tour de l’Alice Robert.

 

Rien ne semble avoir changé à la proue. Le navire gîte toujours un peu sur tribord. Les ancres sont à leur place et le canon est toujours posé sur ses pattes comme une grosse araignée.

 

bananier 170411 proue

 

Ce canon de 105 mm, encroûté depuis longtemps, est régulièrement accroché par les filets. En ce printemps, il était plutôt dégagé.

 

bananier 170411 canon proue 1

 

Ces dernières années, c’est au niveau du support du canon que les choses ont évolué. Le cerclage métallique entourant les pieds a disparu.

 

bananier 170411 canon proue

bananier 170411 canon proue 2

 

Les caisses de munitions sont tombées au bord de la cale, suite à l’écroulement de la structure porteuse.

 

bananier 170411 munitions

 

Autour de la cale avant, le pont résiste assez bien au temps qui passe. Bien sûr, certaines plaques sont manquantes, mais les trous ne s’agrandissent pas significativement.

 

bananier 170411 cale avant

bananier 170411 pont avant

 

Le mât est encore dressé, malgré tout ce qui s’accroche et tire à longueur d’année.

 

bananier 170411 mat

 

A sa base, les treuils massifs n’ont pas grand chose à craindre des éléments.

 

bananier 170411 treuils

 

De part et d’autre du mât et des aérateurs, les tourelles portant les canons de 37 mm sont toujours en place.

 

bananier 170411 treuil tourelle

 

L’échelle couverte de corynactis mène encore à la plateforme qui a perdu son armoire à munitions.

 

bananier 170411 tourelle av tribord

 

Cette pièce d’artillerie est mieux conservée que sa jumelle côté bâbord.

 

bananier 170411 canon av tribord

 

Le pont est plus abîmé côté bâbord au niveau de la tourelle, mais celle-ci est toujours debout.

 

bananier 170411 babord avant

 

Le grand filet qui l’emprisonnait l’an dernier a été décroché. Des lambeaux pendent encore. Ils n’ont pas fait tomber les caisses de munitions.

 

bananier 170411 tourelle av babord 1

 

Malgré les tiraillements, le canon est resté posé sur le cerclage. Corrosion et encroûtement lui assurent peut-être une relative résistance à l’arrachement.

 

bananier 170411 tourelle av babord

 

A proximité immédiate de la façade du château, 2 affûts quadruples de 20 mm complétaient le système de défense anti-aérienne des doubles affûts répartis le long du navire. De ces pièces d’artillerie, encore visibles sur les photos prises 10 ans après le naufrage, ne subsistent que les bases légèrement surélevées sur tribord et bâbord.

 

bananier-170411-base-affut-4-1-copie-1.JPG

bananier 170411 base affut 4-2

 

Derrière, d’un bord à l’autre, le château s’est affaissé sur lui-même. J’en ai déjà parlé (voir  Jour sombre et Evolution ), mais sans pouvoir donner beaucoup de détails. Ce sera chose faite prochainement…

Par Homo palmus - Publié dans : épave
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