Mardi 21 juin 2011 2 21 /06 /Juin /2011 12:36

C’était la fin d’une rude journée. Assis à côté de moi, face à des copies de théorie de N1, Ramoucho avait bien du mal à se concentrer sur les réponses parfois très étonnantes et rédigées dans une langue vaguement apparentée au Français. Car l’esprit de Ramoucho, enchaîné à la table, peinait à retenir son corps d’athlète attiré par le pot d’anniversaire dans le local à côté. Quelques minutes plus tard, alors que Ramoucho satisfaisait enfin ses instincts animaux (boissons sucrées et grignotages bien gras), le club a eu la visite d’Hervé Levano, auteur de l’ouvrage de référence pour les plongeurs intéressés par l’histoire des épaves locales :

 

epaves de la cote vermeille

 

Bien que le contenu d’un petit verre de breuvage local ne provînt pas de sa propre production (link), il lui aurait été difficile de refuser, par pure politesse. Mais voilà, des amateurs de tôle étant sur place…

 

Tout d’abord impressionnée, Daphnée n’osait pas. Rassurée, elle a poliment demandé une dédicace pour son binôme préféré (1000 km plus au nord, soi-disant en train de travailler ).

 

dedicace Herve 1

 

Puis Didier est reparti à son tour avec un exemplaire dédicacé.

 

dedicace Herve 2

 

Quand je pense que le mien, si souvent feuilleté, est toujours vierge… Mais ce n’est pas grave, l’essentiel étant les discussions sur les vestiges plus ou moins bien conservés, disparus, à visiter ou encore sur les informations portées par des documents retrouvés et des questions latentes. C’est toujours un moment de plaisir aux effets secondaires : « quand est-ce qu’on y retourne ? », « quand est-ce qu’on va voir ? » …

Par Homo palmus - Publié dans : vie du club
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Samedi 18 juin 2011 6 18 /06 /Juin /2011 00:53

Avant : air bien purifié comprimé dans les bouteilles

 

Pendant : PpN2 de 4 bars (environ)

 

Après : palier à… A ?...

 

diluant

 

Produit, certes cancérigène, toxique, inflammable et irritant, mais de première qualité, purifié à 99% !

 

Encore une cause potentielle de perturbation du plongeur, parmi tant d’autres (voir Narcose ).

 

Ceci pour rappeler qu'à l'approche de la haute saison, temps d'insouciance durant lequel le cerveau est aussi trop souvent en vacances, il est important de faire attention non seulement à soi mais également à l'environnement dans lequel on évolue.

Par Homo palmus
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Mercredi 15 juin 2011 3 15 /06 /Juin /2011 10:01

Les fraises ont été commercialisées 3 semaines avant la période habituelle. Le printemps a été le plus chaud depuis des décennies. Dans la moitié des départements métropolitains sont appliquées des mesures de restriction d’usage de l’eau. Mais tout cela ne perturbe pas le poisson-lune qui est à l’heure, lui. Comme chaque année à la même période (voir Poisson de saison ), il est revenu en nombre fréquenter la côte rocheuse roussillonnaise. Bains de soleil en surface, sauts (modestes) et retombées (bien à plat), visite des plongeurs au palier… Il faut en profiter, c’est la saison du Mola mola !

 

Mola mola

Mola mola 1

 

Quelques renseignements sur ce curieux poisson : La Lune en plein jour

Par Homo palmus - Publié dans : plongée en Roussillon
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Jeudi 9 juin 2011 4 09 /06 /Juin /2011 19:12

Terminons le tour de l’Alice Robert par l’arrière du château et le pont écourté par la cassure due au torpillage.

Surplombant les entrées des coursives, la tourelle portant le double affût de 37 mm semble être soutenue par des pieds fins et fragiles.

 

bananier 170411 double canon 2

bananier 170411 double canon 3

 

Il n’y a plus l’échelle d’accès à la plateforme, ni les pieds la supportant : ils sont probablement tombés lors de l’effondrement des claires-voies à leur base.

 

bananier 170411 double canon

bananier 170411 double canon 1

 

Quittant la tourelle, on rejoint le pont arrière couvrant les cales.

 

bananier 170411 pont 2

 

A la différence des cales à l’avant, la première cale arrière est presque totalement fermée.

 

bananier 170411 pont arriere

 

Les claires-voies sont encore en relatif bon état.

 

bananier 170411 cale arriere

 

De chaque côté de la cale étaient installés des affûts de 20 mm pour la défense anti-aérienne.

 

bananier 170411 mitrailleuse ar tribord

 

Sur tribord, le cerclage est encore visible alors que sur bâbord la structure est plus dégradée, comme l’est d’une manière générale ce flanc.

 

bananier 170411 mitrailleuse ar tribord 1

bananier 170411 mitrailleuse ar babord

 

Ce pont arrière a été remanié par l’armée allemande lors de la transformation de l’Alice Robert cargo fruitier en navire d’escorte SG-11. Le mât et les treuils ont été supprimés. A leur place, un canon de 105 mm, comparable à celui de la proue, a été installé. Il pointe vers la surface.

 

bananier 170411 canon arriere

bananier 170411 canon arriere 1

 

Bordant la cassure, ce canon est la dernière structure. Le navire, torpillé au niveau de la seconde cale arrière, s’est brisé. Sur tribord, quelques mètres de coque et du pont subsistent alors que côté bâbord, la cassure est presque nette au ras de l’ouverture de la cale, désormais béante.

 

bananier 170411 cassure flanc tribord

bananier 170411 cassure

 

Cette cassure est souvent un point d’accrochage des filets et malgré les dimensions de l’ouverture, il faut être prudent.

Voilà pour l’état des lieux de l’épave de l’Alice Robert telle qu’elle était en ce printemps 2011. Malgré sa dégradation observable d’année en année, elle a encore de beaux restes et un attrait indéniable. Il suffit de demander aux plongeurs ce qu’ils en pensent…

Par Homo palmus - Publié dans : épave
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Vendredi 3 juin 2011 5 03 /06 /Juin /2011 23:53

Très ajouré, ne tenant que par des montants fragiles et rongés, le château s’est écroulé à l’automne dernier. Lors de ma première visite, la visi était si réduite que j’avais pensé l’effondrement uniquement côté bâbord (voir Jour sombre et Evolution ). Une autre visite en début d’année m’avait fait constater que l’affaissement était général (voir Première plongée de 2011 ). En réalité, c’est plus compliqué. Pour bien comprendre, voici un tour du pont le plus élevé du château.

 

La vue depuis le pont avant montre que la structure s’est abaissée de presque un niveau, avec un affaissement plus important au centre de la façade avant.

 

bananier 170411 facade chateau

bananier 170411 facade chateau 1

 

Faisons le tour par tribord. L’angle tribord avant a conservé sa structure. Une ouverture est encore visible, mais l’accès à l’intérieur est très réduit.

 

bananier 170411 angle avant tribord

 

Un peu plus loin, l’un des 4 bossoirs reste le seul encore en place, tourné vers l’extérieur.

 

bananier 170411 flanc tribord

 

Au niveau de l’angle tribord arrière, on peut bien prendre la mesure de l’abaissement. Le plafond se trouve à peine au-dessus du niveau du bastingage.

 

bananier 170411 angle chateau tribord

 

Au centre de la façade arrière, les alentours de la petite pièce de l’atelier sont intéressants pour la compréhension de la dégradation. L’atelier en lui-même a gardé ses dimensions.

 

bananier 170411 atelier

 

Les claires-voies séparant ce local de la tourelle portant le double canon, et qui supportaient les pieds de la plateforme d’accès, se sont écroulées (les pieds ont disparu aussi).

 

bananier 170411 claires voies

 

Peu de lattes en bois du pont résistent. Elles disparaissent plus vite que l’acier. Le quadrillage métallique est déformé sous l’atelier, laissant craindre que la petite pièce descende prochainement d’un niveau au centre du pont. Les bossoirs sur bâbord, fixés au niveau du bastingage, sont toujours tournés à l’intérieur. L’affaissement du pont est très net.

 

bananier 170411 bossoirs

 

Les extrémités des coursives inférieures, n’ayant pas de charge à supporter, sont bien conservées.

 

bananier 170411 entree coursives

 

Le dessus du château est un fouillis de tôles, câbles et débris divers. Les 3 citernes entourant la cheminée ne sont plus les seuls gros objets saillants car suite à l’écroulement, la cheminée dépasse désormais à nouveau.

 

bananier 170411 chateau

bananier 170411 chateau 1

bananier 170411 chateau 2

 

Le plafond de la coursive bâbord est également au niveau du bastingage. L’angle avant bâbord repose même dessus.

 

bananier 170411 angle babord avant

 

Il y a eu un affaissement d’un niveau du pont le plus élevé, mais la structure qui soutenait le niveau a dû céder en dessous, au moins par endroits, plutôt au centre de l’épave. La déformation au niveau de l’atelier montre que le phénomène va se poursuivre. La visite de l’intérieur, qui était délicate mais faisable jusqu’à l’an dernier, doit être à présent très dangereuse. Il sera donc difficile de mesurer l’étendue des dégâts depuis les entrailles de l’épave…

 

Suite et fin de la visite au prochain épisode…

Par Homo palmus - Publié dans : épave
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