Au départ, nous sommes descendus directement sur 25 m le long de la pente de galets. Nous avons fait le chemin du retour à plus faible profondeur pour terminer à quelques mètres sous la surface au niveau du ponton. Dans cette zone, les végétaux forment des herbiers, ce qui change le paysage subaquatique.
Comme dans d’autres environnements, les herbiers sont habités et peuvent servir d’abri. Je pense que c’est une des raisons pour lesquelles certains petits poissons restent à proximité immédiate.
D’autres un peu plus hardis, ou misant plus sur l’effet de nombre, se déplacent en banc entre les roches et les taches végétales.
Il m’est très difficile d’identifier les végétaux rencontrés. Il aurait fallu que je fasse des photos en macro sur les feuilles, ou ce qui tient lieu de feuilles. Je vais donc me contenter de suggérer des noms, sans aucune certitude.
Les végétaux composant les herbiers que nous avons survolés étaient tous dans seulement quelques mètres d’eau, sans pour autant atteindre la surface. Les formes sont variées :
- herbage un peu fouillis :
Ce sont peut-être des charagnes (Chara vulgaris ?) qui sont des algues vertes dans lesquelles habitent tout un tas de mollusques (les petits points noirs) comme cette paludine (coquille blanche à rayures brun foncé, floue certes…) :
- haie frêle ou dense :
Bien que ne courant pas à la surface de l’eau, les feuilles formées de plusieurs ramifications en segments capillaires d’aspect relativement filiforme, tous partant d’un pétiole bien visible, me font penser à des espèces de Batrachium (aquatile ?) ou de Ranunculus.
- formes rampantes plus ou moins redressées :
Les feuilles disposées en verticilles de 4 feuilles pennées sont peut-être celles d’une myriophylle (Myriophyllum spicatum ?)
- massif :
Bien que pouvant évoquer une variété de myriophylle par les dimensions, l’aspect général et la densification aux extrémités des tiges, les feuilles ne semblent pas pennées. Il semblerait plutôt que ce soient des verticilles de peut-être 8 feuilles fines et longues, comme chez la pesse commune Hippuris vulgaris.
Pas simple du tout de tenter des identifications sans avoir les détails discriminants bien visibles sur les images. Mais d’autres plongeurs, qui ont accès au site plus facilement que moi,
pourraient s’appliquer à prendre des photos en macro sur les feuilles…
Il a fallu écourter la plongée pour des raisons physiologiques
. Je serais bien resté encore un moment, mais on plonge en
palanquée… Suite à ça, un nouveau signe pratique a été proposé pour expliquer la situation sous l’eau. C’est assez parlant.
Après nous être changés au soleil, nous avons repris le chemin du local du club pour y déposer le matériel. Ces nouveaux locaux comprennent aussi un bar spacieux où tout le monde peut s’installer pour remplir son carnet tout en se réhydratant.
C’était une belle matinée, une découverte agréable et intéressante. Les bonnes conditions m’ont permis de me faire une idée très positive de ce site qui illustre, pour moi, différemment les gravières et carrières aménagées pour la plongée au sujet desquelles j’avais accumulé des souvenirs assez peu engageants.
Merci à Thomas de m’avoir permis de me tremper avec les membres de son club. Merci aussi à la Judokate Palmée pour la visite. La prochaine fois, je ferai comme avant une plongée en bathyscaphe : je lui interdirai de boire durant minimum 4 heures avant l’immersion !

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