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épave

Mardi 24 novembre 2009 2 24 /11 /Nov /2009 01:07
Cet été, en l’espace de 12 jours, je suis descendu 10 fois visiter les 4 grandes épaves accessibles de la région : le Saint Lucien, l’Astrée, le Saumur et l’Alice Robert. A une exception près, la visi a été bonne et nous avons été plusieurs habitués à signaler à celles et ceux qui venaient les découvrir pour la première fois la chance d’avoir eu pareilles conditions.  En voici des images.

L’explo du matin avait déjà été très agréable. Les 2 N2 que je devais guider à la limite de leurs prérogatives ont eu droit à une vue du château dès 20 m. Depuis celui-ci, les bases des mâts de charge encore dressées étaient visibles. Sachant que le Saumur mesure environ 100 m, que le château est en position centrale et que chaque mât se trouvait au milieu de chaque pont, cela nous donne une visi horizontale d’environ 25 m.

Triste nouveauté de cette année, alors qu’une partie du château s’est effondrée, une cloison de la salle de bain est tombée sur la baignoire.


La cuisine est la partie qui résiste encore le mieux à la dégradation.

 

A l’intérieur, les fourneaux auraient besoin d’un sérieux nettoyage ! Mais cela ne semble pas déranger le congre qui y a élu domicile.


L’explo n’a duré que le temps d’un tour de cette partie centrale. Dommage dans de telles conditions ! Certains auraient peut-être dû prendre un bi-12…

Je ne suis pas le seul à regretter de ne pas avoir passé plus de temps au fond… Donc, après les baptêmes de l’après-midi, nous y sommes retournés...

La lumière pénètre moins que le matin, mais la visi est encore bonne. Inutile de suivre le bout de balisage jusqu’à la tôle. Je me retrouve sur l’arrière à bâbord au niveau de la grosse hélice de secours posée sur le pont.


Juste à côté, je survole les treuils à la base du mât de charge.



C’est un endroit apprécié des congres de l’épave. Un premier pointe le bout de son nez entre les rouages et me regarde de son air de… Congre.


 A côté, un second sort la tête.


Remontant le pont arrière côté tribord, je gagne le château. Face à moi, le lavabo gît devant la baignoire sous la cloison écroulée.


A bâbord, la structure souffre également.


En prenant un peu de hauteur, je survole la cuisine en direction de l’emplacement de la cheminée.


Toute la partie à l’avant de la cuisine est écroulée. Il y a encore une dizaine d’années, soit plus de 50 ans après le naufrage, le château était presque intact. En l’espace d’une décennie, il a terriblement souffert. La tôle qui encerclait la cheminée pend, encore retenue côté tribord.


Je me retourne et je vois Sylvain arriver côté bâbord. Pour lui, en plus d’une belle explo, ça sera une belle session photo.


Je le laisse continuer son chemin vers de la proue, restant encore quelques instants sur place pour profiter de la vue avant de poursuivre dans la même direction…

 

A suivre...

Par Homo palmus - Publié dans : épave
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Samedi 1 août 2009 6 01 /08 /Août /2009 12:14
L’eau est d’un beau bleu profond. Nous la traversons, nous laissant couler jusqu’à la proue de l’Alice Robert. Nez à nez avec le canon de proue, le regard porte plus loin que le plongeur qui parcourt le pont avant, au moins aussi loin que la flèche du mât.

 

 

Plus haut, tout est clair. Plus bas, ce voile de gaze qui enveloppe l’épave. Le canon de proue émerge sur ses pattes comme un insecte monstrueux.

 

 

Nous passons au-dessus du canon bâbord avant qui retient le filet qui drape sa tourelle presque circulaire.

 

 

Et nous laissons le mât qui a la tête dans l’azur et le pied dans le brouillard

 

 

Le château disparaît entièrement sous la gaze de ce blanc bleuté, ou bleu très pâle.

 

 

A l’arrière, la mitrailleuse à double canon flotte sur cette nappe qui masque le pont en teck.

 

 

Une petite cigale a élu domicile sur l’encroûtement entre les deux canons.

 

 

Du bateau, nous n’avons vu que le mât et une partie de la proue. Tout le reste des structures visibles n’était qu’armement rajouté peu de temps avant le torpillage. Aurait-il fallu lever le voile pour que tout apparaisse dans le bleu ? Non. Un jour dégagée, un jour dans le noir, un jour dans le brouillard laiteux, un jour propre dans le château, un jour dans un linceul de gaze bleu pâle… Quelle chance de vivre toutes ces ambiances !

Par Homo palmus - Publié dans : épave
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Mardi 12 mai 2009 2 12 /05 /Mai /2009 02:09
Ce vendredi matin 8 mai, JR, Thierry, Valérie et Xavier du PpO2maxTeam sont venus pour une  petite promenade en eaux profondes. C’était également l’occasion pour certains d’entre eux de véritablement découvrir l’Antares et son confort.


La mer est belle. Direction l’Alice Robert à un bon rythme. Les discussions vont bon train dans le « carré VIP » comme autour de la console, sur la nouvelle veste de Fabrice, les nouvelles bottes de Sylvain (est-ce que ça casse le mythe ?) ou encore la nouvelle coiffure de JR (qui a maintenant la barbe plus longue et plus dure que les cheveux : JR, tu piques plus que moi !)


A l'arrivée sur site, les palanquées s’équipent à tour de rôle sur la plateforme avant de faire un saut droit dans le bleu d’une teinte prometteuse.


La descente se fait dans un joli bleu peuplé de créatures étranges que nous aurons tout loisir d’observer aux paliers. Le mât est toujours là dès 25m. Le pont se dévoile dans une ambiance d’un bleu-vert un peu laiteux. Etant sur la cale avant côté tribord, nous faisons un petit tour derrière le canon de proue tandis qu’une palanquée observe le fût de face.


Après avoir rejoint le côté bâbord, nous remontons le pont en direction du château. Un filet à très petite maille recouvre lourdement ce côté du pont, de la tourelle à l’angle de la passerelle.


Inutile d’espérer que les pêcheurs un jour décideront d’arrêter de perdre leurs outils de travail qui accélèrent la destruction de ce vestige historique dont la vie d’épave procure aujourd’hui du plaisir dans des ambiances feutrées particulières bien différentes de celles régnant à bord durant la courte vie du cargo transformé en bateau de guerre.
Passant par-dessus le château, nous gagnons l’arrière.


Un petit survol de la tourelle portant la mitrailleuse à double canon…


Et nous tournons autour du canon arrière figé depuis plus de 60 ans vers la surface


Puis c’est le chemin du retour par-dessus le château et la cale avant pour rejoindre le bout de balisage et entamer la lente remontée vers la lumière. Les temps de palier permettent d’observer toute une population mixte et étrange, aux formes d’une esthétique peu habituelle semblant sortir de l’imagination d’un créateur de science-fiction. Ils sont parmi nous ! Ils s’approchent, nous entourent puis s’en vont dans le léger courant.



Enfin, il faut arrêter la contemplation des méduses et cténophores et remonter à bord.



Tout le monde s’est fait plaisir, une fois de plus. A ceux qui étaient inquiets, je peux confirmer que le Bananier (comme le Saint Lucien ;-)) est toujours là, prêt à accueillir les plongeurs volontaires.
Nouvelles habitudes, nouvelle organisation, nouveau confort, l’Antares a des arguments pour séduire.

Par Homo palmus - Publié dans : épave
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Jeudi 19 mars 2009 4 19 /03 /Mars /2009 15:37
4 albums, Alice Robert, Astrée, Saumur et Saint Lucien ont été mis en ligne. Ils regroupent les images des articles sur ces épaves plus quelques autres, soit un total d’environ 220 photos. Elles ont été collectées ces deux dernières années au cours de la soixantaine d’immersions que j’ai pu faire depuis que j’ai de quoi rapporter ces souvenirs que je peux partager visuellement sur ces 4 vestiges chargés d’histoire. A consommer sans modération…
Que l’azote soit avec vous !
Par Homo palmus - Publié dans : épave
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Mercredi 11 mars 2009 3 11 /03 /Mars /2009 01:38

Un dernier tour. Rapprochons-nous du mât. La météo a encore évolué : il est visible sur toute sa hauteur, soit près de 15 m.


En dessous, une plongeuse contemple les structures du pont totalement dégagées du brouillard.


Planant au-dessus du pont, je regarde le mât cette fois enveloppé par les bulles des plongeurs.


En m’approchant jusqu’au filet tendu à sa base, je vois la tourelle tribord libre des brumes lumineuses.


Je chemine jusqu’au canon de proue. Il est totalement dégagé des brumes épaisses, comme les chaînes qui descendent à son pied dans les écubiers.


Je  dépasse le bastingage. L’ancre bâbord est encore à poste. Plus bas, le brouillard s’est replié sur le fond, une dizaine de mètres en contrebas


Remontant le pont en direction du château, je croise la tourelle avant bâbord, seulement entourée de poissons.


Toujours longeant le flanc bâbord, dépassons la passerelle pour trouver les bossoirs auxquels ne pendent plus de chaloupe, mais des lambeaux de filets.


Sur le pont arrière, la tourelle de la mitrailleuse à double canon est visible dans sa totalité. Le brouillard ici aussi a fui.


Puisqu’il fait beau, glissons nous à l’intérieur. De nombreuses lattes manquent au pont, laissant la lumière pénétrer. Au-dessus de nos têtes, une échelle tombée brise la géométrie de l’agencement du plancher troué devenu plafond ajouré.


Pans écroulés, plafond effondré, cordages accrochés, le déplacement doit se faire calculé.


Ressortons pour profiter de la vue sur le flanc bâbord : pont inférieur, bossoirs sur le pont supérieur et au loin devant, l’angle de la timonerie.


Les anthias semblent affectionner l’endroit. Il ne reste que la nuée de poissons pour envelopper l’épave.


Cette fois, il faut remonter. Un dernier regard sur le château.


Sans son enveloppe de brouillard, l’épave est révélée dans son état de navire perdu, abandonné aux éléments, ruiné et écroulé. Fini le mystère du brouillard confondant bateau, ciel et eau. La réalité s’impose. Je vois le Bateau Cassé de Lepic, échoué sur le sable. Pourtant, qui nierait que l’épave conserve en elle l’attrait d’un mystère qui lui est propre ?

Par Homo palmus - Publié dans : épave
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