L’Egypte est un pays très lumineux. Les eaux de la Mer Rouge sont claires. Autour des récifs qui affleurent, le plongeur s’immerge parmi les poissons colorés. La vie se développe sur les faces les plus exposées, dans les courants, à la lumière.
A la différence de la roche, les récifs sont des gruyères percés de galeries aux volumes aléatoires et variables. Dans ces cavités désordonnées, l’environnement minéral est le lieu de jeux d’ombre et de lumière.
Il faut être guidé pour trouver l’entrée, puis suivre le bon chemin pour parvenir à la sortie.
On y circule en file indienne en tachant de ne pas remuer le fond ni taper la robinetterie dans les passages les plus exigus. Les couloirs étroits séparent des salles plus vastes.
Le soleil qui brille au-dessus de la surface transperce l’obscurité en autant de puits de lumière.
Le parcours est tortueux. Il est difficile de se situer. Et tous les chemins ne sont pas bons à suivre.
Parfois, la bonne direction n’est pas celle qui semblait la plus évidente.
A part quelques poissons qui semblent égarés, cet univers est minéral. Les coraux, à l’organisation si géométrique, ont édifié au cours des siècles un récif sans symétrie apparente.
Enfin, au bout du parcours, la sortie apparaît.
C’est le retour à l’eau libre, à l’espace lumineux, aux fonds habités et vivants.
Expérience à la fois étrange et inattendue. En partant plonger en Mer Rouge, il n’était pas prévu de visiter la face cachée des récifs.


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