Images Aléatoires

  • Dent-de-cochon.jpg

Recommander

Commentaires Récents

épave

Vendredi 23 septembre 2011 5 23 /09 /Sep /2011 23:28

 

La descente sur les épaves est un passage particulier. Au moment de s’enfoncer dans le bleu, l’espoir de découvrir le navire endormi bien dégagé est fort. Il faut bien faire avec les conditions imprévisibles qui nous offrent parfois des ambiances étranges. Au cours de la visite, la visi peut changer radicalement, transitoirement ou définitivement. Généralement, l’œil s’adapte à la situation et après les premières minutes, la perception de l’environnement est meilleure.

 

A la fin de l’explo, la remontée est également un passage particulier, d’autant plus si l’ambiance était mystérieuse ou si la visi était bonne. Il faut quitter l’épave et regagner la surface. Pourtant, qui n’a jamais eu un petit regret de devoir remonter si tôt ?

 

Ce matin-là sur l’Astrée, la lenteur de l’ascension permettait d’imprimer encore quelques dernières images alors que les structures s’estompaient dans le bleu…

 

astree 090811 chateau 8

astree 090811 chateau 9

astree 090811 chateau

astree 090811 chateau 10

Par Homo palmus - Publié dans : épave
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires
Vendredi 16 septembre 2011 5 16 /09 /Sep /2011 17:12

Si en surface la nuit est relativement prévisible, il n’en est pas toujours de même 40 m plus bas. Lorsque nous descendons le matin, nous espérons trouver un minimum de luminosité là où l’obscurité règne souvent. Parfois, plusieurs jours durant, il fait relativement clair, entre des périodes plus sombres. Cette année, le mois d’août a été plutôt favorable aux visites d’épaves.


Le 2 août, la visi était très bonne sur l’Alice Robert.

bananier 020811 double canon 1

bananier 020811 double canon

Le 3 août, les conditions étaient un peu laiteuses, mais la visite néanmoins agréable.

bananier 030811 double canon 1

Le 7 août, le brouillard s’était installé sur l’épave, ne laissant dépasser par endroits que les structures les plus élevées.

bananier 070811 double canon

Le 13 août… STOP ! Que s’est-il passé entre le 3 et le 7 ? La gangue d’un des 2 canons a été complètement ôtée sur quelques dizaines de cm. L’encroûtement enlevé, l’acier à nu n’est plus protégé. Qu’est-ce qui a pu faire ça ? Trop de soleil et le Bananier pèle ? Un plongeur maniaque du ménage ? Une ancre qui aurait raclé pile uniquement sur ce canon ?

 

Une image du 13 août pour mieux voir l’état des choses :

bananier 130811 double canon 2

Pas d’évolution le 14 août :

bananier 140811 double canon

Je n’ai plus visité le Bananier depuis. C’est un peu étrange de voir le métal à nu après des années et des années de visions des canons encroûtés, progressivement intégrés au monde aquatique. Il y a un peu de surface à occuper. Je pense que rapidement les premiers organismes colonisateurs viendront s’installer, sauf si un plongeur maniaque du ménage passe à nouveau par là régulièrement…

Par Homo palmus - Publié dans : épave
Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires
Vendredi 9 septembre 2011 5 09 /09 /Sep /2011 23:30

Pétrolier géant massif ou vedette rapide élancée, la silhouette d’un bateau peut évoquer à la fois sa fonction et son comportement sur l’eau. Les lignes et les proportions de ses structures donnent une impression générale. Avec presque 90 m de long pour 15 m de large, l’Alice Robert ne semblait pas spécialement taillé pour la course. Pourtant, la puissance de son moteur lui permettait une vitesse de plus de 15 nœuds, ce qui n’était déjà pas mal pour un navire de ce genre. Cette puissance sera utilisée lors de sa seconde vie, celle de navire d’escorte équipé pour la chasse anti-sous-marine et la protection antiaérienne. Pour intégrer la Kriegsmarine, l’Alice Robert a été modifié : la dunette a été refaite, un mât a été supprimé et des tourelles portant les canons ont été greffées, ajoutant au nouveau profil des verrues champignonesques. L’assemblage des lignes verticales et horizontales ainsi que les perspectives du schéma général de la silhouette ont été remodelés. Puis survint le naufrage et le navire commença sa 3e et probable dernière vie, celle d’épave. Au cours du temps, les structures subissent le vieillissement et peu à peu, graduellement, la silhouette se transforme (voir Evolution ).

Lors de la descente verticale sur l’épave, la première vue peut être trompeuse : du dessus, tout semble plus ou moins écrasé.

bananier 020811 double canon 2

bananier 020811 double canon

 

C’est en descendant au niveau des ponts que les volumes ressortent.

bananier 020811 double canon 3

 

L’épave est toute en longueur. Le château, édifice de plusieurs niveaux, s’affaisse et s’écroule, gommant progressivement de la silhouette le relief principal.

bananier 020811 chateau babord 1

bananier 020811 chateau

 

La verticalité se retrouve encore dans les quelques bossoirs et le mât toujours dressés.

bananier 020811 bossoirs

bananier 020811 bossoirs 1

bananier 020811 flanc babord 1

 

Les structures rajoutées pour l’armement guerrier résistent plutôt bien, même si ce qu’elles supportent est plus fragile et abîmé. Ces tourelles et surélévations de canons saillent des ponts :

- canons de 105 mm à l’arrière et à la proue :

bananier 020811 canon arriere

bananier 020811 canon de proue

bananier 020811 canon proue

bananier 020811 proue

 

- canons de 37 mm sur les tourelles de part et d’autre du mât :

bananier 020811 tourelle babord

bananier 020811 tourelle babord 1

bananier 020811 tourelle tribord

 

Entre ces excroissances, les perspectives planes sont à peine brisées par des objets plus résistants que les plaques des ponts.

bananier 020811 pont avant 1

bananier 020811 pont avant 2

bananier 020811 pont avant 3

 

Il y a un point de vue duquel le navire prend une dimension et une allure très différentes. Les formes s’estompant dans les bleus et verts, l’étrave de l’Alice Robert semble surgir de la brume, ses ancres à poste et son canon de proue pointé vers le large.

bananier 020811 etrave 1

 

Dans son dernier voyage, malgré les stigmates de la vieillesse, l’Alice Robert garde une allure et un pouvoir d’attraction mystérieux.

Par Homo palmus - Publié dans : épave
Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires
Vendredi 29 juillet 2011 5 29 /07 /Juil /2011 22:49

 

Enfin seuls ! Ou presque. Les sangliers sont partis, l’épave retrouve le calme un temps perturbé par l’agitation du troupeau.

En attendant que la vase retombe dans les coursives, nous jetons un œil dans la salle des machines.

 

astree 180611 entree salle des machines

D’année en année, l’ouverture s’élargit à mesure que les pans de tôle rouillée tombent en morceaux.

 

astree 180611 entree salle des machines 1

Néanmoins, très rapidement, l’obscurité règne sur les vannes et tuyauteries.

 

astree 180611 salle des machines

Au-dessus, l’ambiance est encore un peu fantomatique dans la coursive bâbord.

 

astree 180611 coursive babord

Ça s’éclaircit en remontant vers les claires-voies surplombant la machinerie.

 

astree 180611 claires-voies babord

En bonne partie, les panneaux d’ouverture et des petits hublots encroûtés sont en bon état après plus de 60 ans au fond et des milliers de visites de plongeurs peu délicats.

 

astree 180611 claires-voies 3

A côté, le bossoir restant sur bâbord, bien qu’ayant un air très penché, est encore en place.

 

astree 180611 bossoir babord

De l’autre côté des claires-voies, les 2 bossoirs sur tribord sont, eux, encore en position normale.

 

astree 180611 claires-voies babord 3

Un cerclage vide rappelle qu’il y avait peut-être à cet endroit une citerne. A côté, la large ouverture circulaire marque l’emplacement de la cheminée.

 

astree 180611 dessus babord

Dans ce gros cylindre, la tuyauterie a cassé il y a seulement quelques années, prenant ainsi cette inclinaison.

 

astree 180611 cheminee

A l’avant de la cheminée, la structure s’effondre. La face avant du château doit être plus fragile par son exposition et les conséquences du torpillage.

 

astree 180611 dessus avant

astree 180611 avant chateau 4

Dans les coursives, la touille semble s’être déposée. Il y a les accès latéraux, portes ouvertes vers des pièces désormais sans toit, mais aussi des accès aux niveaux inférieurs, s’ouvrant sur l’obscurité.

 

astree 180611 coursive babord 1

Nous resterons dans le niveau ajouré. C’est plus sage, d’autant plus que le temps passe et que l’ordi annonce déjà… Un certain temps…

Les nuées d’anthias peuplent ces espaces quadrillés par des montants corrodés. Dans leur grande majorité, les cloisons ont disparu.

 

astree 180611 interieur chateau

astree 180611 interieur chateau 1

L’ambiance est un peu mystérieuse. A part les poissons, personne d’autre n’est visible dans les environs. Nous sommes vraiment dans le calme d’un navire englouti plus d’un demi-siècle auparavant et qui nous fait partager ce jour-là son âme d’épave.

 

astree 180611 interieur chateau 2

Lorsque nous ressortons par le dessus, les sars tambours et les dentis sont revenus tourner sur l’épave.

 

astree 180611 sars et dentis

Il nous faut remonter. Un dernier regard pour fixer une dernière image d’ensemble et c’est la lente ascension. Vu depuis le bout, on prend la mesure des dimensions de la partie centrale du navire, pièces de vie et machinerie.

 

astree 180611 dessus babord 1

Peu à peu, l’image s’estompe, mais le souvenir reste. Les sangliers avaient débarqué un peu avant nous. Heureusement, ils sont repartis assez rapidement, nous rendant l’épave et ses ambiances très prenantes libérées de l’agitation de la foule un matin de chassé-croisé estival sur la côte catalane…

Par Homo palmus - Publié dans : épave
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires
Vendredi 22 juillet 2011 5 22 /07 /Juil /2011 23:59

 

C’était l’avant-veille de l’été sur le calendrier, mais déjà l’été en réalité. La météo était en avance et les prévisionnistes, comme souvent très bons lecteurs de leurs boules de cristal, annonçaient une saison caniculaire et les pires restrictions d’eau…


Quel plaisir de se diriger vers l’épave du matin sur une mer calme sous un ciel bleu ! Arrivés sur site, nous assistons aux largages parfois acrobatiques de plongeurs par un bateau qui nous a devancés de très peu. Ayant vu l’aisance et la grâce des plongeurs lors de leur mise à l’eau, on peut raisonnablement s’attendre à des petits soucis à la descente, au fond et à la remontée, surtout si les conditions d’explo sont un peu difficiles. C’est donc en connaissance de cause que nous nous mettons à l’eau à notre tour.


C’est un bon jour : à un peu plus de 20 m, nous voyons le haut du château complètement dégagé !

 

astree 180611 dessus tribord

Alors que nous terminons notre descente, les palanquées larguées avant nous sont déjà en en train de visiter l’épave.

 

astree 180611 dessus tribord 1

A mesure que nous descendons au niveau du pont, la visi semble se dégrader par endroits.

 

astree 180611 claires-voies

astree 180611 claires-voies 1

Une explication à ce changement très localisé et rapide nous est apportée par une palanquée de marathoniens qui nous croise.

 

astree 180611 entree coursive tribord s

 

On voit bien les panaches de touille remuée s’élever à intervalles réguliers derrière les palmes.

La situation dans la coursive tribord s’est fortement dégradée. Il y a eu passage d’une harde de sangliers.

 

astree 180611 bossoirs tribord s

astree 180611 coursive tribord s

Restant donc à l’extérieur des coursives, nous gagnons l’angle tribord avant du château. Un peu avant, nous retrouvons les sangliers laissant derrière eux les nuages crasseux de la vase soulevée.

 

astree 180611 angle tribord avant s

A l’extrémité des structures, un sar tambour isolé ne s’attarde pas et s’éloigne rapidement.

 

astree 180611 sar tambour

Il faut du temps pour que les particules remises en suspension se redépose. Si les petits groupes de suidés répartis sur tout le château ne se suivent pas de trop près, la visi s’améliore.

 

astree 180611 coursive tribord avant 1 s

Il vaut mieux leur laisser de l’avance.

 

astree 180611 avant chateau

Le mieux, c’est lorsqu’ils restent eux aussi à l’extérieur des coursives.

 

astree 180611 avant chateau 1

astree 180611 avant chateau 2

Les traces du passage sont visibles. La situation habituelle est inversée : la visi est meilleure quelques mètres plus bas, ce qui arrive extrêmement rarement. Ainsi, la cassure au ras du château est visible alors que les structures métalliques effondrées au-dessus sont encore dans un certain brouillard.

 

astree 180611 cassure

astree 180611 cassure 1

Heureusement, le troupeau regagne le bout de balisage.

 

astree 180611 avant chateau 3

astree 180611 claires-voies 2

C’est très bien, qu’ils libèrent l’épave ! Il nous reste un peu de temps pour en profiter, seuls, un peu égoïstement certes, mais tellement plus agréablement !...

Par Homo palmus - Publié dans : épave
Ecrire un commentaire - Voir les 11 commentaires

Présentation

Syndication

  • Flux RSS des articles

Recherche

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés