Dimanche 11 octobre 2009
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L’étoile de mer rouge Echinaster sepositus est très commune dans nos eaux catalanes. C’est un animal qui
rencontre souvent du succès lors des premières bulles. En effet, la couleur rouge vif attire immanquablement le regard et c’est enfin sous l’eau quelque chose qu’on reconnaît à coup sûr dans ce
nouvel univers inconnu que l’on découvre. Le plongeur expérimenté finit rapidement par ne plus accorder qu’un regard furtif à cet animal trop banal, préférant traquer le mérou ou la langouste.
Pourtant, l’étoile de mer rouge a de quoi surprendre et étonner celui qui s’intéresse un tantinet à elle.
Les étoiles de mer sont des Echinodermes, comme les oursins, les ophiures, les crinoïdes et les
holothuries. Même si cela n’apparaît pas forcément toujours au premier coup d’œil, les Echinodermes sont organisés selon une symétrie pentaradiée. Et en général, l’étoile de mer rouge
illustre bien cela avec ses 5 bras :
Elle se nourrit de particules mais ce n’est pas le cas de toutes les étoiles de mer qui peuvent être de
redoutables prédateurs aux bras d’une force remarquable : elle serait de 10 à 25 g /mm2. Faites le calcul pour une Marthasterias glacialis de 40 cm de diamètre ayant 1,5
à 2 cm de largeur moyenne de surface de traction et vous comprendrez comment une étoile de mer peut se taper une coquille Saint-Jacques toute fraîche sous le nez de plongeurs bretons gourmands et
jaloux…
Cette force est liée au système hydropneumatique développé par ces animaux pour se mouvoir. La taille et la
vitesse de déplacement de l’étoile de mer glaciaire Marthasterias glacialis facilitent l’observation de la partie externe de ce système :
Ce système qui fonctionne par pression d’eau permet également d’adopter une position particulière en période de
reproduction : l’étoile de mer rouge se redresse sur ses 5 bras.
Enfin, quand je dis 5 bras… Il n’est pas rare d’observer des spécimens qui ne respectent pas cette belle
symétrie. Que ce soit le fait d’un accident ou d’une mauvaise rencontre avec un prédateur, l’étoile de mer peut perdre un bras, voire plus. Mais, à partir du disque central, elle est capable de
régénérer les parties manquantes.
Exemples de perte d’un bras
Et d’un peu plus
Donc l’étoile de mer régénère, régénère… Et parfois elle se trompe un peu en arithmétique
Ou, plus curieusement, en géométrie
Aux plongeurs blasés qui ne manifestent pas la moindre réaction au cours de la plongée entre une godive orange et
un mérou, je dis qu’il ne faudrait jamais perdre de son émerveillement de débutant. Même les animaux que nous croisons systématiquement et que nous considérons comme les plus banals peuvent nous
étonner, pour peu que nous entretenions notre curiosité.
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