Jeudi 13 septembre 2007
Planning de dimanche dernier sur le tableau d’affichage au club :
-    8h : épave (Bananier)
-    14h : explo 20 m
-    18h : apéro Laurent N2 !!!
il faut dire qu’il a prévenu depuis une semaine, depuis la signature de ses compétences. Mais pour une obscure raison (une histoire de famille, d’enfants, de femme, un truc comme ça… Un truc peu crédible quoi…) c’était pas faisable directement après les coups de tampon. Or, ce dimanche donc, c’était également la certification des N1 de Dominique, Karine et Laurent (voilà comment on se retrouve être 3 Laurent sur le même apéro… Euh… Bateau dimanche après midi). Les futurs N1 avaient aussi prévu le coup et comme Fabrice n’est pas non plus venu les mains vides, il y avait du choix sur le comptoir !
Curieusement, c’est à ce moment-là que JR est arrivé (avec la propriétaire du string en coton blanc qu’il avait malencontreusement embarqué au petit matin en venant au club)… Etrange, étrange… De même, qui aurait pensé de Sandrine qu’elle pousse à la boisson, avec un plaisir évident,  une innocente plongeuse fraichement certifiée ?

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Les jeunes sportifs ont voulu faire croire qu’ils restaient au jus de fruit, mais personne n’etait dupe…

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Pendant que les autres goutaient muscat, banyuls, rivesaltes, boissons aux marques commerciales connues, et un etonnant vin doux aromatisé à la fraise…

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Félicitons ces joyeux plongeurs, avec de gauche à droite : Laurent  (N2), Karine, Laurent et Dominique, tous 3 N1…

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… Sans oublier le courageux moniteur à leur gauche qui a pris le risque de leur valider les niveaux ! ;-) Mais comme il le dit lui-même : « on y va, on n’a pas peur » !
Un dernier conseil pour notre ami Laurent : la bouée-colerette n’est d’aucun secours en cas de narcose de surface…

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par Homo palmus publié dans : vie du club
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Jeudi 13 septembre 2007
J’ai déjà brièvement présenté l’épave de ce bateau coulé durant la seconde guerre mondiale dans de précédents articles. Ayant eu la chance de plonger à nouveau quelques fois avec une relativement bonne visi, j’ai encore rapporté quelques images que je réorganise ici pour présenter une visite guidée du point de fixation du bout de balisage à l’arrière jusqu’à la passerelle. La prochaine fois, je repartirai de là et j'irai jusqu’à la proue.
Parfois, lors de la mise à l’eau à environ de 9 km du port, l’eau est chargée en particules dès la surface et plus claire en dessous. Souvent cependant, la vue se perd plus de 20 m en contrebas où ensuite commence une autre couche d’eau moins claire. Personnellement, voir le bout se perdre dans le bleu sonne comme un appel…

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Après s’être laissé glisser le long du bout, alors que la lumière a baissé, le canon arrière émerge d’une brume épaisse.

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A partir de là, 2 possibilités : soit s’enfoncer jusqu’au pont sur 42 m, soit laisser le bout, passer le canon et se diriger vers la mitrailleuse arrière montée sur une tourelle.

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Comme une bonne partie de l’épave, tourelle, affût et canons sont encroûtés. Des filets, comme partout sur les structures, se sont pris et déchirés sur l’arme.

mitrailleuse-ar.jpgmitrailleuse-ar-dessus.jpg
Si l’on descend sur le pont, on rencontre un petit local technique dans lequel un gros étau est encore en place, concrétionné.

local-technique.jpglocal-technique-etau.jpg
Là, nous sommes à côté de l’entrée des coursives du château. Il reste les deux niveaux de coursives, inférieures et supérieures, même si ces dernières sont aujourd’hui complètement ouvertes.

coursives-inf.jpgcoursives-sup.jpg
Au début des coursives supérieures sont encore les bossoirs portant des lambeaux de filets.

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En se tournant vers le centre du château, une citerne est toujours sur son support au milieu de restes de tuyauteries dont une est magnifiquement recouverte de corynactis mauves.

citerne-corynactis.jpg
Le dessus du château a perdu la plus grande partie de son plancher et les poutrelles dessinent un quadrillage encombré de nombreux débris de l’épave mais aussi de filets, de cordages et il n’est pas rare de croiser un mouillage perdu…

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Des restes d’équipements à la fonction pour moi mystérieuse (armement ? sécurité incendie ?) demeurent encroûtés et dressés.

chateau-dessus-mitrailleuse.jpgchateau-dessus-armement-.jpg
Si l’on se déplace autour de la citerne, on retrouve les gros tuyaux des énormes prises d’aération

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Puis juste à côté le large trou béant marquant l’emplacement de la cheminée du cargo.

chateau-cheminee.jpg
En se dirigeant vers l’avant, on atteint le bord du château, au dessus de la passerelle.

chateau-angle-av-gauche.jpgchateau-angle-av-dt.jpg
En descendant sur le pont avant, on découvre la passerelle privée de ses cloisons.

passerelle-angle-gauche.jpg
Le plafond ajouré en de nombreux endroits laisse pénétrer une clarté relative mais suffisante pour déambuler.

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Un peu plus loin sur le côté bâbord, le long de la coursive, une baignoire en partie envasée n’a plus été nettoyée depuis bien longtemps… Les anthias ne l’utilisent pas…

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Mais quittons l’intérieur du château pour aller visiter le pont avant jusqu’à la proue… Dans le prochain épisode…
par Homo palmus publié dans : épave
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Vendredi 7 septembre 2007
La houle s’est levée avec le vent. Nous avons passé le cap Béar en direction du sud. Nous allons chercher le Roland-Isabelle, chalutier de 23 m coulé il y a 10 ans sur un fond de 40 m pour protéger la réserve marine de chalutages illégaux. Nous avons des amers et des coordonnées GPS. Première recherche au sondeur avec les amers… Rien. 2e recherche en confrontant les amers aux coordonnées GPS… Rien… Soudain, à l’écart des points, le sondeur indique un relief sur le fond. Il y a quelque chose… Mais quoi ? L’épave que nous cherchons ou autre chose ? Nouveau passage, largage de la gueuse… Nous descendons. L’eau se charge en particules et lorsque nous arrivons à la gueuse, enfouie dans la vase a 42 m, c’est la purée de pois. Juste en face de nous, une forme sombre, indistincte, se dessine.

inconnu-0.jpg
Une structure parallélépipédique avec un trou circulaire se trouve posée sur le fond contre ce qui pourrait être un reste de côté de carène. La visibilité très réduite empêche toute vue suffisamment large pour se représenter ce qu’est tout cela. Des restes de filets et de cordages sont accrochés sur ces fragments, tiges métalliques et morceaux de bois.

inconnu-1.jpg
Nous longeons ce qui a dû être le côté bâbord, si j’en juge par la courbure, se redressant jusqu’à s’arrêter net à l’étrave (?). Ce côté est une sorte de quadrillage où seuls des montants et membrures demeurent, tressant un canevas troué.

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En de nombreux endroits, cet entrelacs pourrissant est très encroûté et colonisé par de la faune fixée.

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Mais ces débris d’épave délabrée ne sont pas inhabités : de nombreuses langoustes, parfois seules, parfois groupées par 2 ou 3, jalonnent notre exploration au milieu des habituels anthias.

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Le temps écoulé et la purée de pois nous empêchent de poursuivre la visite de l’autre côté de notre point de départ. Alors, est-ce le Roland-Isabelle dans un état aussi délabré en seulement 10 ans, portant les restes de filets signant une activité illégale, à l’écart du point indiqué par les amers et de celui donné par le GPS ? Ou est-ce une épave un peu plus ancienne, mais alors laquelle ?

par Homo palmus publié dans : épave
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Mercredi 5 septembre 2007
Connaissez-vous beaucoup de clubs où l’on peut faire son baptême de plongée sur une épave ?
Les conditions étant bonnes, nous voici à nouveau sur le Pytheas, ce vapeur qui a coulé à la fin du XIXe siècle. Le bateau s’est écrasé sur les roches à côté de l’entrée de Port Vendres. Les ancres sont posées dans 3 m d’eau. Les membrures et les restes de la partie avant du navire reposent au pied de la paroi rocheuse.

pytheas-2508-2.jpgpytheas-2508-1.jpgpytheas-2508-12.jpgpytheas-2508-3.jpg
La visibilité est assez bonne pour que les baptêmes puissent planer au-dessus de ces restes jusqu’à la chaudière bien colonisée.

pytheas-2508-4.jpgpytheas-2508-9.jpg
De là, la poupe, plus profonde, est visible en arrière-plan.

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J’aborde dans le sens de la pente la partie de l’épave la plus représentative. La partie arrière est éclatée, posée sur le flanc bâbord. Quelques reliquats de petits filets sont accrochés. Comme partout autour, les gorgones blanches se sont installées.

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Glissant le long de la carène, je passe au-dessus de l’emplacement de l’hélice, aujourd’hui manquante.

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A ce moment, une pluie de petites oblades argentées tombe entre la coque et moi.

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Je dépasse la poupe et me retourne pour contempler les membrures encroûtées du pont arrière.

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Sur le chemin du retour, je constate combien la surface non-encroûtée de la chaudière, pourtant sur le versant le plus colonisé par les gorgones, semble avoir été fraîchement nettoyée. Pourquoi cette zone nettement tracée est-elle exempte de toute vie fixée ?

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par Homo palmus publié dans : épave
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Mardi 4 septembre 2007
Il est revenu… Il était parmi nous… Ze Clown
Sauf que cette fois il est arrivé incognito, sans son habit officiel. Qui a dit que l’habit ne faisait pas le moine ? C’est tout à fait vrai ! Notre ami Francis, même sans sa tenue bariolée et son quasi-inséparable gros nez rouge, reste un vrai clown ! ;-)
C’est dans la relative intimité du club que nous avons fêté son anniversaire. Sylvain, très en forme après la journée de plongée, en bon maître de cérémonie, a commencé par prévenir que c’était un moment grave et chargé d’émotion, comme en témoigne son air d’une grande sévérité sur l’image ci-dessous.

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Puis il a remis un modeste présent à notre ami qui a découvert un objet d’une grande valeur artistique et  spirituelle. La symbolique était très forte : un chat tigré en bois peint.

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Le chat, cet animal réputé pour son amour de l’eau, représente bien la nature des liens qui unissent le clown a ce club de plongée... Les rayures, elles, représentent la dualité des apparences physiques de notre ami : blanc-noir, clown bariolé-clown en néoprène bariolé. Quant à la symbolique de la longue queue de l’animal se frottant en ronronnant pour marquer son territoire, les avis divergent sur son interprétation… 8-)
Bref, il fallait bien ensuite souffler les bougies. D’abord, précisons que nous fêtions les 4 ans de Francis ! Sur l’image ci-dessous, on peut noter comme une certaine appréhension de Francis face à la réalité de son age posée sur la main de Sylvain et couverte de chantilly…


Mais non, que de mauvaises pensées ! Ce n’est pas la tarte à la crème qui est allé à la rencontre du souffle de notre clown, mais l’inverse, ce dernier éteignant d’un seul coup les 4 bougies.

clown2-4.jpg
C’est alors que son inséparable compagnon n’a pu retenir les larmes de toute cette émotion contenue jusque-là. Ne trouvant mouchoir assez absorbant pour éponger son épanchement, il a fallu passer à une solution technique adaptée…

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Le clown et l’Anglais, vous revenez quand vous voulez !
par Homo palmus publié dans : vie du club
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