Lundi 25 juin 2007 1 25 /06 /Juin /2007 21:24
Le corail rouge de Méditerranée - Corallium rubrum – fait tourner bien des têtes depuis l’antiquité. D’ailleurs, n’est-ce pas justement les gouttes de sang coulant d’une tête, celle de la Méduse décapitée, et tombant dans la mer qui ont donné naissance à ce bijou… animal ?
Cet octocoralliaire (comptez les tentacules des polypes !) sciaphile se cache dans les cavités rocheuses et du coralligène. Très recherché, et donc décimé en de nombreux points de la côte, il subsiste encore (pour combien de temps ?) à très faible profondeur en de rares endroits facilement accessibles aux plongeurs de notre région. Ces squelettes rouge sang, mouchetés de blanc lorsque toute la colonie est de sortie, ne croissent que de quelques millimètres par an. Donc, en considérant la taille moyenne d’un polype de Parazoanthus sur l’image ci-dessous, calculez l’age de cette colonie ! Indice : elle est au moins aussi vieille que moi... ;-)
A tous ceux qui prefèrent la beauté vivante plutôt que morte au profit futile de l’apparence, et surtout aux autres, prenez soin de ces petits êtres fragiles…

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Par Homo palmus - Publié dans : billet faunistique
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Mardi 19 juin 2007 2 19 /06 /Juin /2007 14:33
Enfin ! A l’approche de la période la plus chargée de la saison, Antarès-Sub se dote d’un second semi-rigide. Toute ressemblance avec un ancien semi-rigide du club ne serait que pure coïncidence… Ci-dessous quelques images de la mise à l’eau. Le bateau sera opérationnel très prochainement !

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Par Homo palmus - Publié dans : vie du club
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Lundi 18 juin 2007 1 18 /06 /Juin /2007 23:40
C’est vrai que depuis le début de la saison, je n’ai pas eu souvent l’occasion de visiter les autres épaves de la côte, et encore moins dans des conditions permettant d’en rapporter des photos. Alors une fois de plus je vous livre une visite de cette épave en images par « temps clair ».
Nous laissons le bout jouxtant le canon arrière pour aller vers la mitrailleuse sur son socle rotatif surélevé. Le filet s’est encore un peu plus affaissé et les fûts sont libres.

160607mitrailleuse.jpg

Puis nous survolons le pont arrière délabré sur lequel gît une grande échelle et nous passons à côté d’ouvertures donnant vers l’intérieur de la structure.

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Nous gagnons les bossoirs du château et passons en contrebas de la citerne

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Les coursives supérieures sont trop encombrées pour que nous y passions. Aussi nous nous écartons à l’extérieur de l’épave pour remonter le château jusqu’à la passerelle

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Seuls les anthias habitent encore le poste de pilotage, comme tout le reste de l’épave où ils sont très nombreux.

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Sur les cales avant un reste de mât de charge est écroulé, accroché par des filets.

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L’énorme treuil est recouvert de filets comme autant de toiles d’araignées sur cet objet que personne n’a astiqué depuis 60 ans.

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Bien sûr, nous ne manquons pas de jeter un regard vers le mât, symbole de l’épave, autour duquel vole une nuée d’anthias.

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Toujours plus vers l’avant nous parvenons au gros canon, lui aussi empêtré de restes de filets

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Et enfin, la proue, au bastingage couvert de filets, et les ancres encroûtées à poste.

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Il est plus que temps de rebrousser chemin vers le bout. Au passage, deux grosses bittes d’amarrage dépassent du fatras de débris jonchant le pont avant.

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Puis des matériels, à la fonction que j'ignore, encroûtés de Corynactis aux couleurs révélées par la lumière du phare

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Nous nous présentons face à la passerelle, puis nous traversons le château d’un bossoir à l’autre. Le passage de quelques palanquées a réduit la visibilité…

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160607bossoirs2.jpg
Puis nous rejoignons le canon arrière et le bout pour entamer une remontée tranquille, l’ordinateur indiquant 9 minutes de palier…

Par Homo palmus - Publié dans : épave
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Lundi 18 juin 2007 1 18 /06 /Juin /2007 22:22
Animal emblématique de notre côte, le mérou - Epinephelus marginatus - est l’objet principal de la plongée dans la réserve de Banyuls-Cerbère. Il a de la gueule avec sa grosse mâchoire lippue ! Femelle durant les premières années de sa jeunesse, il devient mâle quelques années plus tard. Certains disent que ce poisson devient mâle lorsqu’il atteint l’age de raison… Mais la psychologie de cette créature aux multiples robes étant mal connue, nous laisserons ces déductions à ceux qui les avancent…
Plutôt casanier, nous le rencontrons souvent sous une roche où il a ses habitudes.

Epinephelus-marginatus-b.jpg
Epinephelus-marginatus2.jpg

En revanche, lorsqu’il est en balade, il est plus difficile à approcher et, sous son aspect lourdaud, il est capable d’accélérations étonnantes.

merou2-copie-1.jpg

J’aime beaucoup passer du temps à croiser son regard en sentant qu’il sait très bien que je suis content de le voir et qu’il ne risque rien de moi (dans ce cas, ne pas avoir avec soi 4 N1 calamars...). Mais aussi, lorsque nous l’avons involontairement dérangé, ruser pour le retrouver et l’observer à loisir.

merou3.jpg

Il aurait pu disparaître de nos fonds, de nos plongées. Au sein de la zone de protection que lui offre la réserve, il semble avoir repris du poil de la bête (ce qui n’est pas rien pour un poisson…). Souhaitons qu’il puisse continuer.
Par Homo palmus - Publié dans : billet faunistique
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Mercredi 13 juin 2007 3 13 /06 /Juin /2007 13:12
Les conditions sont excellentes : mer d’huile, beau temps, pas de vent, très faible courant. La descente s’effectue dans une eau relativement claire jusqu'à une trentaine de mètres où, comme souvent, la visi se réduit fortement, nous privant d’une vue générale de l’épave. Le canon à coté du bout de balisage ressort cependant de ce « brouillard ».

bananier-canon.jpg

A partir de là, nous glissons jusqu’au socle de la mitrailleuse à double canons qui est en partie empêtrée dans un filet récemment accroché (probablement celui qui avait causé des inquiétudes lors de la précedente plongée le mois dernier).

bananier-mitrailleuse.jpg

En contournant le socle, je vois une langouste piégée dans les mailles. Quelques vains mouvements de contraction montrent que l’animal est bien vivant mais promis à une mort certaine et inutile dans ce filet abandonné. Je ne peux résister à l’envie de la libérer, tache peu évidente car sentant mes gestes autour d’elle, la bête s’excite. Et moi je ne parle pas la langouste… Comment rassurer une langouste ? Si quelqu’un a une technique… Le plus dur est de libérer les antennes sans les abimer. Bref, en quelques minutes l’animal retrouve le pont quelques mètres plus bas. Nous poursuivons la promenade en passant sur le dessus du château où sont encore les bossoirs ainsi qu’une grosse citerne.

bananier-citerne.jpg

bananier-bossoir.jpg

Cette épave, contrairement au Saumur et à l’Astrée, est en bonne partie couverte de Corynactis aux teintes éclatantes (une fois leurs couleurs rendues par le phare).

bananier-corynactis.jpg

Puis nous survolons différentes structures en direction du mât pour profiter de la vue symbolique de cette épave.

bananier--.jpg

bananier-mat.jpg

Après 18 minutes de plongée à 40m, nous regagnons le palier où sont déjà les autres plongeurs, accrochés en grappe.

bananier-palier.jpg
Par Homo palmus - Publié dans : épave
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