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vie du club

Mardi 12 août 2008 2 12 /08 /Août /2008 18:20

Encore une fin de journée chargée d’émotion au club ce dimanche. Patrice Strazzera (link) nous a rendu visite. Il n’est pas venu les mains vides. Ce photographe passionné d’épaves partage depuis de nombreuses années ses clichés avec la communauté des plongeurs dans nombre de livres et d’articles de revues spécialisées. Il était très attendu par Ramoucho qui n’affichait pourtant pas trop son impatience, l’esprit naviguant peut-être encore en eaux un peu troublées par une jeune fille aux cheveux longs… Bref, il a été gâté par Patrice qui lui a non seulement dédicacé son album Le sommeil des épaves : les Mémoires, mais également offert un tirage d’une photo du Bananier, épave fétiche de notre jeune N4.

Inutile de vous dire que le livre et la photo ont fait l’objet de la plus sévère surveillance jusqu’à ce qu’il les emporte. Car il n’est pas rentré immédiatement, la journée n’étant pas terminée. Il restait au programme un palier de surface à effectuer…

Ce même jour, Thomas, autre jeune plongeur de l’équipe Antarès, qui a pris la place de Ramoucho (monté en grade récemment, voir Ramoucho a pris du galon ! ) au gonflage, fêtait ses 17 ans.


Pour marquer le coup, il a reçu un petit cadeau surprise de la part de l’équipe.


Il a manifestement été touché par cette délicate attention et nous avons pu constater que l’exemplaire dédicacé du Sommeil des épaves lui a fait plaisir.


Quelques heures plus tôt, Patrice nous avait dit : « je prends soin de la nouvelle génération ! » Que ceux qui rêvent aujourd’hui devant les photos de l’équipe du Sommeil des Epaves prennent une voie semblable et soient à leur tour des créateurs de rêves…

Retrouvez le récit d’une précédente visite de l’équipe du Sommeil des Epaves :
  A l’heure du thé…
Par Homo palmus - Publié dans : vie du club
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Mardi 22 juillet 2008 2 22 /07 /Juil /2008 23:04
Les vieux plongeurs vous le diront, il y a seulement 15 ans, la plongée était encore un peu une activité pour les Hommes, les vrais… Il fallait être sportif et courageux pour affronter les entraînements façon commando et cet univers marin hostile… Et très humide. Heureusement, malgré l’apathie de certaines instances, les choses ont beaucoup changé. La plongée est désormais pratiquée par un très large public, notamment par les plus jeunes. Pour preuve de ce succès, la visite récente au club du groupe Colomiers Plongée Jeunes. Agés de 8 à 20 ans, certains sont venus pour leur baptême en mer, d'autres pour préparer et valider le plongeur de bronze, d’argent ou d’or, le N1, le N2 ou le N3.
Félicitations à tous pour votre réussite. C’est un plaisir de voir la passion partagée par tant de jeunes parmi lesquels sommeillent sûrement de futurs jeunes encadrants…



P.S. Une pensée pour un vénérable maître Jedi qui, l’âge avançant, s’est intéressé à la plongée des moins jeunes. Pierre, si tu me lis (ou si quelqu’un me lit et peut lui transmettre), ça me ferait plaisir si tu voulais témoigner à ce sujet ;-)

P.P.S. Un faux jeune plongeur se cache parmi les autres sur la photo. Qui est-ce ? Indices : il a une coupe de djeuns et ça ne peut plus être Sylvain :p
Par Homo palmus - Publié dans : vie du club
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Jeudi 17 juillet 2008 4 17 /07 /Juil /2008 01:05
A Argelès, le 14 juillet c’est le feu d’artifice sur le port, le 13, le feu d’artifice au village et le 12… Le 12 ? C’est la St Olivier. Mais ça n’a aucun rapport avec mon propos. Qu’est-ce qui se passe en cette fin de journée du 12 juillet ? Comme chaque soir, Sylvain prépare le planning des sorties du lendemain. Mais ce soir-là, un petit détail s’ajoute à la scène du cérémonial vespéral quotidien.


Bien sûr, j’entends d’ici les commentaires des habitués qui pensent que comme souvent, la journée va se terminer autour d’un verre. Certes, c’est le cas, mais… Ni boisson anisée, ni bière, Fabrice a apporté un petit muscat doux légèrement pétillant. La première bouteille a été prise en charge par Sylvain. Honneur à lui, c’est son anniversaire !


Après une dure journée passée dans l’eau salée, personne ne refuse un petit verre, surtout que c’est bon…


Afin de tenter de lui faire oublier son grand âge – et le risque associé de grave déprime – Sylvain a reçu quelques cadeaux bien ciblés : une très intéressante gamme de produits locaux,


Une amphore (pleine d’un autre produit local) qu’il a le droit de posséder légalement,


Un T-shirt au motif symbolique très fort,


Et un peu de lecture qu’il semble avoir du mal à déchiffrer :


Il faut dire à sa décharge, que ces dernières semaines, tout ce qu’il écrit et lit est du genre :
Fabrice E3
    Damien SN2
    Aurelien SN2
Alex E3
    Eric SN1
    Florent SN1
Lulu E3
    Joanne N1
    Simon N1

Et puis, c’est bien connu, quand on a passé des heures dans l’eau salée, on écrit mal.
Bref, l’apéro s’est poursuivi un peu plus loin sous une forme dînatoire avec plus de monde autour de jus de fruits 100% naturels (enfin, il y en avait dedans…) et de petites choses à grignoter.


Vu son grand âge, Sandrine lui a épargné l’épreuve de souffler le nombre exact de bougies. Une seule c’était bien assez, pourvu qu’il y ait les gâteaux en dessous de la bougie.


Les gâteaux étaient très bons, mais difficiles à manger ! Avez-vous déjà essayé de manger du framboisier avec pour seul ustensile un cure-dent ? Démonstration :


« If the only tool you have is a hammer, you tend to see every problem as a nail »

Avec ou sans ustensile, Sylvain a apprécié : impossible de lui ôter l’assiette pour la rapporter en cuisine tant qu’il restait la moindre trace de gâteau.



Tout cela s’est sagement terminé, rendez-vous étant donné très tôt pour une épave. Alors il ne fallait pas faire les épaves…
Par Homo palmus - Publié dans : vie du club
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Mercredi 2 juillet 2008 3 02 /07 /Juil /2008 01:21
Je me souviens d’une époque pas si lointaine où Sylvain greffait parfois à mes palanquées un jeune N1 tout sage qui ne se plaignait presque jamais, même quand ça caillait dans l’eau. C’était le genre de N1 que l’on raconte dans les cours théoriques aux futurs E2, celui qui va tranquillement vous écouter et qui ne vous causera jamais aucun souci. Bref, le N1 qui n’existe pas dans la réalité… Sauf Ramoucho. Maurice pourrait légitimement lui demander à lui aussi s’il a un lit de camp dans le club car, avec le temps, il fait partie des meubles, ou plutôt du matériel, catégorie gonflage. Oui, car Ramoucho gonflait, gonflait, gonflait, mais plongeait aussi (je vous passe les détails sur ses autres activités sociales nocturnes florissantes :D ).
Et c’est comme ça qu’un jour de fin juin 2008, il nous revient avec le N4. Il n’était pas exactement tout seul, il a été accompagné par Sandrine qui, elle, avait trouvé une bonne excuse pour faire ça en 2 temps : la théorie d’abord, la pratique la prochaine fois. OK, vous me direz qu’un pied dans le plâtre un mois avant l’exam, c’est une bonne excuse. Mais quand même ! Je vous laisse imaginer la fierté du maître Jedi pour ses padawans. Pour un peu, on aurait pu sentir qu’il était plus angoissé durant les 2 jours d’épreuves que les candidats ! le N4, ce n’est pas rien, ça laisse des traces (cf. un article d’actualité sur le sujet, paru dans la presse ce mois-ci, rédigé par JR).


Je peux bien vous le dire, malgré les séances répétées de torture intellectuelle où il a fallu leur apprendre à calculer le profil de décompression d’un plongeur qui fait une successive profonde au sommet de l’Everest (si, si, il y a assez d’eau liquide là-haut selon l’énoncé) après avoir respiré de l’O2 en surface suite à l’exercice de relevage d’ancre sur le Bananier, au nitrox, nous étions quand même un peu inquiets. Car plusieurs fois, je n’avais obtenu d’eux qu’une sorte de regard perdu dans le vide face au tableau blanc, un filet de bave s’échappant du coin de la bouche alors que le feutre séchait, suspendu en l’air, à mi-chemin entre le tableau et les neurones en surchauffe. Au final, Sandrine maîtrise parfaitement la règle de 3 (il suffit de lui remplacer par exemple « bars » par « euros ») et Ramoucho est un expert confirmé dans l’excuse bidon pour ne pas me rendre ses exercices (genre : je l’ai oublié dans la voiture de mon père qui est parti en Espagne). C’est pas grave, c’est le résultat qui compte. Bien sûr, nous avons un peu fêté ça le soir même, sagement…


Avec la famille…


Petite précision pour toutes les groupies de Ramoucho qui s’inquièteraient : il n’est pas ici avec sa compagne et leur fille. C’est Lulu, revenue parmi nous pour cet été, qui porte la petite sœur de Ramoucho. En effet, à ce jour on ne lui connaît pas encore de progéniture légitime…

En journée, le petit gars sage et de bonne composition est apprécié au-delà du club par les voisins du petit monde de Port Argelès


La nuit… Euh… :p


Bref, à vous demoiselles qui souhaitez être encadrées par un jeune et compétent N4 pour vivre de belles plongées, venez au club, vous y serez très bien accueillies !

P.S. et si vous avez une grande sœur souhaitant être encadrée par un moins jeune N4, c’est également possible… :p ;-)
Par Homo palmus - Publié dans : vie du club
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Mercredi 25 juin 2008 3 25 /06 /Juin /2008 21:22
La narcose est un phénomène à la fois bien et mal connu des plongeurs. Si tout le monde s’accorde sur le principe que l’azote, à partir d’une certaine pression partielle, provoque l’apparition des symptômes, les mécanismes sont plus obscurs. En effet, comment expliquer que, selon les individus, l’expression des symptômes peut-être aussi personnelle ? Pire, chez certains les symptômes durent bien après la baisse de la pression partielle d’azote, voire même apparaissent avant l’immersion… Voici la description en images de quelques cas.

La narcose persistante (pendant la remontée).
Le plongeur semble normal. Mais son regard dément cet air trompeur ! Le plongeur vous fixe, un peu comme s’il voyait loin derrière vous, à travers vous, très très loin…


Il peut aussi paraître inondé d’un immense bonheur


Ou victime d’une incohérence de mécanique visuelle handicapante pour lire son ordi (dont il a oublié l’existence)


Enfin, parfois, il peut révéler sa personnalité la plus cachée


Dans certains cas, le plongeur oublie sa nature aérienne et mime le poisson qu’il aimerait être. Dans cette situation, agir vite et lui remettre son détendeur en bouche. Il sera toujours temps plus tard de lui expliquer la différence entre poumons et branchies.


La narcose de palier.
Rarement évoquée, elle peut cependant être très dangereuse. Les comportements peuvent être suicidaires ! En effet, le plongeur refusant de regagner la surface (par exemple après une promenade sur le Bananier avec 20 m de visi) peut réagir violemment par des pulsions agressives. Ci-dessous 2 cas de tentatives de sabordage :


Dans ces cas, restez prudents et, à distance, tentez de calmer le malheureux plongeur qui vit intérieurement le véritable déchirement de devoir terminer la plongée.

La narcose du retour à la surface.
Le plongeur est perdu. La mine triste, il est dans la phase « low » de l’accro à l’azote qui est déjà en manque et se désespère de devoir retrouver le monde atmosphérique. Parfois, dans des cas extrêmes, ce type d’addiction se complique avec des plongeurs refusant de lâcher le détendeur durant le retour au port.



La narcose de surface (avant immersion !).
La plus méconnue. Comme pour les autres cas, elle se manifeste par des comportements décalés faciles à identifier.


Le plongeur a aussi ce regard un peu étrange de celui qui est dans un autre monde.


Dans certains cas, le plongeur plane véritablement...



J’espère que cette succinte présentation aidera les plongeurs victimes et leurs binomes à mieux se connaître et ainsi à agir préventivement. L’abus d’azote est dangereux pour la santé. A consommer avec modération. Mais à consommer quand même ! (6) :D

Par Homo palmus - Publié dans : vie du club
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