Images Aléatoires

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épave

Samedi 17 novembre 2007 6 17 /11 /2007 12:25
Il restait encore une importante partie de l’épave que nous n’avions pas explorée : la proue. Le bateau a été torpillé au ras de l’avant du château. L’avant n’est pas à portée de vue dans les conditions de visi habituelles et donc nous n’étions pas sûr qu’il était dans l’alignement du reste de l’épave, ni de la distance à parcourir avant de le trouver, ni même bien entendu de l’état des structures. Pour cela, Sylvain a décidé de descendre avec un moulinet afin de prospecter et de fixer un fil d’ariane entre le château et la proue. Dès la première plongée, le fil était fixé. Il n’y avait plus qu’à explorer…
Dès le lendemain, nous redescendons sur l’Astrée. L’eau est chargée sur les premiers mètres mais ensuite la visi s’améliore et l’épave est visible dès 25 m : visi quasi-exceptionnelle ! Tout le château se révèle alors que nous sommes encore le long du bout à 12 m au-dessus des structures. Les claires-voies en parties percées sont entourées des coursives ajourées.

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Nous longeons les coursives sur bâbord jusqu’à l’angle avant où nous devons trouver le fil d’ariane posé par Sylvain la veille.

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Le fil est bien là. Nous le suivons. Il ne descend pas en dessous de 40 m, ce qui rend l’explo possible avec des N2. Après quelques mètres hors de visi de l’épave, nous arrivons sur un morceau de belle taille.

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Ce n’est en réalité qu’une partie du pont avant. Elle est couchée à 45° sur l’avant. La base d’un mât de charge est encore visible.

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Ce n’est donc pas encore la proue. Mais le fil continue dans le bleu… Quelques mètres plus loin nous arrivons enfin à la proue. Un gros treuil encroûté est bien conservé.

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Plus en avant, les puits de chaînes avec les ancres à poste.

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Et enfin, la proue où est fixée l’extrémité du fil d’ariane.

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Cette fois nous sommes au bout. Nous faisons demi-tour pour refaire le chemin inverse jusqu’au château. Petite promenade dans les coursives par l’avant puis le côté tribord.

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Au passage, un coup d’œil dans la cuisine où les fourneaux auraient besoin d’un sérieux ménage…

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Retour au-dessus du château pour retrouver le bout.

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Il est temps de remonter. Une dernière vue sur le château qui s’éloigne…

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Nous serons bientôt rejoints aux paliers : Carlos arrive au bout avec sa palanquée.

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Voilà, fin de la visite de l’Astrée. Il y a encore des parties à explorer (fonds des cales, pièces plus à l’intérieur du château) mais il faut en garder pour la saison prochaine !
Par Homo palmus - Publié dans : épave
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Jeudi 8 novembre 2007 4 08 /11 /2007 10:50

Nous étions resté à la porte d’entrée des salles techniques s’ouvrant derrière le garde-corps.

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Dans l’obscurité apparaît une grande vanne qui se dresse verticalement au-dessus de ce qui semble être un réservoir.


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Sur la droite, un cheminement métallique conduit à un escalier descendant au niveau inférieur.


astree-grille.jpg astree-escalier-copie-1.jpg

Les robinets des vannes accrochées au mur n’ont pas été actionnés depuis 65 ans…



Plus bas, une ouverture sans porte mène à une autre salle.


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La pièce suivante est très encombrée par de grosses parties de la structure écroulée. Il semble peu aisé de s’y glisser, voire imprudent. Pourtant, un fil encrassé est tendu. Vieux fil d’ariane datant d’une époque où l’on pouvait encore pénétrer plus loin dans le ventre de la bête ?


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Demi-tour, traversée dans l’autre sens vers la sortie. Ne rien frotter, ne pas soulever les dépôts de sédiments. Comme l’extérieur, l’intérieur est encroûté, envasé, figé.


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Juste au-dessus de la sortie se trouve la base de fixation du mouillage et de là, la lente remontée et les paliers. A chacun son style : Samuel plane sur le dos dans le nuage de bulles des palanquées qui remontent, alors que François préfère son parachute au bout de balisage auquel pend la grappe des plongeurs agglutinés.


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C’était encore une bien belle plongée. Nous n’avons pas été les seuls à apprécier : JR et Romain ont l’air plutôt contents (JR plus que Romain : on ne saura jamais ce qu’ils ont fait tous les deux seuls au fond des cales… ;-)).


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Il restait encore une importante partie de l’épave que nous n’avions pas explorée. Depuis, nous y sommes allés…

 

 

Par Homo palmus - Publié dans : épave
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Lundi 29 octobre 2007 1 29 /10 /2007 23:36
Depuis 3 mois, je n’avais pas eu l’occasion de retourner sur l’Astrée. Le week-end dernier, après une semaine de mer très agitée, nous sommes retournés sur ce cargo cassé à l’avant, au ras du château, après son torpillage, il y a plus de 60 ans.
Il fait frais, mais très beau. La cime enneigée du Canigou se découpe sur fond de ciel bleu sans nuage.

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La houle, bien moins forte que les jours précédents, reste formée. L’eau est encore à 17-18°C et semble presque chaude à côté de l’air ambiant. Mais le coup d’Est a bien remué la mer et l’eau est laiteuse dès les premiers mètres.

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Nous passons le premier bidon qui est à 6 m, le second vers 17 m, puis c’est le plaisir de la descente dans ce bleu de plus en plus sombre… Jusqu’à l’arrivée au-dessus du château vers 35 m. La visi est loin d’être mauvaise, mais la faible luminosité plonge l’épave dans la pénombre.

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Nous traversons le château, passant au-dessus des claires-voies, pour gagner les coursives bâbord et nous protéger du courant.

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L’ambiance créée par les jeux d’ombre et de lumière est fantomatique. J’aime les coursives ajourées de cette épave.

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Elles sont peuplées d’anthias dont les couleurs vivent apparaissent brièvement dans la lumière des phares.

astree-coursives.jpg astree-coursives2.jpg
Après le côté bâbord, la traversée le long de la cassure et les coursives tribord, la visite se poursuit sur l’arrière en direction de la poupe. La visibilité est moins bonne. Nous longeons les cales béantes dans lesquelles est tombé un grand mât de charge.

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Un gros treuil est encore en place en travers du pont arrière.

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Nous repartons en direction du château. Au bout de la cale nous retrouvons les rambardes.

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Un peu sur le côté bâbord s’ouvre la porte des salles techniques. Entrons…
Par Homo palmus - Publié dans : épave
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Vendredi 19 octobre 2007 5 19 /10 /2007 23:06
Le soleil est encore très bas sur l’horizon en ce dimanche matin d’octobre. Il ne réchauffe pas encore l’air automnal très frais.

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Direction la pointe du cap Béar pour situer au sondeur l’épave du cargo au pied de la falaise du phare. Le site est rapidement balisé. Nous descendons le long du bout. A 25 m, je m’arrête et fait signe à Laurent : « regarde en dessous ». Le château écroulé de l’épave est déjà visible 10 m plus bas.

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Le bateau, bien que très fragilisé, est encore posé bien droit. Nous partons sur le pont arrière.

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Nous arrivons à la poupe habitée par un banc d’anthias.

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Le temps de descendre le long du gouvernail pour jeter un œil à l’énorme hélice encore en place et nous remontons le pont arrière en direction du château.

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Complètement écroulé, il est difficile de bien se représenter ce qu’était le château. Les claires voies béantes supportent encore des rambardes tordues. La zone est poissonneuse.

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Nous faisons un simple aller-retour vers la cassure à l’avant. Nous croisons un congre qui a élu domicile sous une plaque à côté du mât de charge, non loin du gros treuil, et il est déjà temps de remonter…

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Par Homo palmus - Publié dans : épave
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Mardi 2 octobre 2007 2 02 /10 /2007 00:06
Aaaah ! Les mystères engloutis, enfouis sous les sables des fonds marins… L’excitation de la fouille, de la découverte…
Nous voilà partis, les Daphnée, Pierre-Franck et moi, pour Palavas-les-flots. Nous nous rendons à une journée organisée par la commission régionale d'archéologie. L'objectif du jour est de nous initier à la théorie du PDA (plongeur débutant en archéologie) et de nous montrer un chantier de fouilles.
A peine arrivés, à l’heure, on doit sauter dans la combi et partir avec le premier groupe pour le chantier : une épave en bois d’époque indéterminée (18è ou 19è), d’une trentaine de mètres, émergeant du sable sur un fond de 5 m.

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Mise à l’eau, descente le long d’un mouillage... On n’y voit presque rien !

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Comme on nous l'indiquera par la suite dans les cours théoriques, les retouches photo sont autorisées si elles sont précisées et qu’elles permettent de rendre plus lisibles les objets photographiés. On ne va pas se gêner :

palavas-daphnee2.jpg palavas-daphnee2c.jpg
Evidemment, faute de s’être encordés, on se perd en quelques minutes. Retrouvailles en surface et c’est reparti. On ne se perdra plus jusqu’à la fin de la « visite ».
Je ne peux pas prendre d’images des membrures, de l’une on a du mal à distinguer la suivante. Les vestiges sont colonisés par de nombreux vers, dont de beaux spirographes.

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Le carroyage au sol permet de savoir que l’on déambule dans le périmètre de la fouille.

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Soudain, juste devant moi, la silhouette d'un gros anneau me fait d'abord penser à un pneu : c’est l’organeau d’une énorme ancre (probablement à jas) fichée dans le substrat par l’un de ses bras.

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La verge doit bien faire 2 m. Un bout y est fixé pour la signaler en surface.

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Elle est bien concrétionnée et avec la visi très réduite il est impossible de la voir dans son ensemble. La pelle qui émerge est impressionnante. La forme triangulaire est schématisée sur l'image, la taille de la pelle, la visi très réduite et mon petit apn limitant le rendu possible de la prise de vue...

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La consigne de 20 minutes au fond est atteinte. Nous émergeons de cette soupe à 16°C et regagnons le bateau.

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Le temps de rentrer, de se changer et une première présentation commence sur les brevets fédéraux en archéologie sous-marine. D’autres suivront : construction navale, céramiques, réglementation, sécurité des fouilles, publication des résultats et retouche photo… Mais avant cela, un apéro est organisé à l’extérieur du club.

palavas-apero.jpg
Au loin, le porte-hélicoptères et les péniches de débarquement poursuivent les manœuvres alors que nous attaquons le buffet au bord de la plage…

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Par Homo palmus - Publié dans : épave
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