Vendredi 23 mai 2008 5 23 /05 /Mai /2008 00:04
Six jeunes et leurs 3 éducateurs des centres d’aide éducatif d’Orléans et de Béziers sont venus au club pour une découverte du milieu marin et de la plongée.
La première sortie a été une randonnée palmée où ils ont pu bénéficier de l’accompagnement de Lulu, joyeuse monitrice de retour d’horizons aquatiques très lointains, qui les a sensibilisés à la vie marine et à la nécessaire protection de ce milieu trop souvent maltraité.


Le lendemain, ils ont tous fait leur baptême, maîtrisant pour certains une légère appréhension après tout normale : nous ne sommes pas des poissons et respirer sous l’eau peut ne pas paraître à tous une activité immédiatement naturelle. Le jour suivant, tous ont remis ça.


Au club, le terme de « baptême » a depuis longtemps été remplacé par celui de « sortie éveil ». J’espère que pour tous, éducateurs et jeunes, cette découverte a pris ce sens. Permettre de découvrir le milieu marin de cette façon, c’est une manière de donner la possibilité de s’ouvrir à d’autres connaissances, à d’autres questions et de vivre des expériences personnelles à partager ensuite.


Par Homo palmus - Publié dans : vie du club
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Vendredi 16 mai 2008 5 16 /05 /Mai /2008 00:26
Comme un enfant qui découvre que les limites habituelles de son aire de jeu sont autant de portes vers des lieux inconnus, il est excitant de laisser derrière soi la sécurité du terrain connu pour s’avancer dans la pénombre.
Les 20 premiers mètres sont relativement clairs. Puis la visi se réduit et sur le château, elle n’est plus que de 3 m environ. Mais c’est presque bien ! Survol de la salle de bain avec sa baignoire, son carrelage noir et blanc et son lavabo.


Passage par la cuisine où un congre a élu domicile dans un fourneau inoffensif depuis plus de 60 ans.


Et… Non, nous n’irons pas plus loin dans la traditionnelle promenade vers LA mitrailleuse bâbord avant du Saumur. Non, allons faire un tour sur l’arrière.
Le cargo est posé bien droit, de la proue aux cales arrières. Du moins, à la première cale arrière. Le chemin sur le pont côté tribord est dégagé jusqu’au niveau du treuil et de l’ancien mât de charge effondré.


Traversons au-dessus de la cale béante et noire jusqu’à bâbord où trône l’énorme hélice de secours.


Après l’hélice… Après ? Après, rien d’intéressant. La torpille du sous-marin a détruit la partie arrière qui gît, décomposée, sur le fond de sable. D’habitude, à l’hélice on fait demi-tour et on retourne au château visiter les salles techniques, les coursives, le trou de la cheminée...
Après l’hélice de secours… La carcasse est vrillée, couchée sur tribord. A main droite, le bastingage se redresse.


Le désordre règne sur ce pont incliné en partie écroulé.


Une échelle encroûtée ne mène plus nulle part.


Une échelle ? Là ? A côté d’elle, une manivelle, puis un grand cerclage de métal planté à la verticale, puis une autre manivelle qui est à la base d’un long objet rectiligne complètement encroûté. Pointant vers le sable, à peine reconnaissable dans cette eau chargée, se trouve devant nous la mitrailleuse bâbord arrière du Saumur…


Elle ne tourne plus : à l’inverse de sa sœur encore dressée à la proue, peu de plongeurs ont dû venir la voir et entretenir sa mobilité.

Et après ? Après, une large ouverture dans la poupe éclatée et le sable quelques mètres plus bas… Nous n’avions pas encore poussé la visite jusque là. Tout le monde vous le dira, sur le Saumur, c’est à l’avant qu’il faut aller, il n’y a rien à voir à l’arrière qui a explosé…

Il est temps de retrouver le bout et d’entamer la remontée. Plus haut, nous retrouvons les copains au palier.


L’humeur semble bonne. Dans les masques, les regards sont parlants : la visite d’épave a plu une fois de plus.
Par Homo palmus - Publié dans : épave
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Mardi 13 mai 2008 2 13 /05 /Mai /2008 12:45
Comme chaque année au printemps, à l’inverse de la migration des cigognes, Gérard emmène ses jeunes élèves plongeurs plus au sud. C’est ainsi que 11 lycéens de Castres sont venus goûter aux joies de la baignade en scaphandre dans les eaux claires et chaudes de la côte catalane. Certaines trouveront peut-être à redire quant à la température, mais ce sont des frileuses qui claquent des dents après seulement à peine plus d’une demi-heure dans une eau à 14°C. Pfff ! :p
Ils ont travaillé dur :p pendant le week-end du 1er mai pour passer le niveau 1, progresser ou valider le niveau 2.


Pressés de montrer le niveau de leur entraînement physique hebdomadaire, dès le retour de la première plongée les stagiaires N1 ont insisté pour parcourir les 400 derniers mètres à la nage. Les stagiaires N2 (avec un stagiaire N1 en plus qui a fait exprès de traîner pour les accompagner), exigeant plus, ont eu droit à 500 m pour gagner la plage.
Quelques immersions plus tard, les 7 qui venaient pour découvrir la plongée en mer sont repartis avec le N1. Des 4 stagiaires N2, 3 ont progressé dans leur formation et un seul est rentré avec le N2. Mais il avait de l’avance ! Une image d’archive retrouvée par le plus grand des hasards, dans le grenier poisseux du club, au fond d’une vieille malle qui sent le vieux poulpe séché, le prouve :


Il s’entraînait déjà aux techniques de sauvetage à l’époque !
Comme souvent au club, le stage s’est terminé par un pot avec toute l’équipe (ça me rappelle des histoires de gaulois au bord d’une autre mer).


Si la sécurité est permanente durant la pratique de l’activité sportive, elle se relâche parfois ensuite. C’est ainsi qu’une jeune plongeuse a dû être secourue par un collègue, une coriace cacahuète coincée la mettant au supplice. Aussi, à force de claquer des dents… ! ;-) Cette année encore, ce plongeur aura montré son haut niveau de technicité en sauvetage… :p :D (on va l’archiver celle-là aussi :p)


On vous attend l’an prochain, mêmes dates, même lieu, pour l’ouverture de la chasse au trésor 2009 ? D’ici-là, n’hésitez pas à venir faire des explos dans les eaux claires et chaudes de la côte catalane…



Par Homo palmus - Publié dans : vie du club
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Mardi 6 mai 2008 2 06 /05 /Mai /2008 15:16
Ca y est, la chasse au trésor 2008 est ouverte depuis le 1er mai ! Alternance annuelle habituelle, cette année les indices à collectionner sont à nouveau marrons et ceux permettant de gagner directement des cadeaux sont blancs.


Comme les années précédentes, tous les renseignements sont disponibles sur le site www.letresor.net
Lors de ce long week-end du 1er mai, de jeunes plongeurs venus en stage de formation au club ont déjà pu faire une belle moisson d’indices.


Je parlerai d’eux plus en détail très bientôt… ;-) Plongeuses et plongeurs respectueux de votre environnement, vous avez pour une fois le droit de remonter quelque chose du fond alors ne vous en privez pas !
Par Homo palmus - Publié dans : vie du club
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Mercredi 23 avril 2008 3 23 /04 /Avr /2008 20:50
Au cours des 7 épisodes précédents, les différentes espèces présentées étaient presque toutes relativement facilement identifiables grâce à leurs couleurs, leurs formes, leurs papilles… Cette fois, les nudibranches seront tous bleus avec du blanc et du jaune. Il faut parfois au plongeur curieux un sens aiguisé de l’observation. Et même lorsque l’on sait ce qu’il faut regarder pour identifier, ça n’est pas toujours si simple…

Donc, je me lance, soyez indulgents… :S

Commençons par un local : Hypselodoris fontandraui. Pourquoi ce nom ? Le nom d’espèce aurait été formé sur le nom Font-Andrau, à côté de Banyuls. L’utilisation de la localisation géographique d’origine, bien que théoriquement à éviter, est fréquente. Cet animal a été observé de l’ouest de la Méditerranée jusqu’aux Açores. Pour donner une idée des difficultés de dénomination, il a été appelé Glossodoris fontandraui et on le trouve nommé Hypselodoris messinensis dans un livre que je trouve d’habitude assez bien fait. Peu importe le nom, l’animal ne change pas.


Il a les rhinophores bleus, les branchies bleues avec des liserés jaunes, une ligne dorsale qui se termine à l’avant des rhinophores en forme de T et surtout des taches bleu ciel de part et d’autre de la ligne dorsale médiane ainsi que des lignes discontinues sur les flancs. Les motifs peuvent varier significativement entre les individus.


Carnivore, il se nourrit d’éponges Dysidea avara. La ponte est un fin ruban d’œufs jaune-orange.

Il ne faut pas confondre Hypselodoris fontandraui et Hypselodoris tricolor, c’est-à-dire qu’il ne faut pas faire comme pas mal de monde… D’ailleurs, même les collègues taxonomistes ne sont pas d’accord sur le nom tricolor et une partie d’entre eux veut imposer le nom midatlantica. J’ai toujours gardé à l’esprit les quelques cases de la BD Garulfo dans lesquelles on voit la grenouille (encore une histoire de prince et de grenouille) disant (oui, elle parle, mais c’est normal, c’est une histoire de prince et de grenouille) « la peste soit de ces savants naturalistes qui vous nomment une espèce sans lui demander son avis ». Bref, cela illustre tout à fait ces querelles de spécialistes qui ont une fâcheuse tendance à oublier le principal : la  bête. Donc, Hypselodoris tricolor :


Présent dans l’ouest de la Méditerranée et jusqu’aux portes de l’Atlantique, comme son parent H. fontandraui avec qui il partage le même déjeuner. H. tricolor est également bleu. Sa ligne médiane dorsale est épaisse et accompagnée de points blanc-jaune. Les rhinophores sont bleus et les branchies, bleues également, ont un liseré jaune. Différence importante : une seule ligne continue blanc-jaune sur les flancs.



Plus simple dans la décoration, Hypselodoris orsinii :


Vous le trouverez aussi nommé H. tricolor dans le livre que j’ai évoqué plus haut et H. coelestis dans un autre livre que j’aime bien consulter. Mais alors ? H. orsinii est le nom actuel à utiliser. Gageons que dans un futur indéterminé il changera encore… La peste soit de ces savants naturalistes… :p
C’est le plus petit des 3, enfin, à l’age adulte, avec tout juste 2 cm. Habitant l’ouest de la Méditerranée, il se nourrit de l’éponge Cacospongia. Ses branchies et rhinophores sont uniformément bleus. Une fine ligne médiane blanche et un bord de manteau jaune sans autres traces permettent de le différencier des individus adultes des deux espèces précédentes. Car, oui, je ne l’ai pas dit, mais les jeunes peuvent faire des variations sur le thème de la décoration…



Ces 3 espèces bleues à lignes blanches et jaunes ne sont pas les seules à fréquenter nos eaux, mais je n’ai pas actuellement d’images des autres espèces pour semer ici un peu plus la confusion dans l’esprit du plongeur-lecteur qui se trouvera plus tard face à des nudibranches forcément moins faciles à identifier in situ. Pour tenter de lever le voile de la confusion, une seule solution : prenez des photos ! Faites de belles macros ! Et partagez ensuite avec vos amis palmipèdes. Non, pas les canards, les plongeurs… Ah la la… La taxonomie…

Par Homo palmus - Publié dans : billet faunistique
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