Mercredi 2 juillet 2008 3 02 /07 /Juil /2008 01:21
Je me souviens d’une époque pas si lointaine où Sylvain greffait parfois à mes palanquées un jeune N1 tout sage qui ne se plaignait presque jamais, même quand ça caillait dans l’eau. C’était le genre de N1 que l’on raconte dans les cours théoriques aux futurs E2, celui qui va tranquillement vous écouter et qui ne vous causera jamais aucun souci. Bref, le N1 qui n’existe pas dans la réalité… Sauf Ramoucho. Maurice pourrait légitimement lui demander à lui aussi s’il a un lit de camp dans le club car, avec le temps, il fait partie des meubles, ou plutôt du matériel, catégorie gonflage. Oui, car Ramoucho gonflait, gonflait, gonflait, mais plongeait aussi (je vous passe les détails sur ses autres activités sociales nocturnes florissantes :D ).
Et c’est comme ça qu’un jour de fin juin 2008, il nous revient avec le N4. Il n’était pas exactement tout seul, il a été accompagné par Sandrine qui, elle, avait trouvé une bonne excuse pour faire ça en 2 temps : la théorie d’abord, la pratique la prochaine fois. OK, vous me direz qu’un pied dans le plâtre un mois avant l’exam, c’est une bonne excuse. Mais quand même ! Je vous laisse imaginer la fierté du maître Jedi pour ses padawans. Pour un peu, on aurait pu sentir qu’il était plus angoissé durant les 2 jours d’épreuves que les candidats ! le N4, ce n’est pas rien, ça laisse des traces (cf. un article d’actualité sur le sujet, paru dans la presse ce mois-ci, rédigé par JR).


Je peux bien vous le dire, malgré les séances répétées de torture intellectuelle où il a fallu leur apprendre à calculer le profil de décompression d’un plongeur qui fait une successive profonde au sommet de l’Everest (si, si, il y a assez d’eau liquide là-haut selon l’énoncé) après avoir respiré de l’O2 en surface suite à l’exercice de relevage d’ancre sur le Bananier, au nitrox, nous étions quand même un peu inquiets. Car plusieurs fois, je n’avais obtenu d’eux qu’une sorte de regard perdu dans le vide face au tableau blanc, un filet de bave s’échappant du coin de la bouche alors que le feutre séchait, suspendu en l’air, à mi-chemin entre le tableau et les neurones en surchauffe. Au final, Sandrine maîtrise parfaitement la règle de 3 (il suffit de lui remplacer par exemple « bars » par « euros ») et Ramoucho est un expert confirmé dans l’excuse bidon pour ne pas me rendre ses exercices (genre : je l’ai oublié dans la voiture de mon père qui est parti en Espagne). C’est pas grave, c’est le résultat qui compte. Bien sûr, nous avons un peu fêté ça le soir même, sagement…


Avec la famille…


Petite précision pour toutes les groupies de Ramoucho qui s’inquièteraient : il n’est pas ici avec sa compagne et leur fille. C’est Lulu, revenue parmi nous pour cet été, qui porte la petite sœur de Ramoucho. En effet, à ce jour on ne lui connaît pas encore de progéniture légitime…

En journée, le petit gars sage et de bonne composition est apprécié au-delà du club par les voisins du petit monde de Port Argelès


La nuit… Euh… :p


Bref, à vous demoiselles qui souhaitez être encadrées par un jeune et compétent N4 pour vivre de belles plongées, venez au club, vous y serez très bien accueillies !

P.S. et si vous avez une grande sœur souhaitant être encadrée par un moins jeune N4, c’est également possible… :p ;-)
Par Homo palmus - Publié dans : vie du club
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Mercredi 25 juin 2008 3 25 /06 /Juin /2008 21:22
La narcose est un phénomène à la fois bien et mal connu des plongeurs. Si tout le monde s’accorde sur le principe que l’azote, à partir d’une certaine pression partielle, provoque l’apparition des symptômes, les mécanismes sont plus obscurs. En effet, comment expliquer que, selon les individus, l’expression des symptômes peut-être aussi personnelle ? Pire, chez certains les symptômes durent bien après la baisse de la pression partielle d’azote, voire même apparaissent avant l’immersion… Voici la description en images de quelques cas.

La narcose persistante (pendant la remontée).
Le plongeur semble normal. Mais son regard dément cet air trompeur ! Le plongeur vous fixe, un peu comme s’il voyait loin derrière vous, à travers vous, très très loin…


Il peut aussi paraître inondé d’un immense bonheur


Ou victime d’une incohérence de mécanique visuelle handicapante pour lire son ordi (dont il a oublié l’existence)


Enfin, parfois, il peut révéler sa personnalité la plus cachée


Dans certains cas, le plongeur oublie sa nature aérienne et mime le poisson qu’il aimerait être. Dans cette situation, agir vite et lui remettre son détendeur en bouche. Il sera toujours temps plus tard de lui expliquer la différence entre poumons et branchies.


La narcose de palier.
Rarement évoquée, elle peut cependant être très dangereuse. Les comportements peuvent être suicidaires ! En effet, le plongeur refusant de regagner la surface (par exemple après une promenade sur le Bananier avec 20 m de visi) peut réagir violemment par des pulsions agressives. Ci-dessous 2 cas de tentatives de sabordage :


Dans ces cas, restez prudents et, à distance, tentez de calmer le malheureux plongeur qui vit intérieurement le véritable déchirement de devoir terminer la plongée.

La narcose du retour à la surface.
Le plongeur est perdu. La mine triste, il est dans la phase « low » de l’accro à l’azote qui est déjà en manque et se désespère de devoir retrouver le monde atmosphérique. Parfois, dans des cas extrêmes, ce type d’addiction se complique avec des plongeurs refusant de lâcher le détendeur durant le retour au port.



La narcose de surface (avant immersion !).
La plus méconnue. Comme pour les autres cas, elle se manifeste par des comportements décalés faciles à identifier.


Le plongeur a aussi ce regard un peu étrange de celui qui est dans un autre monde.


Dans certains cas, le plongeur plane véritablement...



J’espère que cette succinte présentation aidera les plongeurs victimes et leurs binomes à mieux se connaître et ainsi à agir préventivement. L’abus d’azote est dangereux pour la santé. A consommer avec modération. Mais à consommer quand même ! (6) :D

Par Homo palmus - Publié dans : vie du club
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Jeudi 19 juin 2008 4 19 /06 /Juin /2008 23:20
Après 4 heures de route, plutôt que de passer à mon logement, je débarque directement au club sur le port. Presque 3 semaines que je ne suis pas venu respirer cette atmosphère où azote, oxygène, néoprène et embruns se mêlent à l’ambiance conviviale et chaleureuse. J’arrive et trouve Sylvain en combi qui me lance « on va sur la Banane. Equipe-toi on y va ». OK ! Pas de souci ! :D La météo pluvieuse des 4 dernières heures s’éclaircit soudainement. Une heure plus tard, le bateau est au-dessus de l’épave.
Petite houle de nord, eau d’un bleu profond, courant très faible : les conditions sont bonnes. Au début de la descente, l’esprit est tout entier tourné vers le fond et la question : comment sera la visi ? Nous n’attendrons pas longtemps car, malgré le plancton, l’épave se dévoile rapidement.
Nous évoluons au-dessus d’un bâtiment qui s’est arrêté là il y a 65 ans, après bien des voyages. Ce jour-là, nous sommes les voyageurs.
Ce cargo fruitier avait été transformé en navire militaire. L’armement varié en canons divers n’a pourtant rien pu contre l’attaque du sous-marin anglais qui l’a envoyé par le fond avec les hommes à bord. Toutes les armes se sont tues définitivement, malgré la présence toujours menaçante des munitions encore visibles par endroits.


Tout est figé. Le pont délabré, l’échelle tombée, les débris entassés, tout indique que l’histoire s’est arrêtée mais que le temps fait son œuvre. Impression d’un silence encore plus profond que celui qui est perturbé par nos bulles.


A la proue, les chaînes dans les écubiers ne gênent pas le congre qui en a fait son abri. Les nombreux lambeaux de filets accrochés au canon et à la coque forment une couche encroûtante.


Les corynatis colorés se partagent la surface de tôle. A côté de la citerne, une colonie mauve s’est établie sur un tuyau. L’échelle d’accès à la tourelle avant tribord est recouverte d’une colonie  jaune.


Le château est un gruyère de métal où les trous sont plus nombreux que les pleins. C’est à se demander comment il n’est pas encore complètement écroulé sur lui-même. C’était l’espace habité, avec la passerelle d’où sont probablement partis les derniers ordres. Aujourd’hui, les nuées d’anthias et un banc de loups circulent librement à travers les ouvertures béantes.


Il faut s’arracher à la contemplation, partir avec des images plein la tête. La passerelle s’éloigne, alors que le mât accompagne notre remontée.


Plus haut, de retour au présent, tout est d’un bleu lumineux, traversé par les bulles des copains qui vont nous rejoindre au palier.


On en a pris plein la vue. On remettra ça le lendemain matin, puis l’après-midi, puis le surlendemain, encore, sans se lasser… L’Alice Robert est un beau voyage, surtout lorsqu’il s’offre ainsi.

Pour ceux qui auraient manqué les précédentes visites du Bananier, vous pouvez lire les autres articles ainsi qu'une petite visite guidée de l’épave :
L’Alice Robert : let me take you on a trip… (1)
L’Alice Robert : let me take you on a trip… (2)
Bonne visi sur le Bananier…
Le Bananier, encore !
L’Alice Robert, encore et toujours…
Bananier : le retour
Retour sur le Bananier
10 mai - le Bananier

Par Homo palmus - Publié dans : épave
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Dimanche 8 juin 2008 7 08 /06 /Juin /2008 14:49
Voici une contribution d’un plongeur en manque de tôle qui a fait un long voyage rien que pour vérifier qu’après toutes les rumeurs, elles sont toujours bien là, ces épaves…


EPAVE, maître mot qui definit la raison pour laquelle je me suis mis à la plongée.
 

En cette belle soirée de mai, mon coach initiateur en la matière m’accorde à nouveau ce privilège sur le Saumur.


19h00 !! On descend tous les  deux le long du bout et… mince, c’est un peu epais pour tirer de belles photos avec mon nouveau caisson Ikelite et Canon G9. C’est pas grave, c’est une plongée d’essai pour ce nouveau materiel et avec le flash, je prendrai des parties symboliques plutôt que des prises de vues d’ensemble.


Voila… Nous sommes sur le château, au niveau des chaines. Le flasher fixé sur mon gilet permet à Sylvain (également en test pour son nouveau caisson) de ne pas me perdre de vue mais pas de souci, c’est plutôt moi qui n’ai pas envie de le perdre.


Un p’tit tour sur la partie avant après avoir longé la corde « ligne de vie » sur tribord puis les cales sur la gauche et… hoo… la mitrailleuse (non presentée car photos non concluantes)


L’air se consommant, retour au bout, remontée, palier réglementaire à l’ordi, et voila, des images plein la tête avec toujours ce sentiment d’injustice… Pourquoi c’était pas visi 20 m ?


C’est pas grave, quand on aime on compte pas. J’y retournerai, appareil photo au poing et un jour, je l’aurai cette visi tant esperée.


Les clichés parlent d’eux memes quant à la visibilitée, mais je suis quand meme bien heureux de pouvoir rapporter des fragments visuels de -36 m des épaves du Rousillon.


Merci à Homgrenouille pour cette plongée. J’ai cru un instant voir des rails et des traverses sur une des images, mais c’est sans doute la narcose de surface… ;-)

Par Homo palmus - Publié dans : contribution
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Dimanche 1 juin 2008 7 01 /06 /Juin /2008 23:08
Quand un plongeur rencontre un autre plongeur, que se racontent-ils ? Il y aurait une universalité dans la communauté ? Eléments te réponse tans zette gontripution en profenance te gontrées nortiques bourtant bas zi lointaines… ;-)











NDLR : la rédaction décline toute responsabilité quant à l’interprétation par les auteurs du message contenu dans l’image de la PpO2maxteam… ;-)


Merci à vous deux. A vous voir, ça n'a pas l'air si terrible que ça la plongée dans les gravières du grand nord-est... ;-)
Par Homo palmus - Publié dans : contribution
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