Vendredi 25 juillet 2008 5 25 /07 /Juil /2008 16:04
Ce pays est vraiment étrange. Ce matin, à la boulangerie, la vendeuse n’a pas compris tout de suite quand je lui ai demandé un pain au chocolat ! Incroyable ! C’est une gentille monitrice du club (qui partage toujours les trucs à grignoter qu’elle a dans son sac) qui m’a dit qu’ici il faut dire « chocolatine ». Cette fois, je vais te parler de la soirée que j’ai passé avec quelques-uns des membres du club. Après la plongée à la Moulade, c’était soirée moules en délire, comme ils ont dit en riant grassement. Leur humour m’échappe un peu parfois, mais je m’adapte aux coutumes locales, pas seulement verbalement. En tout cas, l’ambiance est joyeuse du matin au soir.
Hier soir donc, c’était ambiance familiale au resto à côté du club. Les moniteurs étaient avec leurs compagnes qui ont la patience de les attendre souvent très tard en fin de journée. Je ne vais pas te décrire le menu, vois ci-dessous :


Moi j’aime pas ça, les moules. Pour une fois, je n’étais pas le seul. On a pris des pizzas à la place. J’ai passé un très bon moment et on n’a pas parlé que de plongée. Bon, soit, pas mal quand même, mais pas que ! Et puis certains venaient presque de ma région natale. Le mélange des accents alsacien, vosgien, ariégeois et… euh… pour Ramoucho, je sais pas… avait un côté presque international sympathique :D
Je te laisse, je vais plonger.
A+
Par Homo palmus - Publié dans : carte postale
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Mercredi 23 juillet 2008 3 23 /07 /Juil /2008 23:29
Je suis bien arrivé à Argelès-sur-mer. Il fait beau et chaud, même s’il y a un peu de vent. Les autochtones parlent de tram ou de marinade. Je ne comprends pas le lien entre le vent et le système de transport en commun, ni la manière de préparer la viande. Mais c’est sûrement parce que je viens d’arriver, je ne connais pas encore les expressions idiomatiques.
Je suis tout de suite allé au club pour planifier mes plongées. J’ai fait la première cette après-midi à la Moulade. Le site est très sympa, riche en faune quelle que soit la profondeur. Je suis allé sur le coralligène (leurs récifs dans la région) et là, je suis tombé nez à nez avec un monstre marin cornu ! Vois la photo !


Heureusement, il était placide et peu intéressé par moi. Il a continué lentement sa route sous mes yeux étonnés.
Je dois te laisser, je vais me doucher avant de retrouver les gens du club pour un resto.
A+


Quelques infos sur cet animal dans le billet faunistique Nudibranches (2)
Par Homo palmus - Publié dans : carte postale
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Mardi 22 juillet 2008 2 22 /07 /Juil /2008 23:04
Les vieux plongeurs vous le diront, il y a seulement 15 ans, la plongée était encore un peu une activité pour les Hommes, les vrais… Il fallait être sportif et courageux pour affronter les entraînements façon commando et cet univers marin hostile… Et très humide. Heureusement, malgré l’apathie de certaines instances, les choses ont beaucoup changé. La plongée est désormais pratiquée par un très large public, notamment par les plus jeunes. Pour preuve de ce succès, la visite récente au club du groupe Colomiers Plongée Jeunes. Agés de 8 à 20 ans, certains sont venus pour leur baptême en mer, d'autres pour préparer et valider le plongeur de bronze, d’argent ou d’or, le N1, le N2 ou le N3.
Félicitations à tous pour votre réussite. C’est un plaisir de voir la passion partagée par tant de jeunes parmi lesquels sommeillent sûrement de futurs jeunes encadrants…



P.S. Une pensée pour un vénérable maître Jedi qui, l’âge avançant, s’est intéressé à la plongée des moins jeunes. Pierre, si tu me lis (ou si quelqu’un me lit et peut lui transmettre), ça me ferait plaisir si tu voulais témoigner à ce sujet ;-)

P.P.S. Un faux jeune plongeur se cache parmi les autres sur la photo. Qui est-ce ? Indices : il a une coupe de djeuns et ça ne peut plus être Sylvain :p
Par Homo palmus - Publié dans : vie du club
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Jeudi 17 juillet 2008 4 17 /07 /Juil /2008 01:05
A Argelès, le 14 juillet c’est le feu d’artifice sur le port, le 13, le feu d’artifice au village et le 12… Le 12 ? C’est la St Olivier. Mais ça n’a aucun rapport avec mon propos. Qu’est-ce qui se passe en cette fin de journée du 12 juillet ? Comme chaque soir, Sylvain prépare le planning des sorties du lendemain. Mais ce soir-là, un petit détail s’ajoute à la scène du cérémonial vespéral quotidien.


Bien sûr, j’entends d’ici les commentaires des habitués qui pensent que comme souvent, la journée va se terminer autour d’un verre. Certes, c’est le cas, mais… Ni boisson anisée, ni bière, Fabrice a apporté un petit muscat doux légèrement pétillant. La première bouteille a été prise en charge par Sylvain. Honneur à lui, c’est son anniversaire !


Après une dure journée passée dans l’eau salée, personne ne refuse un petit verre, surtout que c’est bon…


Afin de tenter de lui faire oublier son grand âge – et le risque associé de grave déprime – Sylvain a reçu quelques cadeaux bien ciblés : une très intéressante gamme de produits locaux,


Une amphore (pleine d’un autre produit local) qu’il a le droit de posséder légalement,


Un T-shirt au motif symbolique très fort,


Et un peu de lecture qu’il semble avoir du mal à déchiffrer :


Il faut dire à sa décharge, que ces dernières semaines, tout ce qu’il écrit et lit est du genre :
Fabrice E3
    Damien SN2
    Aurelien SN2
Alex E3
    Eric SN1
    Florent SN1
Lulu E3
    Joanne N1
    Simon N1

Et puis, c’est bien connu, quand on a passé des heures dans l’eau salée, on écrit mal.
Bref, l’apéro s’est poursuivi un peu plus loin sous une forme dînatoire avec plus de monde autour de jus de fruits 100% naturels (enfin, il y en avait dedans…) et de petites choses à grignoter.


Vu son grand âge, Sandrine lui a épargné l’épreuve de souffler le nombre exact de bougies. Une seule c’était bien assez, pourvu qu’il y ait les gâteaux en dessous de la bougie.


Les gâteaux étaient très bons, mais difficiles à manger ! Avez-vous déjà essayé de manger du framboisier avec pour seul ustensile un cure-dent ? Démonstration :


« If the only tool you have is a hammer, you tend to see every problem as a nail »

Avec ou sans ustensile, Sylvain a apprécié : impossible de lui ôter l’assiette pour la rapporter en cuisine tant qu’il restait la moindre trace de gâteau.



Tout cela s’est sagement terminé, rendez-vous étant donné très tôt pour une épave. Alors il ne fallait pas faire les épaves…
Par Homo palmus - Publié dans : vie du club
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Samedi 5 juillet 2008 6 05 /07 /Juil /2008 23:35
L’été est arrivé soudainement. Le soleil, éclatant dans le ciel bleu sans le moindre nuage, nous promet une très chaude journée. La mer est belle et le vent est peut-être enfin parti en vacances. Dans ces conditions, il est tentant d’aller à la réserve de Cerbère-Banyuls…
La visite du club de plongée de Gaillac ayant nécessité un changement de taille du bateau, nous partons sur l’Ange. A la sortie plongée du matin s’ajoute donc une promenade tranquille sur une mer d’huile le long de cette belle côte rocheuse catalane.
A notre arrivée au cap l’Abeille, les mouillages fixes sont presque tous occupés. En plus des clubs de plongée, le site attire aussi les plaisanciers et les vacanciers. Ce que l’on pourrait appeler « l’effet réserve » est important dans l’esprit des visiteurs. Nous nous amarrons à la bouée n°6 et c’est un plaisir de sauter dans cette eau à 22°C, agréablement rafraîchissante.


La visi n’est pas exceptionnelle, mais suffisamment correcte pour apprécier le relief de failles dont certains pans sont couverts de gorgones blanches.


Par rapport aux autres sites de la côte entre Argelès et Banyuls, l’effet réserve biologique est frappant. Sur ce site, le spectacle est surtout en pleine eau. Ici, le plongeur doit décoller le regard de la roche pour profiter de l’abondante concentration de poissons, solitaires ou en bancs. D’abord, c’est un petit mérou qui croise notre route.


Puis une grosse dorade royale qui vient nous tourner autour.


Un peu plus distant, un beau denti au dos bleuté désorganise un temps un petit banc de sars.


Les sars sont très nombreux, en bancs relativement peu agités.


A l’inverse, les saupes, également très nombreux, sont beaucoup plus mobiles et l’observation des bancs montre de jolis mouvements de groupes tournoyants sur eux-mêmes avant de plonger vers les rochers où ils broutent bruyamment (si, si, ôtez votre cagoule et écoutez).


Fin de plongée, retour au mouillage fixe. Pourquoi ne pas passer quelques minutes de palier de sécurité en observant de très près la vie sur un gros rocher ? C’est l’occasion de voir cette anémone aux centaines de tentacules (Cereus pedonculatus).


Ou encore de constater que le dimorphisme sexuel chez les poissons peut être étonnant : cette femelle est-elle charmée par le beau mâle à la voyante livrée jaune ?



Il est facile de comprendre que la réserve attire les plongeurs et les baigneurs qui peuvent découvrir une abondante faune pélagique dans les premiers mètres sous la surface. L’effet de protection est très net, en comparaison des abondances visibles sur les autres sites de la côte en dehors de la zone protégée. Ceci fait penser que malgré le développement des populations, et donc automatiquement la sortie d’une partie des poissons des limites de la réserve, les prélèvements tout le long de la côte ont un impact significatif sur les populations. Et dire que l’on entend encore que ce sont les plongeurs qui font fuir les poissons…

Pour ceux qui auraient manqué les épisodes précédents sur les sites et la faune de la réserve :

Plongée dans la réserve
Plongée au cap l'abeille
Les Tinyes
Retour aux Tinyes
Et ceux qui vivent plutôt seuls…
Il y a ceux qui vivent en groupe…


Par Homo palmus - Publié dans : plongée en Roussillon
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