Dimanche 15 novembre 2009 7 15 /11 /2009 11:22

Alice Robert : 14

Saumur : 6

Astrée : 4

Saint Lucien : 3

Pytheas : 2

29 plongées sur ces épaves catalanes cette saison, le nombre est équivalent à celui des années précédentes. La hiérarchie des fréquentations est également inchangée : le Bananier est toujours celle que je visite le plus, puis le Saumur, l’Astrée et le Saint Lucien. Bien que d’époque et d’histoire navale assez comparables pour les 4 premières, chacune a ses spécificités : armement imposant, mât et couverture de corynactis pour l’Alice Robert, hélice de secours, mitrailleuse et « propreté générale » du Saumur, alcyons sur la coque et jeux de lumière dans les coursives de l’astrée, énorme hélice et poupe aux formes bien préservées du Saint Lucien. Quant au Pytheas, le seul vapeur, sa faible profondeur le rend accessible aux débutants.


D’année en année, on suit l’évolution des sites. Une ancre du Pytheas s’est « évaporée ». Le Saumur semble celui qui a subi le plus de dégâts avec l’écroulement de parties de son château. Le Bananier a « perdu » son étau et il a eu son lot annuel de filets. Mais malgré tout, son mât résiste encore. Je n’irai plus le voir cette année et j’espère le retrouver encore dressé la saison prochaine…

 


Retrouvez tous les épisodes d'Une Saison sur les Epaves dans la catégorie Chroniques.

Par Homo palmus - Publié dans : Chronique
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Jeudi 12 novembre 2009 4 12 /11 /2009 01:27

il s'appelle Thysanozoon brocchii et c’est un plathelminthe (« ver plat »). Il mesure au maximum 5 cm de long. Son corps ovale et aplati est recouvert sur le dos de nombreuses papilles. Sa coloration est brune marbrée avec une ligne centrale plus claire et parfois une ligne claire perpendiculaire formant ainsi une croix sur son dos. La « tête » porte deux expansions sensitives qu’il ne faut pas confondre avec des rhinophores de nudibranche.

Ce carnassier vit sur les roches où il se nourrit de bryozoaires ou d'éponges. Grâce à sa faible épaisseur, toutes les cellules se trouvent proches de la surface, ce qui permet leurs échanges gazeux. Ainsi, il n’a pas de système circulatoire et d’organes respiratoires

Il a été observé jusqu'à 80 m de fond, en Méditerranée mais aussi dans l’Atlantique nord, la Mer du Nord et même le Pacifique.

Le pouvoir de régénération de ces animaux leur permet de survire s’ils sont coupés.

Sa copulation est intéressante. Pour inséminer son congénère, il lui plante un stylet, introduisant ainsi directement les gamètes mâles. Les individus sont hermaphrodites, ce qui leur permet éventuellement d’inverser les rôles…

Ce cas montre une fois de plus que Dame Nature met parfois en place des formes et des procédés de fonctionnement analogues chez des animaux très différents. Au plongeur curieux et observateur de ne pas se laisser induire en erreur…

Par Homo palmus - Publié dans : billet faunistique
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Samedi 7 novembre 2009 6 07 /11 /2009 12:49

Le bois se décompose. Les tôles rouillent, s’écroulent et disparaissent peu à peu. Sous l’action des éléments, l’épave s’affaisse, se démembre et perd sa silhouette de bateau. Souvent, la chaudière est l’élément qui persiste le plus longtemps. D’aspect massif, ce bloc pourtant évidé et plein de tubulures résiste. Parfois congre ou murène à l’intérieur, gorgones et nombreux nudibranches à l’extérieur, la chaudière du Pytheas mérite une observation minutieuse.

 

Par Homo palmus - Publié dans : Chronique
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Vendredi 30 octobre 2009 5 30 /10 /2009 00:08

Fourneaux, wc, baignoire, lavabo… Ces objets n’évoquent pas en premier lieu des images de situations maritimes. Pourtant, lors de la visite des épaves, ils font souvent partie de notre promenade. Ils rappellent la vie à bord. Ils nous ramènent à la conscience que cette épave délabrée a été en activité et animée, que des hommes ont vécu là où nous déambulons. Visiteurs d’un univers fabriqué devenu récifal, nous recherchons les indices tangibles de sa vie antérieure…

 

Par Homo palmus - Publié dans : Chronique
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Mardi 20 octobre 2009 2 20 /10 /2009 22:12

Epave : nom féminin (ancien français espave, égaré, du latin expavidus, épouvanté)

- Tout objet mobilier perdu et dont le propriétaire reste inconnu.

- Objet abandonné à la mer et flottant au gré des flots ; débris sur le rivage.

- Carcasse de navire échoué sur une côte.

- Automobile accidentée ou trop usagée pour pouvoir être réparée et qui est destinée à la casse.

 

Une après-midi, Ramoucho et moi avons fait une petite ballade tous les deux. Quand cela nous arrive, nous essayons d’aller voir un peu plus loin ou ailleurs que d’habitude. Nous avons donc survolé les patates de coralligène, puis nous avons dépassé une roche isolée et en partie encroûtée et nous avons vu ces restes :

 

 

Une roue au bout d’un reste d’essieu, des amortisseurs éparpillés... Au bout, une partie d’un moteur ?

 

 

Sur un côté, une autre roue et d’autres pièces de métal. L’ensemble est étalé sur peut-être 20 ou 30 m2

Une image dans la contribution de Sandrine et Guillaume (voir la Contribution de Sandrine et Guillaume ) l’an dernier montrait les restes d’un véhicule à 4 roues. La météo de l’hiver dernier a été rude sur la côte et les fonds ont été remués. Ces objets sont sur 20 m.

 


Comment cet engin est-il arrivé jusque-là ? La falaise est bien loin. Quand ? Tombé d’un bateau ? Un coup des commandos de Collioure pendant l’un de leurs exercices ?

Si je reprends les définitions du mot « épave », peut-on considérer que ces restes en constituent une ? Ou doivent-ils être considérés comme des déchets ?

 

 

P.S. Plus loin, de très longs tuyaux de ciment gisent, propres de tout encroûtement, et le coralligène se réduit à de très petits et très espacés reliefs sur un fond sableux en pente très douce.

Par Homo palmus - Publié dans : plongée en Roussillon
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