Jeudi 2 octobre 2008 4 02 /10 /Oct /2008 02:13
Il y a l’avant saison, de la fin de l’hiver au début de l’été. Il y a l’arrière-saison, lorsque la rentrée a rappelé les plongeurs vacanciers à leurs obligations. Entre les deux, il y a la saison. C’est évidemment la période estivale qui concentre la plus grande partie de l’activité du club. Ce sont 2 mois rudes pour les moniteurs, sur le pont (pas que celui des épaves) presque tous les jours. Pendant que les vacanciers viennent découvrir la plongée, apprendre à plonger ou tout simplement plonger, les membres du club donnent sans relâche… Alors, quand sonne la fin de l’été, c’est l’occasion de décompresser d’un coup, un gros coup…
Ce soir-là, les copains plongeurs sont venus retrouver les copains du club. Devant la boutique, l’apéro s’est déroulé calmement.


De quoi parlent des plongeurs qui rencontrent des plongeurs ? Pas seulement de plongée ! Par exemple, Fabrice nous a fait profiter d’un très bon vieux cru local, dont il sait raconter la personnalité aromatique. Alex est très attentive.


Mais la plongée n’est jamais bien loin, en mots comme en images. Et la proue du Bananier s’invite sur la table…


Sandrine nous montre qu’elle a encore (!) pris du ventre ;-) et Francis se met à sa hauteur, sa grande taille lui faisant craindre d’être étêté sur la photo.


A noter qu’il a déjà le nez rouge. Et ce n’est que le début de la soirée…

La soirée étant bien avancée, même à l’horaire catalan, nous nous sommes dirigés vers une terrasse voisine où une grande table nous attendait pour une paella. Bien sûr, nous avons à nouveau trinqué à cette saison. Sandrine, très sage et prévoyante, est restée à l’eau plate.


Quelques carafes plus tard, c’est Ramoucho qui a attiré tous les regards. Personne n’ayant roulé sous la table, personne n’avait vu ses nouvelles chaussures à dorures sur fond blanc éclatant !


Ramoucho et les chaussures qui brillent, ça devient une légende sur le port.
Puis, quelques autres verres plus tard, les premiers fatigués s’en sont allés


Alex est repartie, accompagnée de Fabrice et Thomas.


Pour lever toute ambiguïté, je dirai que puisque Fabrice conduisait, Thomas… Non, Thomas dormait puisqu’il ne s’était pas remis de sa nuit blanche précédente dans une boîte bien connue où il avait encore chassé un gibier qui allait commencer à se raréfier avec la fin de saison. Quant à Alex, je vous montrerai bientôt qu’elle est capable de dormir n’importe où sans problème.
Dans le calme de cette nuit port-argelésienne, à l’heure où la digestion a commencé à faire son office, les discussions se sont faites à voix plus basses. C’est alors que Sylvain a ravivé la curiosité des plongeurs encore présents en parlant de ses retrouvailles avec Amandine… (voir Il était une fois… )


Il n’en dira pas plus.
Le duo de choc des PpO2max présents a alors tenté d’en savoir plus, mais en vain, sauf que c’était la fin de la 4è saison.


Quelques verres plus tard, le restaurant souhaitant vraiment fermer à cette heure très tardive, Il a été décidé de se déplacer vers le centre plage, histoire de voir s’il y avait encore là-bas une activité nocturne. C’est naturellement Sandrine qui a pris les commandes de la ‘Tarèsmobile. De toute façon, c’était ça ou y aller à pied et ça aurait alors pris beaucoup, beaucoup, beaucoup de temps à cause du chemin rectiligne le long de la plage, devenu soudainement très tortueux à ce moment de la soirée…


Rues désertes. L’allée des pins avait déjà baissé le rideau sur cette saison. Le groupe, très soudé en raison de mouvements telluriques menaçant l’équilibre à tout instant, errait, errait…


En réalité, un petit malin s’amusait à déplacer un lieu de vie nocturne pourtant bien connu de Sandrine et Sylvain. Ce soir-là, impossible de le retrouver. Ils avaient beau passer et repasser, disparu ! C’est vrai que c’était compliqué : trouver, dans les 2 rues du centre plage de cette petite ville, totalement inconnue de ses habitants, la seule enseigne ouverte à cette heure-là… Jusqu’à ce que Francis, encore avec son nez rouge, accoste 2 jeunes femmes. Toujours vigilant Francis !


Enfin dedans ! Ça allait tout de suite mieux. La musique était forte, la lumière n’était pas agressive et Sylvain et Francis ont tout de suite trouvé une carafe d’un mélange où il y avait notamment… Si je me souviens bien de ce premier mélange… Un produit à base de canne à sucre…


Je vous passe les détails des heures suivantes. Et puis il a bien fallu rentrer. Les locataires du quartier ont été au courant qu’Antarès rentrait se coucher après avoir fêté la fin de saison. Ils nous l’ont fait savoir. Même en vacances, très tôt le matin, le touriste est déjà stressé ! :p



C’était la fin de la saison 2008. Ça aussi, c’est fait !


Ne croyez pas que tout le monde est parti en vacances ! Non, non, c’est l’arrière-saison, celle avec de la visi sur les épaves… C’est pas encore terminé pour cette année !
Par Homo palmus - Publié dans : vie du club
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Jeudi 25 septembre 2008 4 25 /09 /Sep /2008 00:37
J’avais terminé en disant que je gardais pour la suite un groupe d’animaux que la plongée de nuit permet d’observer plus facilement que le jour. Dans notre région de Méditerranée, de toutes les rencontres avec ceux qui sont sciaphiles (préférant l’ombre), celles avec les crustacés sont immanquables la nuit. Ils sortent en grand nombre des cavités où ils se cachent le jour. En conséquence, s’il est facile de les voir, il est plus délicat de les photographier, surtout si l’on utilise une lampe au lieu d’un flash en raison des conditions : cela peut suffire à les faire fuir le temps d’une mise au point en macro…
Voici quelques habitants de nos cavités à très faible profondeur.

La petite cigale (Scyllarus arctus) se repère à la limite des halos des lampes aux reflets cuivrés de ses yeux.


Souvent, elles se regroupent sur les parois. Si l’éclairage du plongeur sème la panique, elles fuient par répulsion en saccades très rapides. L’approche doit donc être délicate et comme d’habitude, pas la peine de mettre 50W en plein dans les yeux de l’animal.

Les cavités se partagent. Par exemple, cette petite cigale côtoie de très près une timide petite araignée (Herbstia condyliata).


Bien sûr, je n’ai pas tenté d’attraper et de soulever l’animal pour savoir si c’était un mâle ou une femelle.

Certaines s’aventurent loin de leur abri en quête de nourriture. Les crevettes bouquet (Palaemon serratus) jouent de leur relative transparence et de leurs dessins pour passer inaperçu.

Evidemment, sur fond vert, le camouflage est moins performant.

La crevette nettoyeuse (Lysmata seticauda) est aussi visible le jour dans les trous où logent les congres et les murènes. Ces poissons se font nettoyer les crocs par ces petites crevettes rouges.


Pour les prendre en photo, il vaut mieux jouer l’effet de surprise au flash…

Pour voir la crevette cavernicole (Stenopus spinosus), il faudra souvent chercher dans les trous, même la nuit.


Elle a un corps jaune orange et de très longues antennes blanches. Elle maintient ses pattes terminées par des pinces en position écartée du corps, pointant vers l’avant.

Postée sur ses gardes à l’entrée de son abri, armée d’épines, les pattes poilues, la galathée (Galathea strigosa) pourrait sembler repoussante.


Pourtant, elle a de jolies couleurs vives et les yeux maquillés de bleu.


Elle aussi, comme pour tous les autres, approchez-là discrètement sans en avoir l’air, avec une faible lumière. Vous aurez tout le loisir d’apprécier ses motifs bleus sur le fond rouge de sa carapace.

Voilà donc quelques représentants des crustacés à la vie nocturne. Sachant où ils vivent, il suffit d’être observateur et discret pour tous les rencontrer dans quelques mètres de fond seulement.


Pour retrouver d’autres images prises en plongée de nuit :
La nuit tombe vite, ça tombe bien !
A l’heure où s’allument les lampes…
Le jeudi, c’est plongée de nuit !
6 juin : plongée de nuit
1ère plongée de nuit de la saison

Par Homo palmus - Publié dans : plongée de nuit
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Jeudi 18 septembre 2008 4 18 /09 /Sep /2008 23:57
L’été se termine. Les jours sont plus courts. La nuit tombe plus vite. Cette modification progressive mais inéluctable a deux conséquences : le départ pour la plongée de nuit peut se faire plus tôt dans la soirée, mais le temps entre l’apéro et le dessert se réduit comme peau de chagrin.


Nous voici donc très tôt dans la soirée entre Port Vendres et Collioure, dont les lumières au loin se reflètent sur la mer calme jusqu’à nous.


Sous nos palmes, ce sont d’autres lumières dans une autre nuit, celles de la première palanquée qui est descendue le long du mouillage. Ce soir encore, l’eau est claire.


Pour certains, comme ce crénilabre à 5 tâches et ce labre merle, il est l’heure de se caler dans un coin avec une algue pour matelas.


Alors que pour d’autres, c’est la pleine journée. Un cérianthe s’étire de tous ces tentacules.


Une étoile de mer semble faire un exercice de gymnastique. J’imagine entendre François me poser la question : ça fait des pompes une étoile de mer ? Mais non, François, elle se prépare peut-être à… Je t’expliquerai plus tard… :D


Cette petite rascasse rouge ne semble pas plus active que s’il faisait jour.


Mais la nuit qui tombe sur ce petit monde sonne aussi l’heure de faire ses courses d’alimentation et de passer à table…  Ce poulpe hors de son trou est-il seulement en train de prendre l’air (!) ?


Quant à ces petits qui tiendraient dans la paume de la main, ils n’ont pas du tout l’assurance de leurs grands aînés. Très craintifs, la nuit doit être pour eux un moment délicat à passer, entre prédateur et proie…


Certains ne se pressent pas pour sortir chasser.


D’autres, comme cette murène sous un surplomb, doivent avoir beaucoup plus faim ! Elle apprécie peu d’être sous les feux de la rampe… Pardon, nous ne voulions pas déranger.


Les gestes excités de mes deux compagnons, amplifiés par leurs lampes, devant cette belle murène entièrement visible, n’ont pas seulement soulevé des nuages de particules. Ils ont d’abord énervé le poisson qui leur a fait face toutes dents dehors. Après quelques instants pour calmer tout le monde, plongeurs et murène, j’ai laissé mes compagnons de palanquée à l’entrée de cette petite cavité et je m’y suis glissé pour suivre l’animal qui avait finalement décidé de partir par la sortie de secours.


Désolé pour le cadrage de l’image et de l’éclairage, la position était très inconfortable dans cet espace réduit et je me faisais l’effet d’un éléphant (de mer) dans un magasin de porcelaine…

J’ai volontairement laissé de côté un grand groupe d’animaux que la plongée de nuit permet d’observer plus facilement. Ça sera pour la prochaine fois…


Par Homo palmus - Publié dans : plongée de nuit
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Dimanche 14 septembre 2008 7 14 /09 /Sep /2008 17:51
Voici quelques images envoyées par Sandrine et Guillaume (link) suite à leur venue au club le mois dernier. Ils ont choisi le noir et blanc, ce qui est plutôt rare pour des photos sous-marines autres que les épaves.

Ambiance fantomatique d'une plongée à la Moulade...

Encore une photo d'ambiance prise à la Moulade

NDLR Sandrine survole la carcasse d'une 2 chevaux qui gît sur le coralligène bien loin du pied de la falaise. Depuis quand et comment est-elle arrivée là ?...

En rang serré, ils defilent devant nous....

Un joli Mérou a croisé ma route ce jour là

Ambiance, "épave" (avec modèle), poissons et faune fixée, la Moulade est un site qui se prête à tous les styles de photo.


Merci pour ces photos. Si d'autres ont envie de vous imiter, qu'ils ne se gènent pas pour partager leurs souvenirs subaquatiques en images.
Par Homo palmus - Publié dans : contribution
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Mercredi 10 septembre 2008 3 10 /09 /Sep /2008 00:19
C’est la fin de journée, l’instant où l’on se raconte les meilleurs moments, une chocolatine dans une main et une boisson gazeuse trop sucrée dans l’autre. Tout est calme sur le port. Soudain, un voisin surgit, le cheveu ébouriffé et le regard perdu de celui qui cherche de l’aide. « Il est tombé ! Il est perdu ! Aidez-moi ! » Non sans se faire prier un peu, Ramoucho accepte la périlleuse mission de sauvetage. Quand je dis qu’il s’est fait prier, c’est surtout qu’il a négocié l’équipement : dans ce genre de situation, la survie peut venir du matériel. C’est Thomas, le jeune padawan, qui a la responsabilité de faciliter la préparation du plongeur-sauveteur au regard décidé de celui qui sait que tout repose sur ses larges épaules.


En parlant de ses larges épaules, une saison au régime coca-sandwich-chocolatine-crêpe nutella-frites n’a pas arrangé la ligne jadis sportive de Ramoucho. Après tout, c’est la fin de saison, les hollandaises, les belges et même les étudiantes en histoire ont quitté Argelès. Donc quelle importance !?


Ramoucho et le jeune padawan se dirigent vers le théâtre des opérations. Ils reçoivent le soutien d’Enzo (connu dans le milieu sous le pseudo de « la poutre de Bamako »), grand maître jedi à l’immense expérience des plongées en eaux très profondes, très troubles et très riches en ferraille. Il vérifie lui-même la préparation effectuée par Thomas.


Mise à l’eau. Ramoucho, affiche un sourire confiant en se glissant dans cette eau sombre, grasse, toxique et peuplée de beaucoup trop de choses qui ne devraient pas s’y trouver. Les plombs en cartouchières autour de son torse aussi hyper développé que velu ne sont pas sans rappeler ces temps héroïques où la plongée était une activité réservée aux hommes, aux vrais…


Petit à petit, la foule se rassemble sur le bord. Sentant venir l’événement comme les mouches sentant… Mauvais exemple… Comme les escargots sentant la pluie d’orage, elle garde le silence.


Et c’est l’immersion, cet instant précis où le visage entre en contact avec cette eau fangeuse et où Ramoucho commence à prier Poséidon de ne pas lui coller des pustules plein les lèvres parce que c’est bientôt la rentrée et qu’il ne connaît pas encore assez intimement toutes les filles de sa promo pour qu’elles ne s’arrêtent pas à ce détail purulent, voire contagieux.


Les secondes s’écoulent comme des heures, aussi visqueuses que le corail mou du jeune plongeur émergeant de sa première immersion, un large sourire aux lèvres par ailleurs engluées… De temps en temps, quelques grosses bulles éclatent à la surface, nous projetant des relents pestilentiels. Mais nous sommes rassurés, Ramoucho étant en étanche, ce ne sont pas ses gaz… Ou alors… ??? Enfin, il fait surface, le trophée de chasse à la main, sous les hourras de la foule en délire.


Tout ça pour un portable, me direz-vous ? Non, pour la puce qu’il contient. Le propriétaire a rapidement disparu après l’avoir récupérée. Qui sait tout ce qu’elle peut contenir…? Peu importe, encore une mission réussie pour Ramoucho qui déclame alors la désormais célèbre formule : « ça, c’est fait ! »
Mais on ne plonge pas comme cela dans ces eaux. Une vigoureuse décontamination s’impose avant de pouvoir regagner le club. Enzo et Fabrice, ayant paraît-il suivi des cours à la télé sur les techniques de nettoyage au jet de personnes en milieu hostile (ce genre d’endroit où il y a des murs très hauts et des barreaux aux fenêtres), se mettent à l’ouvrage avec zèle.



Aux dernières nouvelles, Ramoucho se porte bien, il ne présente pas de séquelles… Visibles…
Par Homo palmus - Publié dans : vie du club
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