Lundi 27 octobre 2008 1 27 /10 /Oct /2008 12:09
Nous sommes au-dessus de la plaie béante. Le bateau a sombré d’un seul tenant, malgré l’énorme brèche provoquée par l’explosion. Aujourd’hui, il ne sera pas nécessaire de chercher le filin tendu entre le côté tribord avant du château et le pont avant, l’épave se dévoile progressivement devant nous. C’est une bonne occasion d’enregistrer visuellement des parties que nous ne voyons habituellement que par fragments.
Il me semble que la paroi qui faisait face à la cale avant est tombée d’un étage et s’est posée contre cette cale.


Côté tribord, l’échelle permettant la descente sur le pont avant gît couchée proche des bittes d’amarrage. Le filin, utile par visi très réduite, y conduit.


A l’intérieur de cette cale, l’échelle pour y descendre est toujours bien fixée, elle. Nous n’irons pas remuer la vase au fond.


Devant nous, une palanquée a pris la direction de la proue.


Nous la suivons, longeant ainsi les cales dont il ne subsiste de la couverture que des poutrelles métalliques.


A mi-chemin de la proue, les restes d’un mât de charge abattu et des manches à air brisent le rythme des poutrelles. De part et d’autre sont figés de gros treuils pareils à ceux du pont arrière. Un filet recouvre l’ensemble comme une grande moustiquaire dont ne semblent pas s’inquiéter les nombreux anthias.


Plus loin, toujours côté bâbord, se trouve la seule des mitrailleuses du Saumur encore dressée sur sa tourelle.


Grâce aux bons soins des plongeurs, elle tourne encore sur son axe.


Encore quelques mètres plus en avant et nous sommes à la proue. Les chaînes maintiennent encore les ancres à poste dans les écubiers. Elles sont inutiles, depuis 64 ans le Saumur a définitivement mouillé. Là où s’est arrêtée sa vie de navire a commencé une histoire d’épave.



Après des dizaines d’immersions sur le Saumur, une promenade comme celle-ci apporte une autre vision de ce terrain d’aventure dont on n’a finalement jamais totalement fait le tour, bien que le périmètre soit limité (99 m de long quand même). Etrange sensation de découvrir encore des parties de cet espace de jeu où l’on pourrait pourtant déambuler avec ses collègues de palanquée à la manière d’un guide touristique. « A votre droite la baignoire, devant vous un bossoir écroulé, à votre gauche les restes de la balustrade surplombant le pont arrière et si vous vous retournez, vous apercevrez le seul bossoir encore en place. Nous allons à présent descendre dans la salle des machines. Restez groupés. Le ménage n’a pas été fait depuis le naufrage, attention à la tête et aux robinetteries… »

Il me suffit de fermer les yeux…

Feels like home
I should have known
From my first breath…

Par Homo palmus - Publié dans : épave
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires
Samedi 25 octobre 2008 6 25 /10 /Oct /2008 02:02
Je ne connais presque rien des mangas, ni des films d’animation de ce style graphique. Mais du peu que j’en ai vu, je garde de bons souvenirs, comme cette porte qui s’ouvre sur des lieux différents selon la couleur choisie sur un cadran. Je trouve là une similitude avec les plongées. Jusqu’au moment de l’immersion, quel que soit le site, le bateau est toujours au-dessus de la même eau. S’immerger revient à ouvrir la porte après avoir choisi la couleur sur un cadran à peut-être 25 couleurs. Mais il y a pour moi une différence majeure avec cette scène répétée du film d’animation. Dans le cas de la plongée, je n’ai pas le sentiment de sortir de chez moi, non, c’est plutôt l’inverse, une seule porte d’entrée pour peut-être 25 chez-moi… Et tout comme dans mon logement de terrien, le ménage et l’ordre ne sont pas toujours bien faits…

J’avais dit la dernière fois que la visi n’était pas toujours réduite. Voici un exemple sur le Saumur. Ce matin-là, nous avions délaissé l’Alice Robert. Il faut bien changer de temps en temps, tourner le pointeur du cadran sur une autre couleur, un autre bleu-vert, parfois très vert, cette fois plus bleu. Pourtant, j’ai cédé à l’envie du noir et blanc.

Nous commençons la visite de ce monument historique par l’arrière. Nous passons ce qui me fait penser à un Torii, un portique de lieu sacré. Les 3 piliers assemblés, restes en réalité de 2 manches à air et d’un mât de charge, ne ressemblent pas vraiment à cet emblème architectural du shintoïsme, mais pourtant j’y pense.


Juste à côté, en travers du pont, les gros treuils entre les cales. Une autre palanquée, côté bâbord, suit le pont dans la même direction que nous.


Parmi les débris sur le pont côté tribord, un congre a élu domicile dans une sorte de gros cache-pot troué. Je m’arrête et le regarde. Je ne le sens pas tranquille, mais pas énervé pour autant. Je prends une photo et le temps de changer les réglages de mon appareil, il sort et me passe devant, trop près ! Pousse-toi le congre, tu vas être flou ! Tant pis pour les essais de réglages, puisqu’il nage, je le suis le long de la coque.


Mais il descend… Et je ne peux pas laisser seul mon binôme qui n’a pas le droit de dépasser les 40 m… La poursuite tourne donc court. Dommage.
Au bout de la cale arrière, le château. Cette fois, nous n’entrerons pas dans les niveaux inférieurs. Prenons l’échelle, façon de parler.



Un passage par la salle de bain, avec la baignoire toujours aussi mal entretenue, et nous sommes à côté du bossoir encore dressé à l’angle arrière tribord.


En longeant la coursive tribord, on se rend compte que la structure métallique est tordue, tirée vers l’extérieur. Or, c’est précisément là qu’est fixé le bout de balisage du Saumur depuis des années. Y a t-il un lien ? Les tractions des bateaux amarrés seront-elles la cause du démantèlement du château de cette épave ?


Un peu plus loin, quelques pans de cloisons tiennent encore, mais je pense qu’il ne faudrait pas trop s’y appuyer… Quant aux carreaux, ils sont définitivement propres.


En prenant un peu de hauteur du côté bâbord, on découvre le trou béant laissé par la disparition de la cheminée, et à travers lui une ouverture sur la coursive tribord.


Autres trous, ceux du plafond de la cuisine. Je remarque que le dessin des cercles de fonte des fourneaux  semble avoir un  peu changé depuis mon dernier passage dans cette pièce (voir Visite du Saumur (suite) ).


Enfin, nous arrivons au bord du château, à la cassure provoquée par la torpille. Le bateau a été éventré au ras de l’avant du château, comme l’Astrée d’ailleurs. Le pan de tôle qui se trouvait là est à présent en partie appuyé contre la cale avant.


Mais j’anticipe, nous verrons cela la prochaine fois. Il nous reste encore pas mal d’air…
Par Homo palmus - Publié dans : épave
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires
Vendredi 17 octobre 2008 5 17 /10 /Oct /2008 00:09
Il est 8h30. Les plongeurs embarquent avec leur matériel. Il est temps de partir pour l’épave du matin.


Une vingtaine de minutes plus tard, nous sommes amarrés à la bouée de l’Astrée. La mer est calme et il n’y a presque pas de courant. La descente commence dans une eau bleue très peu chargée. A 28 m, nous passons la thermocline et perdons 7°C en un instant : il fait 14°C en dessous. Nous perdons aussi la visi. Le château n’est que quelques mètres plus bas, mais même à hauteur du bossoir nous ne le voyons pas. Enfin, dans le halo du phare, la tôle.
Le N2 que j’emmène ne me lâche pas d’une palme, sinon je ne vois plus de lui que l’éclat de son phare alors qu’il est juste là.


Nous entamons le tour des coursives, de l’extérieur puis de l’intérieur. Lorsque l’on regarde vers le plafond, les rayons du soleil pénètrent malgré tout jusqu’à nous, mais trop faiblement pour éclairer l’intérieur du château pourtant très ajouré.


Lorsque je regarde vers l’intérieur, mon phare ne dévoile que les nuées d’anthias, habitants des lieux, qui croisent le faisceau.


L’épaisseur de l’obscurité dès l’entrée de la salle des machines n’incite pas vraiment à s’y engager. Il y traîne des choses, n’allons pas nous y accrocher…


Un petit tour sur le dessus du château. Le tuyau au bout des claires-voies n’abrite plus le congre que j’y ai vu la fois précédente.


A côté d’un hublot très encroûté, une petite rascasse ne semble pas perturbée par nos phares.


Nous retournons au bout. Nous ne sommes pas descendus profond ni restés longtemps : le palier ne sera que de 7 minutes. La lente remontée commence et le passage à la couche d’eau chaude et claire est agréable. De retour à la surface, il fait beau. Le ciel est bleu. La mer est toujours calme. C’est l’été…


Il y a aussi des jours comme ça, des jours où l’on pourrait être assez déçu pour se demander ce que l’on fait là dans cette purée de pois où il fait plus sombre que noir, plus froid qu’en haut. Pourtant, j’ai pris plaisir à déambuler. Peut-être est-ce parce que je connais relativement l’épave pour me lancer dans sa visite à tâtons ? Plus sûrement, j’avais envie de descendre. Pourquoi le nier ? J’avais envie de trouver une ambiance que je n’avais pas vue depuis quelques semaines, envie de varier l’immersion, de changer de plongée. Il fait froid. La visi est très réduite. On ajoute d’autres risques à l’explo classique sur 20 m par temps clair. On se charge un peu en azote et donc on fait un peu de palier. Et pourtant… Pourtant… Pourtant je me suis fait plaisir…
Cette situation n’est pas propre à l’Astrée. Les autres épaves proches sont également souvent prises dans une soupe épaisse dans laquelle on pénètre brutalement, laissant au-dessus de nos têtes le bleu lumineux. Parfois cette limite est trop haute de quelques mètres seulement : vision étrange du mât de l’Alice Robert planté dans la touille…



Mais ce n’est pas toujours comme ça… Oh non ! Loin de là !...

A bientôt… :D

Par Homo palmus - Publié dans : épave
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Mercredi 15 octobre 2008 3 15 /10 /Oct /2008 22:22
L’histoire aurait dû commencer par un apéro pour fêter un niveau, une boîte de pains d’épices, une plongée de nuit et des visiteurs du grand nord-est qui reviennent au club chaque année. Mais voilà, le niveau n’était pas terminé, la plongée de nuit a été annulée à cause d’une météo capricieuse, mais les visiteurs étaient bien là. Parmi eux, un honorable moniteur et son apprenti moniteur (voir  Carte postale d’Argelès-sur-mer : Bande de moules !   et P.S. l’azote, ça fatigue) et 2 candidates très motivées pour le N2. Afin de préserver l’intimité de ces dernières, et surtout pour éviter de les confondre, nous les appellerons Clip noir et Clip rose, selon la couleur de l’attache de leurs flexibles.


Que peut-il se passer dans la tête de jumelles plongeuses inséparables ? Ont-elles les mêmes pensées, les mêmes réflexions, les mêmes envies, les mêmes souvenirs ? J’ai voulu savoir. Je les ai donc soumises à un petit questionnaire.

1- Quel est votre plus beau souvenir de plongée ?
Clip rose : J’hésite un peu faut avouer… La découverte d’un hippocampe l’année dernière à la Moulade pour ma deuxième plongée en mer en tant que vraie plongeuse. Le jour de mon deuxième baptême à Antarès, Carlos nous avait emmenés à la réserve, il m’a conduit tout le long de la plongée et au bout de quelques minutes, il s’est arrêté et nous avons regardé dans le bleu… Des poissons de toutes les couleurs, dans tous les sens, bref, un rêve pour une deuxième immersion…
Clip noir : C’est difficile ! Tout était bien ! Heu, on a vu une murène très jolie, avec Fabrice le premier jour, je crois. On voyait bien son corps, et ses couleurs, c’était la première fois que je voyais aussi bien une murène.


2- Aviez-vous des envies particulières concernant les plongées ? Certaines ont-elles été réalisées ?
Clip rose : Cette année, je voulais voir ce que je n’avais pas vu l’année dernière, les tout petits nudibranches, les mérous, et tous les trucs que j’avais ratés… Je voulais aussi retourner à la réserve, c’est vrai qu’on y voit quand même plus de poissons. En plus ce jour-là, il faisait chaud (peut être même un peu trop) et la visi était géniale… Pour moi une des meilleures plongée de l’année, s’il n’y avait pas eu ce petit couac à la fin… (n’est-ce pas Fabrice… Je m’excuse encore une fois d’avoir écourté la plongée…)
Clip noir : Oui, je voulais voir des poissons et des petites bêtes ! J’avoue que tes articles sur les nudibranches avaient un peu aiguisé ma curiosité : à part les flabellines, je ne me souvenais pas en avoir vu. Et oui, ces envies ont été réalisées. Par contre, on n’a toujours pas vu de mérous !

3- Qu’est-ce qui vous apporte le plus de plaisir durant une plongée ?

Clip rose : J’aime apprendre des choses nouvelles à chaque fois, voir des nouvelles espèces et apprendre à les connaître… J’aime trouver des choses. Les meilleurs moments c’est quand on arrive sur du coralligène et qu’on passe d’un trou à l’autre pour trouver on ne sait pas trop quoi, on finit toujours pas trouver quelque chose, même si on ne sait pas toujours ce que c’est…
Clip noir : D’abord la sensation : celle de voler et aussi de découvrir ce qu’il y a sous l’eau. En fait c’est parce que je suis super curieuse que j’ai commencé la plongée (comme je n’ai jamais été très douée en apnée…).


4- Classez par ordre de priorité décroissant ce qui vous donne le plus de plaisir en plongée : faune – paysage sous-marin – être dans l’eau – plonger vous 2 ensemble – le bruit des bulles
Clip rose :
être dans l’eau (parce que dans l’eau mais sans le bloc et sans rien à voir,  c’est pas top), plonger nous 2 ensemble (on n’a jamais testé séparées), le bruit des bulles, faune, paysage sous-marin.
Clip noir : être dans l’eau, les paysages, la faune, plonger avec Sabrina et enfin le bruit des bulles.

5- Quel(s) souvenir(s) souhaiteriez-vous garder de ce séjour plongée :
    - sous l’eau :
Clip rose :
les explications de Laurent sous l’eau qui essaie de nous expliquer des choses, qu’on croit comprendre, et une fois à la surface, on se rend compte qu’on a compris tout de travers… La découverte de la première thuridille, je ne pensais pas que c’était aussi petit et aussi beau.
Clip noir : la découverte de nudibranches plus petits que mon petit doigt (je ne pensais pas qu’on pourrait les trouver). Et aussi les castagnoles qui sortaient de partout à notre dernière plongée, on aurait dit qu’il y en avait vraiment dans chaque trou !
    - au club :
Clip rose :
Les explications sur les espèces marines au club, derrière le comptoir, sur la petite table avec pleins de bouquins. Explications tellement longues et intéressantes qu’on s’est fait virés par Fabrice qui voulait faire un cours théorique pour les futurs N2. Une discussion un peu prolongée sur les expériences de plongée avec Laurent, Ramoucho, Thomas et Fabrice qui passait de temps en temps, le jour où il y avait beaucoup de vent et que Laurent ne devait normalement pas être là… Le moment de partir, le dimanche soir… On n’arrivait pas à décoller…
Clip noir : tes explications de ce qu’on a croisé sous l’eau, et surtout ton regard parfois perdu devant certaines phrases de Sabrina. Et puis la rencontre avec Patrice Strazzera, même si nous n’avons pas vraiment discuté avec lui, il a l’air très simple et sympathique, même s’il a publié de nombreux livres.


6- Quels animaux marins souhaiteriez-vous rencontrer lors de vos futures plongées ?
Clip rose : J’ai comme rêve de plonger avec des dauphins… Je voudrais aussi rencontrer un poisson lune et une raie…
Clip noir : Des dauphins ! Mais là je ne me fais pas d’illusion : à Argelès il y a peu de chances, et encore moins dans la gravière de Lingolsheim ! De manière plus réaliste, j’aime toujours les murènes et les congres, si je pouvais en croiser autrement que cachés au fond de leur trou, ce serait super. Rendez-vous l’an prochain !

7- Quelle est votre vision du club ?
Clip rose : Ma vision du club se serait plutôt comme une grande famille ou un groupe de copains de toujours. D’habitude on dit que dans les « structures commerciales », comme il faut dire, les gens font leur boulot et basta, mais là, on dirait presque un club associatif, tout le monde connaît tout le monde, on finit par tisser des liens d’amitié et on est toujours sûr de retrouver la même bonne ambiance tous les ans…
Clip noir : Je dirais un club sympa, où on ne fait pas que venir et « consommer » ses plongées. Je pense que le moment d’échange au retour de la plongée quand on remplit les carnets n’est peut-être pas aussi sympathique partout, mais je peux me tromper puisque à part un baptême il y a 3 ans au Barcarès, je n’ai jamais fréquenté d’autre club du côté de la Méditerranée. Ah, j’oubliais, ça m’a l’air d’un club sérieux.


Finalement, elles ne se ressemblent pas tant que ça les jumelles !
C’était un clin d’œil particulier en forme de dédicace spéciale félicitations à toutes les deux pour l’obtention, bien plus tardivement dans l’année que prévu, de leur N2.
Pour d’autres éléments sur la double vie terrestre et subaquatique de ces palmipèdes, vous pouvez regarder là : link
Par Homo palmus - Publié dans : vie du club
Ecrire un commentaire - Voir les 23 commentaires
Jeudi 9 octobre 2008 4 09 /10 /Oct /2008 00:22
Fin de saison. C’est très calme ce dimanche après midi. Il n’y a que quelques volontaires pour une petite immersion sous un beau soleil. Pas trop de monde, pas de débutant… Et si on allait voir là où on ne va que trop rarement ? C’est un peu le problème des sites qui ne sont pas forcément accessibles à tous les niveaux : on peut rarement y aller. Cette fois, c’est l’occasion.
Le mouillage est jeté. Je descends pour estimer la qualité de la visi au fond. L’eau est laiteuse, mais la visi n’est pas mauvaise. C’est bon, on va rester là. Quelques minutes plus tard, je redescends avec ma palanquée. Petite promenade sur le coralligène sur 25 m, puis nous remontons le long de la roche. Un peu plus loin, nous retrouvons les autres plongeurs qui se sont immobilisés sur une arête rocheuse. Que se passe t-il ? Devant nous défilent des mérous…


Une crête, puis une autre, puis la troisième, c’est partout le même spectacle. Les mérous semblent exécuter un ballet devant nos masques. Ils vont et viennent, se chassent, s’écartent puis reviennent. Il y a des règles dans ce groupe. Il y a de l’ordre dans ces déplacements apparemment erratiques.



Il semble que nous attirons leur curiosité. Nous n’étions pas attendus et certains habitants viennent nous voir, s’approchent puis virent brusquement, repartent puis reviennent etc.


Poussez-vous les castagnoles !


Il y en a de toutes les tailles. Les plus jeunes semblent regroupés sur la 3è crête rocheuse. Les plus gros sont autour des 2 autres crêtes. C’est là que nous croisons un grand mâle dans sa livrée de reproducteur. Serions-nous en train d’assister à un ballet prénuptial ? La saison est pourtant bien avancée.


Personne ne bouge. Pendant de longues minutes, nous restons tous là à regarder le spectacle…



J’en ai compté 14. Bien sûr, il est difficile de ne pas les confondre. Mais le nombre importe peu. C’est l’observation de ce moment de vie de ces animaux emblématiques de nos eaux qui a fait de cette immersion un moment rare et inoubliable.

Par Homo palmus - Publié dans : plongée en Roussillon
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires

Présentation

Syndication

  • Flux RSS des articles

Recherche

Images Aléatoires

  • bananier 30809 mat

Carte des sites

Recommander

Derniers Commentaire

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés